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Première partie.
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matières abondantes en carbone, qui proviennent dela décomposition des corps organisés.

Plus on sélève, moins est épaisse la couche dair su-périeure ; de, les froids excessifs des grandes hauteurs ;car cest laction de latmosphère sur les rayons lumineuxqui en dégage le calorique, et lon sait que ce dégage-ment de calorique est dautant moins considérable, quela masse dair traversée par les rayons a moins de pro-fondeur ; mais, en revanche, la lumière est plus pure etplus vive, comme si le calorique nétait, suivant la ma-hière de voir de quelques physiciens , quune simpletransformation de la lumière.

Le poids de latmosphère, représenté au niveau de lamer par une colonne de mercure de 28 pouces, diminuenécessairement à mesure que lon sélève ; il ne fait pluséquilibre quà une colonne de i 3 pouces et quelqueslignes, à la hauteur de 6,000 mètres. Une conséquencede ce fait, cest que la vaporisation des fluides a lieu,sur les hautes montagnes, à un degré de chaleur très-faible. Toutefois, la diminution de la température y esttelle, que lair ambiant y est habituellement peu chargédhumidité.

A la vérité, les hauteurs nont point les longs joursdes pôles, mais elles reçoivent, plutôt que les pays deplaines, les rayons du soleil, et elles les perdent plustard ; ainsi les nuits y sont moins longues.

Enfin, les matières carboneuses, résidus de la destruc-tion des corps organisés , sont rares sur les montagnes ,parce que les eaux pluviales et les eaux de sources quisécoulent dans les vallées, les dissolvent et les entraî-nent.

On ne saurait douter que toutes ces causes réuniesnagissent puissamment sur la végétation. La chaleur lamoins forte doit occasionner dans les plantes de monta-