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Première partie.
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44 ° CONSIDERATIONS GÉNÉRALESgnes , une transpiration abondante ; la rigueur du froid,la sécheresse de latmosphère, la courte durée des nuits,la rareté du carbone, mettent obstacle à lélargissementde leurs feuilles, et à la croissance de leurs tiges ; la vi-vacité de la lumière et la longueur des jours , bâtent len-durcissement de toutes leurs parties.

La marche de la végétation sur les montagnes navaitpas échappé aux regards pénétrans de Tournefort. Aupied du mont Ararat , il avait vu les plantes de lArménie ;un peu plus haut, celles de lItalie et de la France ; en-core plus haut, celles de la Suède ; et sur les sommets,celles de la Laponie . Depuis, ides observations analoguesavaient été faites sur le Caucase, sur les Alpes , sur lesPyrénées , et sur dautres montagnes de lancien conti-nent. Tous les Botanistes avaient reconnu que beaucoupde plantes Alpines, cest-à-dire, de plantes qui habitentles hauteurs de lEurope et de lAsie , se retrouvent éga-lement au Spitzberg, à la Nouvelle-Zemble , en Laponie ,et au Kamscliatka. Les montagnes de la Jamaïque , sousun ciel plus chaud, avaient offert à S.wartz, sinon nosPhénogames Alpines, du moins des espèces analogues ;et il y avait observé une grande quantité de Cryptogamestout à fait semblables aux nôtres : le Funaria hygrometrica ,les Bryiwi serpillifolium et cespititium , le Sphagnum pa-lustre , le Dicranum glaucum, etc. Linné , fidèle à sa mé-thode, avait réduit tous les faits à un simple axiome.

« La station des diverses plantes, dit-il, indique la hauteur«. perpendiculaire de la terre (i). » Quoi quil en soit, jus-quà ces derniers temps, il nexistait sur cette intéres-

(i) Plantes diverses indicant àltitudinem perpendicularem terres . Phil.Bot.

' Lisez dans les Amccnitates academicce de Linné, la dissertation in-titulée : Stationes plantariun.