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Première partie.
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436 CONSI AÉRATIONS GÉN K RA CES

végétaux , qui par leur dimension et leur durée sontexposés à la rigueur des frimas, subissent le même sort,plus près ou plus loin de la zone équinoxiale, selon queleur tempèramment exige plus ou moins de chaleur. 11ne peut donc se trouver vers le pôle que des arbrisseauxnains abrités sous la neige pendant la froide saison , quedes herbes annuelles ou vivaces, douées dune telle ac-tivité vitale , quen moins de trois mois elles peuventgermer, fleurir et fructifier ; que des Agames et des Cryp-togames, qui saccommodent de toutes les températures,et sont par conséquent les dernières formes organiquessous lesquelles se manifeste la vie végétale.

La chaleur et lhumidité réunies sont très-favorables audéveloppement des plantes. Quelles contrées plus her-beuses et plus boisées que le Sénégal , la Guinée , laGuyane , régnent si puissamment ces deux soutiensde la végétation ! Les expériences faites par le moyen delhygromètre, prouvent quen général, lhumidité atmos-phérique est dautant plus grande que lon approche da-vantage de léquateur. Dans les climats chauds, lorsquele soleil sabaisse sous lhorizon, les vapeurs aqueuses secondensant et retombant en rosée, humectent la surfacedes feuilles et nourrissent les végétaux dans lesquels lasuccion des parties supérieures suffit à lentretien de lavie. De ce nombre sont les plantes grasses : les Aloës,les Cierges, les Mesembryanthemum, quelques Euphor­ bes , etc. Leurs racines fihreusesine servent quà les fixerau sol ; mais leurs tiges spongieuses aspirent et retiennentl'humidité de latmosphère. Ainsi, dans les immensesplaines se versent les eaux des pentes orientales de lachaîne des Andes, quand les chaleurs dévorantes de létéont consumé les Graminées et les autres herbes qui sé-taient développées durant la saison des pluies, on voitencore çà et quelques Cactus qui, sous une écorce