44 2 COKS1DÉRATIONS GÉNÉRALES
Pin sylvestre [ P irais Sylvestris~\ et le Pin mugho s’éta-blissent entre 2000 et 2400 mètres.
Là, s’arrêtent les arbres et commencent les arbrisseauxà feuilles sèches et à tiges basses ou même rampantes,qui restent cachés sous les neiges pendant l’hiver. Ce sontdes Rhododendrum, des Daphné, des Passerina , le Glo-bularia repens , les Salix herbacea et reticulata, etc.
Bientôt après on rencontre de petites herbes à racinesvivaces, à feuilles en rosette et à hampe nue. Elles par-viennent , avec les Lichens et les Byssus , jusqu’à 3oooet même 34oo mètres. On aperçoit d’abord le Gentianacampestris, le Primula villosa, les Saxifraga longifolia ,aizoon, etc.; puis les Ranunculus alpestris, nivalis , par-nassifolius, VAretia alpina, et enfin le Ranunculus glacialis,et les Saxifraga cespitosa, oppositifolia, androsacea , groen-landica. Ces dernières plantes arrivent jusqu’au pied desglaces éternelles.
Les Alpes ont offert aux botanistes qui les ont visitées,fies phénomènes qui correspondent parfaitement à ceuxque M. Ramond a remarqués dans les Pyrénées . Maisil était réservé à MM. de Humboldt et Bonpland de nousmontrer les modifications successives de l’organisationvégétale , sur les plus hautes montagnes que l’on con-naisse, et dans une des contrées les plus chaudes et lesplus fécondes de la terre.
La végétation des régions équinoxiales de l’Amérique se déploie aux yeux de l’observateur , sur les gradinsd’un immense amphithéâtre, dont la base s’enfonce sousles eaux de l’Océan , et dont le sommet rencontre , à 5ooomètres au-dessus du niveau de la mer, la limite inférieuredes glaciers qui couronnent les Andes . Il existe doncen Amérique , des espèces végétales à 16 ou 1800 mètresplus haut que la ligne où finit la végétation des Pyrénées et des Alpes . Cette différence dépend non-seulement de