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HISTOIRE GÉNÉRALE
pour cause d’âge. — La création d'asiles, de refuges,d’hôpitaux honore la philanthropie du XIX me siècle.
Ailleurs ce sont des associations particulières quipourvoient à ces services, les unes d’une façon tout àfait indépendante, les autres avec le secours des pou-voirs publics. Le principe de la mutualité gagne chaquejour du terrain : les sociétés de secours mutuels, les socié-tés de crédit mutuel, les sociétés coopératives de consom-mation ont réalisé pratiquement l’amélioration du sortdes ouvriers.
Les lois sur les fabriques protègent le travailleur,obligent le patron à prendre des mesures utiles à sesemployés, empêchent l’exploitation abusive de la femmeet de l’enfant.
Pour faciliter l’existence des prolétaires, les patrons,les sociétés philanthropiques, quelquefois aussi les auto-rités locales ou régionales ont créé des cités ouvrières,fournissant aux travailleurs des habitations salubres età bon marché, dont ils deviennent propriétaires avec letemps.
Certains patrons ont aussi mis en pratique quelques-uns des principes de Karl Marx en distribuant à leursouvriers tout ou partie du gain réalisé par leur indus-trie. Cette participation aux bénéfices associe l’ouvrierà la fabrique, encourage ses efforts, et l’intéresse à laprospérité de l’entreprise.
Enfin les ouvriers s’associent quelquefois entre euxet organisent des sociétés coopératives de production. Ilsse passent alors de patron : la société leur en tient lieu.Les organes dirigeant celle-ci n’ont aucun privilège.*Le bénéfice se répartit entre tous les sociétaires. Lesentreprises de ce genre ont donné des résultats divers.Les unes ont piteusement échoué. Les autres sont extrê-mement prospères.
§ 212. L’agriculture, l’industrie, le commerce. — L’ap-plication des sciences à l’agriculture a fait sortir celle-ci