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aujourd’hui; les hivers de l’ftalie se prolongeaient da-vantage; l’on ne pouvait cultiver la Vigne au-delà deGrenoble ; la Seine gelait tous les ans. Les côtes de laGuyane , cpie les Européens ont défrichées, éprouventen été, les chaleurs dévorantes du soleil de la zone tor-ride , et, dans la même saison, l’intérieur des tenes estrafraîchi à tel point par la présence des forêts , quesouvent l’on ne saurait y passer la nuit sans abri ousans feu.
Les causes de cet abaissement de température sontévidentes. Les forêts arrêtent et condensent les nuages ;elles répandent dans l’atmosphère des torrens de vapeursaqueuses; les vents ne pénètrent point dans leur en-ceinte; le soleil ne réchauffe jamais la terre quelles om-bragent. Cette terre poreuse , formée en partie de feuilles,de branches , de troncs décomposés, et recouverte d’unlit épais de broussailles et de mousses , retient unehumidité perpétuelle. Les lieux bas servent de réser-voirs à des eaux froides et stagnantes ; les pentes don-nent naissance à des ruisseaux sans nombre ; aussi lescontrées les plus boisées de la terre , sont-elles arroséespar les plus grands fleuves.
A mesure que l’homme qui se trouve à l'étroit dansles pays d’ancienne culture , recule les limites de sondomaine en dépouillant le sol de ses antiques forêts,les vents et le soleil dissipent l’humidité surabondante ;les sources se tarissent; les lacs se dessèchent ; les inon-dations cessent ou se portent à de moindres distances ;la masse d’eau que roulent les fleuves diminue; l’atmo-sphère se réchauffe et s’assainit. On ne saurait nier cesrésultats, et, sans parler des nombreux exemples quenous offre l’histoire, il suffit de citer les Etats-Unis del’Amérique . C’est un fait avéré que les défrichemens queles colonies européennes y ont commencés dans les deux