12 PREMIÈRE PARTIE. SECTION I.
CLASSES DE LA POPULATION.
1790.
1850.
AUGMENTATION
en
centièmes.
/ Blancs.
5,172,117 \
10,352,550 \
252 \
Population libre. ]
} 5,251,629
I 10,852,149
( 256
L Personnes de couleur.
59,512 '
319,599 >
457 '
Esclaves.
697,697
2,009,043
188
Totaux et moyenne.
5,929,526
12,861,192
227
Dans l’ensemble de l’Union, les diverses classes étaient, en 1830, dans les rapportssuivants :
C Blancs . 81,9 )
Population libre. . ] „ , . n _ I 8 L*
* 1 Personnes de couleur. . 2,5 )
Esclaves. 15,6
Total.. 100
Dans les États à esclaves, la population libre représentait, en 1830, 65,7 pour centde la population totale, et en 1790,66,6 pour cent.
Le progrès de la population des États-Unis dépasse tout ce qui a lieu en Europe .De toutes les grandes puissances européennes, l’Angleterre est celle qui a gagné le plusen population depuis la fin du dix-huitième siècle. En ne considérant que la Grande-Bretagne seule, parce que, selon M. Porter ( Progrès s of the nation , volume 1 ), les ren-seignements relatifs à l’Irlande avant 1821 sont contestables, on a les chiffres suivantspour les quatre recensements de 1801 à 1831 :
Années,
Population.
Accroissement
1801.
10,912,646
»
1811.
12,596,803
15
1821.
14,391,631
14
1831.
16,539,381
15
Ainsi la Grande-Bretagne proprement dite éprouve dans chaque période décennaleun accroissement qui n’est pas tout à fait égal à la moitié de celui des États-Unis .
Y compris l’Irlande , l’accroissement correspondant à la période décennale de 1821à 1831 est le même que pour la Grande-Bretagne seule, car en Irlande la populationpullule beaucoup malgré une effroyable misère. L’insouciance pour l’avenir qui résulted’une détresse sans pareille y produit, sous le rapport de la population, le même effetqui, aux États-Unis , provient d’une confiance illimitée dans un avenir prospère.
En France , la population n’augmente que lentement. Voici en effet ce qui résulte decinq recensements :