RÉGION DE L’ATLANTIQUE.
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I.
Ses dimensions. Nature du littoral ; montagnes au nord ; rangée d’iles au midi. — Marées . — Chaîne des Àlléghanys,formée de crêtes parallèles dirigées du nord-est au sud-ouest. — Sillons compris entre les crêtes et connus sous le nomde Vallées , quoique , au lieu d’être parcourus par des fleuves, ils soient coupés par eux. — Crête centrale ou Alléghany.— Crête orientale ou Blue Ridge . — Crête occidentale ou de Cumberland. — Faible élévation des Alléghany s. Dépressionsqu’éprouve le sol à la rencontre de l’Hudson. — Absence des neiges éternelles et de lacs désavantageuse pour la navi-gation naturelle ou artificielle. —Bassins dont se compose la région de l’Atlantique. — Cataractes que présentent lesfleuves tributaires de l’Atlantique. — Ligne des cataractes. Sa direction, par rapport au littoral, quand on se îapprochedu sud. — Trois fleuves des États-Unis seulement sont exempts de cataractes sur le prolongement de cette ligne,1 Hudson , le Mississipi , le Saint-Laurent. Importance qui en résulte pour l'Hudson. — Zone inhabitable entre le littoralimmédiat et la ligne des cataractes. — Seconde zone, bordée à l’est par la ligne des cataractes. Avantages qu’elleoffre. — La ligne des cataractes est aussi celle des grands ports. — Le littoral est partagé en trois croissants par le cap Cod et le cap flatteras. — Caractères de chacun de ces croissants; croissant du nord. — Croissant du midi; navigationle long du littoral.—Croissant intermédiaire ; facilités qu’y donnent l’Hudson et la Chésapeake.— L’Hudson s avance autravers des montagnes et donne le moyen d’atteindre la vallée Intérieure de l’Amérique du Nord , sans franchir degrandes élévations. — Navigation parallèle au littoral. — Grande largeur relative de la région de l’Atlantique et faiblelargeur de la zone inhabitable le long du croissant intermédiaire. — Difficultés de la navigation des fleuves du littoral enamont de la ligne des cataractes. — Les lignes de navigation ont dû partir de la ligne des cataractes.
La région de l’Atlantique s’étend de la pointe de la Floride à l’embouchure de larivière Sainte-Croix, qui sépare l’état du Maine de la province anglaise du Nouveau-Brunswick. D’après la géographie purement physique, elle irait jusqu’à l’embouchuredu Saint-Laurent, qui est plus loin au nord ; mais les limites naturelles ne sont pas tou-jours celles que fixent les combinaisons politiques. Elle se compose d’une série debassins , dont aucun n’est considérable, et qui se partagent l’espace allongé compris entrela cime des Alléghanys et la mer. Sa longueur en ligne droite est de 265 myriamètres,et seulement de 210, si l’on s'arrête à Saint-Augustin, où la presqu’île de la Floride sedétache du massif du continent pour s’élancer vers le sud. Fort resserrée au nord, elles’élargit bientôt en allant vers le sud, et atteint sa plus grande largeur, 40 myriam.environ, dans le bassin de la Susquéhannah, qui forme un lambeau de l’Etat de New-York, et qui compose la majeure partie de celui de Pensylvanie . Au midi de laPensyl-vanie, elle se rétrécit un peu ; mais elle a encore 35 myriam. en Géorgie et dans la Caro-