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Première partie.
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SU R LA VÉGÉTATION. 433

sol, la proximité des forêts, des montagnes et de la mer ;la direction des vents, etc., etc., font varier la tempé-rature, et sont autant délémens dont il faut tenir comptepour expliquer la végétation de chaque canton en par-ticulier.

Par exemple, lhiver est moins rigoureux sur nos côtesseptentrionales que dans lintérieur des terres , à unemême hauteur, et cela résulte du voisinage de lOcéan.La mer conserve une température beaucoup plus égaleque celle de latmosphère, et tend sans cesse à y ramenerun certain équilibre de chaleur. Dans lété, elle enlèvedu calorique à lair; dans lhiver, elle rend à lair unepartie du calorique dont elle est pénétrée. Ainsi lénormemasse deau qui remplit le bassin de lOcéan, tempère,sur les côtes maritimes, la chaleur des étés et le froiddes hivers. Cest la raison pourquoi le Myrte, le Fuchsia ,les Magnolia , le Grenadier, le Rosier du Bengale, etune foule dautres arbres ou arbrisseaux exotiques, vien-nent en pleine terre, sur les côtes du Calvados , et nepeuvent se passer dabri dans le département de la Seine .La même cause fait quaux environs de Londres , on cul-tive à lair et sans précautions, plusieurs espèces quenous sommes obligés de rentrer dans lorangerie, sous leclimat de Paris .

Toutefois les circonstances locales nont quune in-fluence limitée, et lon peut poser en principe, quengénéral, durant lhiver, labaissement de la température,sous les mêmes longitudes ou sous des longitudes voi-sines, est en raison directe de léloignement de léquateur.Je dis durant lhiver, car la longueur des jours dété descontrées polaires, y rend quelquefois les chaleurs plusvives que dans nos climats; aussi est-il bien probablequune multitude de plantes herbacées des tropiques,réussiraient en Suède, en Norvège, en Laponie , et même

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