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Histoire moderne et histoire contemporaine / Paul Maillefer
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HISTOIRE CONTEMPORAIN E

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paient, une taxe (1889). Enfin les communes ruraleseurent aussi leurs conseils municipaux élus, nommésconseils de paroisse. La surveillance générale en estconfiée au ministère des affaires locales. Ainsi ladmi-nistration locale est à la fois démocratique et trèsautonome.

Réformes sociales. Le gouvernement a voué égale-ment sa sollicitude à la solution des questions sociales.Le prolétariat anglais est à la fois agricole et industriel.Les terres appartiennent à de très grands propriétaires ;elles sont cultivées par de petits fermiers ou par desouvriers de campagne dont la situation est assez médio-cre. LEtat a édicté des lois destinées à favoriser la créa-tion dune classe de paysans propriétaires. Ces conces-sions nont naturellement pas satisfait les socialistesavancés, qui réclament la nationalisation du sol.

Une théorie longtemps en vigueur dans le Royaume-Uni est que le salaire de louvrier doit se régler par lejeu naturel de loffre et de la demande, sans que lespouvoirs publics aient à intervenir f . Aussi les travail-leurs ont-ils tout dabord songé à sauvegarder eux-mêmes leurs intérêts en créant les trade-unions ou syn-dicats ouvriers. Ces associations, purement profession-nelles à lorigine, commencèrent, dès 1867, à réclamerlintervention de lEtat dans la protection ouvrière.Elles réussirent à faire abolir certaines lois trop sévères,à en obtenir dautres relatives à lemploi des femmes etdes enfants dans les fabriques. Les trade-unions, tou-jours plus nombreuses, constituent aujourdhui uneorganisation puissante et tiennent chaque année descongrès fréquentés. En 1875, deux socialistes furentélus à la Chambre des communes. En 1905, un députéouvrier est devenu ministre.

' Ecole de Manchester, dont le mot dordre était: «Laissez faire,laissez passer». Louvrier lui-même disait: «Moins louvrier aaffaire à la loi, mieux cela vaut pour lui. »