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HISTOIRE GENERALE
Bismarck, bien que conservateur au fond de l’âme,s’appuya d’abord sur le parti national’ibéral. Il eut sur-tout besoin de son aide dans la lutte contre l'églisecatholique (Kulturkampf).
Le dogme de l’infaillibilité du pape avait rencontréen Allemagne une vive résistance; une communauté devieux catholiques se fonda alors, sans toutefois recruterun grand nombre d’adhérents. Mais, bien loin de se lais-ser abattre, le catholicisme romain n’en devint queplus intransigeant. Dès l’ouverture du premier Reichs-tag, il avait constitué, au sein de celui-ci, le centre ',parti d’opposition très actif.
Bismarck essaya de briser cette résistance : la Dièteprononça l’expulsion des Jésuites, et le Landtag prus-sien vota les lois de mai (1875-75), qui soumettaientl’instruction des prêtres et leur nomination au contrôlede l’Etat. Ges mesures, complétées par l’introductiondu mariage civil et de l’état-civil dans tout i'Eriipire,provoquèrent une levée de boucliers. Le clergé catholi-que protesta; plusieurs évêques prussiens perdirentleurs charges, et un millier de cures environ restèrentsans prêtres. Bismarck rencontra là un obstacle inat-tendu à sa toute-puissance.
Cependant, à la mort de Pie IX (1878), une détentes’opéra. Son successeur, Léon XIII, se montra disposéà quelques concessions. Bismarck, de son côté, avaitbesoin de l’appui du centre catholique. Les lois de maifurent adoucies. Le clergé se réconcilia; l’Etat con-serva cependant la surveillance des écoles, le contrôledes nnninations et surtout l’organisation du mariage,civil.
LL!.'.pire devient protectionniste. — L’Empire alle-mand, au début, avait été libre-échangiste. Mais unecrise industrielle et financière très grave, survenue en1873, amena peu à peu, en Allemagne comme chez laplupart des Etats européens, une modification dans les
* Son leader était Windthorst, ancien miristre du Hanovre.