Band 
Première partie.
Seite
430
JPEG-Download
 

43o CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALESpour les germes nombreux qui sy développent. Chaquearbre dispute aux arbres voisins qui le pressent, le ter-rain nécessaire à sa subsistance ; les forts étouffent lesfaibles; les générations nouvelles font disparaître jus-quaux moindres traces de la destruction et de la mort;la végétation ne se ralentit jamais, et la terre, loin desépuiser, devient de jour en jour plus féconde. Des lé-gions d'animaux de toute sorte, Insectes, Oiseaux, Qua-drupèdes, Reptiles, êtres aussi variés et non moins ex-traordinaires que les végétaux indigènes, se retirent sousles voûtes profondes de ces vieilles forêts, comme dansdes citadelles à lépreuve des entreprises de lhomme.

Sous les mêmes parallèles que lAngleterre et la France ,et avec une température plus froide, lAmérique septen-trionale présente une végétation beaucoup plus riche.De grands arbres, les Tulipiers, les Magnolia , y produi-sent des fleurs superbes. Celles dune multitude darbreset darbrisseaux le disputent en beauté aux fleurs de lazone torride; les feuilles légères des Robinia et des G le-dit sia, rappellent celles des Mimosa des Tropiques. Leseul genre du Chêne comprend plus despèces aux Etats- Unis , que nous ne comptons despèces darbres indigè-nes dans toute lEurope.

La végétation de la partie septentrionale de lAsie dif-fère peu de celle de nos climats. On y trouve à-peu-prèsles mêmes «ternes avec des formes analogues. Mais lesTerres-Australes ont un autre caractère. Privées deau,exposées à des vents brûlans, elles sont dune extrêmearidité. On y chercherait en vain les tapis dune molleverdure et les ombrages frais des belles contrées de lEu­ rope et de lAsie . La plupart des végétaux ont des feuillesrares, sèches, étroites , allongées, sans dentelures, et d'unvert sombre ; plusieurs en sont privés, ou du moinscelles quils portent sont si dures, quon peut, à juste