SUR LA VÉGÉTATION. 4^7
mètres de hauteur. Les Bambous, les Panicum , lesCannes à sucre de l’Asie , de l’Afrique et de l’Amérique ,atteignent quelquefois de huit à neuf mètres. Il existe ,dit-on, aux grandes Indes, de vieux Bambous, vraisarbres, dont le chaume est si épais, qu’un tronçon,coupé dans sa longueur, peut former deux pirogues.Les herbes monocotylédones des tropiques, telles queles Liliacées , l’emportent de beaucoup sur les nôtres,par la beauté de leurs fleurs.
Les Bruyères des pays septentrionaux de l’Europe sontdes arbrisseaux bas, à tiges très-faibles, à fleurs très-petites ; celles des côtes de la Méditerranée ont égalementdes fleurs petites , mais leurs tiges se fortifient et s’élè-vent; celles du Cap charment les yeux par la forme,l’éclat et la grandeur de leur corolle.
Les Géranium d’Europe n’approchent pas de ceuxd’Afrique par la hauteur des tiges et la beauté des fleurs.
Toutes nos plantes Malvacées sont des herbes ; lesMalvacées des pays chauds sont des arbrisseaux ou desarbres. Cette famille, si peu remarquable dans nos cli-mats , se place au premier rang dans les contrées équi-noxiales. Elle compte parmi ses espèces, le Baobab et leCeïba, qui sont les colosses du Règne végétal, et ce belarbre du Mexique , que l’on désigne sous le nom d 'Arbreà la main, parce que ses étamines écartées et crochuesimitent assez bien une griffe à cinq doigts.
La famille des Légumineuses fournit à l’Europe beau-coup d’espèces herbacées, quelques arbrisseaux, et unseul arbre de moyenne grandeur; les feuilles de cesplantes sont composées d’un petit nombre de folioles.Cette même famille fournit aux climats chauds de l’Asie ,de l’Afrique et de l’Amérique , une multitude de grandsarbres dont les feuilles délicates, divisées et subdivisées