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Première partie.
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438 CONSIDÉRATIONS GENERALESproduisent donc sur la végétation deux effets absolumentopposés. Lobscurité, en entretenant la souplesse des par-ties végétales, favorise leur allongement; la lumière, enaidant à leur nutrition , les consolide et arrête leur crois-sance. Il suit de- quune belle végétation , je veux direcelle qui réunit dans une juste mesure la grandeur etla force, dépend en partie de lalternative heureusementménagée des jours et des nuits. Or , les plantes liyper-boréennes se développent à lépoque le soleil ne quitteplus lhorizon, et la lumière qui agit incessamment surelles, les endurcit avant quelles aient eu le temps de sal-longer. Leur végétation est active, mais courte ; ellessont robustes, mais petites.

Ces mêmes espèces, transplantées sous un ciel moinsrigoureux, environnées dune atmosphère humide, et sou-mises à laction consécutive de la lumière et de lobscu-rité , lorsque dailleurs elles sont douées dune organi-sation assez flexible pour supporter ce nouveau genrede vie, allongent leur tige, développent leurs rameaux,multiplient, élargissent et assouplissent leurs feuilles.

La végétation , en sélevant au-dessus du niveau de lamer, subit des modifications analogues à celle qu elleéprouve en se portant de léquateur aux pôles. Les phé-nomènes qui, dans ce dernier cas , agissent par nuancesinsensibles, se pressent au contraire et se succèdent avecrapidité sur la pente des montagnes. Une hauteur de quatreà cinq mille mètres dans les plus chaudes contrées ,produit des changemens aussi marqués que la distance deplus de deux mille lieues, qui sépare la ligne équinoxialedes régions liyperboréennes. Les trois causes dont je viensdindiquer linfluence, se représentent ici : abaissement dela température ; sécheresse de lair ; durée de la lumière.A ces causes, il faut en joindre deux autres ; le raccour-cissement de la colonne de latmosphère , et la rareté des