donné, ce sentiment, pour faire no.tre bonheur, pour nous ramenerquelquefois à cet état de félicité danslequel nous avions été formés. Jecrois, mon cher Alfred, qu’il sortit^avec l’espérance, de la boîte fatale,pour être le contre-poison de tout cequ’eîle renfermoit, Par lui les mor-tels les moins heureux en apparence,goûtent des plaisirs que la fortune nedonne pas, & qu’elle ne peut ôter.Ces plaisirs leur font supporter laprivation des autres biens. Par luion oublie insensiblement tout ce quin’est pas lui ; & c’est lui qui me ra-mené à vous parler de vous, à neplus me souvenir que de vous. Jevoudrois être à la moitié du tems queje dois passer fans vous voir ; il mesemble qu’ators chaque jour nousrapprocheroit davantage. Quand onect àla moitié du chemin qu’on doit
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