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quement de la quantité des espèces qui y croissent ; ildépend aussi des caractères plus ou moins remarquablesque présentent ces espèces. La plupart des caractèressont fixes ; ils viennent, comme je l’ai indiqué tout-à-l’heure, de l’organisation primitive, et non de l’iniluencedu climat. Quant à la nécessité de coexistence entre tellesformes végétales et telles formes animales dans un climatdonné; nécessité occulte dont quelques écrivains ingé-nieux ont cherché la preuve dans les harmonies et lescontrastes qui naissent toujours du rapprochement deplusieurs êtres différens , nous ne prétendons pas la nier,mais la saine logique nous défend de l’admettre commeun point de doctrine, puisque la subordination et l’en-chaînement des phénomènes nous sont inconnus. Obser-vateurs scrupuleux, abandonnons à l’imagination vive etbrillante des poètes , l’entreprise hazardeuse d’expliquerles desseins du Créateur, et bornons-nous modestementà décrire ses ouyrages.
La végétation des pays situés entre les tropiques, aun air de vigueur et de majesté qui frappe d’admirationle voyageur européen. Le nombre des espèces ligneuses,comparé à celui des espèces herbacées, est beaucoupplus considérable vers l’équateur qu’en Europe , et cettedifférence est à l’avantage des terres équinoxiales, carce sont les arbres sur-tout qui donnent un caractère degrandeur à la végétation. Les arbres dicotylédons destropiques se distinguent souvent par l’élévation et laerosseur de leur tronc, la richesse et la variété de leurfeuillage, les couleurs brillantes et tranchées de leursfleurs. Ils contrastent, par leur port irrégulier, avec lesmonocotylédons arboreseens de la famille des Palmiers,qui ont en général les formes simples et tranquilles de.nos colonnes, dont elles sont les premiers modèles. C’estaussi vers l’équateur que se trouvent ces lianes robustes