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une chaleur forte à l’époque de leur végétation ; d’au-tres s’accommodent d’une température modérée, et re-doutent également les grandes chaleurs et les froiçls ex-cessifs. Le cultivateur fonde sa pratique sur la connais-sance de ces phénomènes; il sait qu’il tenterait inutile-ment de faire croître sans abri le Dattier et l’Oranger au-delà du 43 e degré de latitude septentrionale ; que l’Oliviers’avance un peu au-dessus de cette limite ; que la Vignene pousse que des pampres, vers le 5o e degré, ou, dumoins , qu’elle ii’y conduit jamais ses fruits à parfaitematurité. 11 se garde bien d’exposer à l’ardeur du midi,les espèces qui, sensibles à la moindre atteinte de lachaleur, entrent subitement en sève;il n’ignore pas queles gelées tardives les feraient périr ; témoins les vigno-bles des environs de Paris : les plans qui échappent àl’action nuisible du froid, ne sont pas ceux qui sont ex-posés au midi, mais bien ceux qui sont exposés au nord.Ces derniers n’entrent que fort tard en sève; et quandles chaleurs arrivent jusqu’à eux, la température a déjàpris une marche uniforme, et la végétation ne courtplus risque d’être arrêtée par le froid.
Ce sont particulièrement les gelées tardives qui nui-sent aux végétaux délicats de l’Amérique septentrionaleet des Terres Australes, que nous essayons de naturaliseren Europe . Beaucoup supportent, au fort de l’hiver, desfroids assez vifs; mais aux approches du printemps, dèsqu’un air plus doux se fait sentir, comme aussitôt leursracines commencent à travailler sous la terre, qu’ellesen aspirent les sucs, que leur liber s’humecte, que leursboutons se gonflent et s’entr’ouvrent, un abaissementmomentané dans la température les fait infailliblementpérir.
Au reste, les circonstances locales, telles que l’éléva-tion des lieux, l’exposition, l’inclinaison et la nature du