4»4 CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
vallées latérales (x). Mais ne nous arrêtons pas à ces faitsparticuliers et portons nos regards sur l’ensemble de lavégétation.
En luisant exception des Lichens qui bravent tous lesclimats, nous remarquerons qu’un bien plus grand nombred espèces ont été douées des qualités nécessaires pour sup-porter une température élevée, que pour supporter unfroid rigoureux. La progression est sensible si l’on s’a-vance des régions polaires vers les contrées équinoxiales.Les Botanistes estiment qu’au Spitzberg, vers le 8 o° delatitude boréale, il y a 3o espèces environ; qu’en Lapo nie , sous le 70 °, il y en a 534 j qu’en Islande , sous le65°, il y en a 553; ils en comptent i,3oo dans la Suède ,qui s’étend depuis les terres méridionales de la Laponie jusqu’au 55°; 2,000 dans la marche de Brandebourg,entre le 5? et le 54°; 2,800 en Piémont, entre le 43 etle 46°; 4i°oo à-peu-près à la Jamaïque , entre le 17 etle ig° ; plus de 5 ,000 à Madagascar , situé sous le tropi-que du Capricorne, entre le 1 3° et le 24 °- Mais ces éva-luations sont loin de donner une idée juste de la quantitédes espèces des pays chauds, comparées à celles des paysfroids ou tempérés. Pour arriver à des nombres certains,il faudrait savoir combien d’espèces couvrent la surfacedu globe; combien habitent la même étendue de terre,sous les mêmes longitudes et à des latitudes différentes ;combien sont communes à plusieurs pays à-la-fois; com-bien appartiennent exclusivement à certaines contrées.Sans doute il s’écoulera plusieurs siècles avant que lesBotanistes soient en état de répondre à ces questions,
L’aspect de la végétation d’un pays ne dépend pas uni-
( 1 ) Consultez sur tous ces faits, le beau Mémoire de M. Ramond,imprimé dans les Annales du Muséum d’Histoire Naturelle, tome 4,page 497- Le Ramonda Pjrcnaica est le Verbascum myconi de Linné.