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végétaux , qui par leur dimension et leur durée sontexposés à la rigueur des frimas, subissent le même sort,plus près ou plus loin de la zone équinoxiale, selon queleur tempèramment exige plus ou moins de chaleur. 11ne peut donc se trouver vers le pôle que des arbrisseauxnains abrités sous la neige pendant la froide saison , quedes herbes annuelles ou vivaces, douées d’une telle ac-tivité vitale , qu’en moins de trois mois elles peuventgermer, fleurir et fructifier ; que des Agames et des Cryp-togames, qui s’accommodent de toutes les températures,et sont par conséquent les dernières formes organiquessous lesquelles se manifeste la vie végétale.
La chaleur et l’humidité réunies sont très-favorables audéveloppement des plantes. Quelles contrées plus her-beuses et plus boisées que le Sénégal , la Guinée , laGuyane , où régnent si puissamment ces deux soutiensde la végétation ! Les expériences faites par le moyen del’hygromètre, prouvent qu’en général, l’humidité atmos-phérique est d’autant plus grande que l’on approche da-vantage de l’équateur. Dans les climats chauds, lorsquele soleil s’abaisse sous l’horizon, les vapeurs aqueuses secondensant et retombant en rosée, humectent la surfacedes feuilles et nourrissent les végétaux dans lesquels lasuccion des parties supérieures suffit à l’entretien de lavie. De ce nombre sont les plantes grasses : les Aloës,les Cierges, les Mesembryanthemum, quelques Euphor bes , etc. Leurs racines fihreusesine servent qu’à les fixerau sol ; mais leurs tiges spongieuses aspirent et retiennentl'humidité de l’atmosphère. Ainsi, dans les immensesplaines où se versent les eaux des pentes orientales de lachaîne des Andes, quand les chaleurs dévorantes de l’étéont consumé les Graminées et les autres herbes qui s’é-taient développées durant la saison des pluies, on voitencore çà et là quelques Cactus qui, sous une écorce