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Première partie.
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44$ CONSlDIiU AXIONS GÉMÉR'ALFS

aujourdhui; les hivers de lftalie se prolongeaient da-vantage; lon ne pouvait cultiver la Vigne au-delà deGrenoble ; la Seine gelait tous les ans. Les côtes de laGuyane , cpie les Européens ont défrichées, éprouventen été, les chaleurs dévorantes du soleil de la zone tor-ride , et, dans la même saison, lintérieur des tenes estrafraîchi à tel point par la présence des forêts , quesouvent lon ne saurait y passer la nuit sans abri ousans feu.

Les causes de cet abaissement de température sontévidentes. Les forêts arrêtent et condensent les nuages ;elles répandent dans latmosphère des torrens de vapeursaqueuses; les vents ne pénètrent point dans leur en-ceinte; le soleil ne réchauffe jamais la terre quelles om-bragent. Cette terre poreuse , formée en partie de feuilles,de branches , de troncs décomposés, et recouverte dunlit épais de broussailles et de mousses , retient unehumidité perpétuelle. Les lieux bas servent de réser-voirs à des eaux froides et stagnantes ; les pentes don-nent naissance à des ruisseaux sans nombre ; aussi lescontrées les plus boisées de la terre , sont-elles arroséespar les plus grands fleuves.

A mesure que lhomme qui se trouve à l'étroit dansles pays dancienne culture , recule les limites de sondomaine en dépouillant le sol de ses antiques forêts,les vents et le soleil dissipent lhumidité surabondante ;les sources se tarissent; les lacs se dessèchent ; les inon-dations cessent ou se portent à de moindres distances ;la masse deau que roulent les fleuves diminue; latmo-sphère se réchauffe et sassainit. On ne saurait nier cesrésultats, et, sans parler des nombreux exemples quenous offre lhistoire, il suffit de citer les Etats-Unis delAmérique . Cest un fait avéré que les défrichemens queles colonies européennes y ont commencés dans les deux