4aB CONSIDÉK AXIONS GENERALES
en une quantité innombrable de folioles , se balancent
au gré des vents, comme des plumes légères.
Les Aroïdes d’Europe parviennent, au plus, à unmètre de hauteur; celles du Mexique , du Brésil , et duPérou , tantôt s’élèvent comme des Bananiers , et enprennent le port; tantôt s’allongent en lianes flexibles,et montent au sommet des arbres.
On observe des différences non moins, prononcéesdans la famille des Orchidées. Les espèces européennessont très-basses; leurs fleurs , dont la structure singulièreest aussi curieuse pour le Botaniste que celle des espècesexotiques, sont trop petites pour attirer l’attention despersonnes étrangères à l’étude des plantes ; mais il en esttout autrement des Orchidées de la zone torride ; laplupart se font admirer par la grandeur et l’éclat de leurspériantlies; et quelques-unes, telles que la Vanille,laissent pendre de la cime des aj’bres, leurs tiges cou-vertes de feuilles d’un vert luisant, et leurs superbes gi-vandolles de fleurs.
Les Apocinées , les Borraginées, les Convolvulacées ,et beaucoup d’autres familles, fournissent matière à desemblables contrastes. Le Naturaliste européen, que sonavide curiosité conduit sous l’équateur, contemple avecravissement la végétation de ces fertiles contrées, qui luioffrent à chaque pas des formes connues, enrichies parle luxe d’une Nature plus puissante et plus libérale.
Il est certaines beautés d’une terre agreste et sauvage,que la civilisation fait disparaître. Le sol européen neproduit aujourd’hui en profusion que les espèces quel’homme lui demande. Les végétaux domestiques, favo-risés par le cultivateur, ont envahi les campagnes; àpeine reste-t-il de place pour les espèces que nous necroyons pas» utiles à nos besoins. Les antiques forêts desGaules et de la Germanie ont disparu. Nos forêts ne sont