444 CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALESêtre aucune contrée du globe où l’on ne trouve le Sphag -mon palustre. Cette indifférence pour le climat est plussensible encore dans les plantes marines, telles que lesFucus, les Cives, les Ceramium. Le Fucus natans , quise détache des rochers et forme des bancs d’une étendueimmense à la surface des eaux de l'Océan, embarrasseet retarde la marche des navires vers les pôles , aussibien que sous l’équateur. Du niveau de l’Océan jusqu’àla hauteur de 1000 mètres, croissent les Palmiers, lesLiliacées , les Musacées, les Amomées , le Theophrasta ,le Plumeria, le Mussenda , le Cœsalpinia, le Cecropia pel-tata , YHymenœa , le baume Tolu , le Cusparé ou Quin-quina de Carony, et une foule d’autres espèces qui ne vé-gètent qu’à une haute température. Cette zone est celledes Palmiers . Les Palmiers se font distinguer par l’élé-gance et la majesté de leur port ; ils sont un des princi-paux ornemens des plaines brûlantes situées entre lestropiques. Cependant quelques - uns prospèrent dansdes régions moins chaudes. Le Ceroxylon andicola ,magnifique Palmier de 60 mètres de haut, ombrage lesAndes de Quindiu et de Tolima , sous le 4° 2 5' de latitudeboréale, à partir de 1860 mètres jusqu’à 5.870 mètres au-dessus de l’Océan, élévation où la chaleur de l’atmosphèreest très-modérée. Une autre espèce de cette famillea été trouvée au détroit de Magellan , vers le 53° paral-lèle sud. Dans notre Europe , sur les côtes de la Méditer-ranée, non loin des bases des Pyrénées orientales , nousvoyons deux espèces de Palmiers , le Chamcerops et leDattier, s’avancer sous le 43° parallèle nord. Mais cesfaits sont des exceptions ; les Palmiers , en général, sontconfinés dans les pays les plus chauds du monde, etil ne s’en rencontre aucun vers les contrées polaires.
A la zone des Palmiers et des Amomées succède lazone des Fougères arborescentes et des Quinquinas. Le?