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la latitude, mais encore , selon la remarque importantede M. Ramond, de l'étendue transversale, ou, si l’on veut,de l’épaisseur de la chaîne des montagnes. L’influencede l’air et de la température des plaines se fait sentir dansdes chaînes de peu d’épaisseur, comme sont celles d’Eu rope , et tend sans cesse à y confondre les limites desdifférentes espèces végétales ; mais il n’en est pas de mêmede la chaîne des Andes , qui a de 48 à 60 lieues d’étenduetransversale, il faut dire encore , à l’avantage des observa-tions de MM. Humboldt et Bonpland , que, comme ils lesont faites sous l’équateur , ils ont suivi toute la série desmodifications qui se manifestent entre les deux extrêmes detempérature à la surface de la terre ; tandis que les au-tres botanistes , n’ayant visité que les montagnes septen-trionales de l’ancien continent, n’ont pu observer que lesmodifications comprises entre la température moyenneet le froid extrême.
Au Mexique , de même qu’en Allemagne , en Angle-terre , et en Italie , des plantes qui cherchent toujoursles ténèbres et l'humidité, les Bolctus ceratophorus etbotrytes , le Lichen ■verticillatus , le Gymnoderma sinuata,et le Byssus speciosa , s’attachent aux voûtes des caver-nes , et aux pièces de bois qui soutiennent les travauxdes mineurs. Ces espèces imparfaites, cachées dans les en-trailles de la terre, composent la zone la plus basse dela végétation.
Viennent ensuite les plantes d’eau douce et d’eausalée. Un grand nombre habitent indifféremment toutesles latitudes, parce que le milieu, dans lequel elles sontplongées, conserve une température plus égale que cellede l’atmosphère. Le Lemina minor et le Typha latifolia,croissent dans les marais de l’Asie , de 1 Europe , et del’Amérique septentrionale. Le Typha latifolia vient mêmeà la Jamaïque , à la Chine et au Bengale. 11 n’est peut-