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Première partie.
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SUR LA VÉGÉTATION. /|

Si lon pénètre plus avant, on ne trouve quun sol nu,quune terre inféconde, que des rochers arides, et desglaces étemelles. Les derniers vestiges de la végétationsont quelques Bjssus pulvérulens , quelques Lichens crus-tacés , qui forment des taches diversement colorées à lasuperficie du roc.

Trois causes principales amènent ces cliangemens pro-gressifs ; i° la longueur excessive des hivers, causée parlobliquité et la disparition des rayons solaires ; 2 ° la sé-cheresse de lair, suite de labaissement de la tempéra-ture; 3° laction prolongée de la lumière, qui, à lépoquede la végétation , éclaire continuellement l'horizon. Jevais vous rappeler en peu de mots les effets qui résul-tent de ces trois causes.

Nul doute quune température trop basse, en conge-lant la sève, noccasionne la rupture du tissu vasculairedes végétaux, et par cette raison , ne les fasse périr ; maislaction nuisible du froid ne se borne pas à des effets pu-rement mécaniques : il est prouvé que la chaleur est unstimulant indispensable à la végétation. Plusieurs espècesélaborent dans les pays chauds , des sucs dont elles sontprivées dans les pays froids. Le Frêne donne de la manneen Calabre , il perd cette propriété vers le nord. Lesfruits de la Vigne forment beaucoup de matière sucréedans le midi de lEurope , tandis que dans le nord ilscontiennent un excès dacide. Tant que les fonctions or-ganiques qui dépendent de l intensité de la chaleur oude sa durée peuvent sexécuter, le Frêne et la Vigne sedéveloppent; ils se développent même lorsque ces fonc-tions ne sexécutent point dans toute leur plénitude; marsleur croissance est gênée. Enfin, ils disparaissent quandla chaleur du climat, assez considérable encore pourempêcher la congélation de leur sève, ne lest plus assezpour exciter lirritabilité de leurs organes. Tous les autres

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