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RÉGION DE L’ATLANTIQUE.
de 300 kilom. ; l’Alatamaha, qui a 4 m ,50 à la barre, puis un peu plus jusqu’au delà de Da-rien, et que des bateaux de 30 tonneaux peuvent remonter jusqu’à Milledgeville, centlieues plus haut; la Savannah, dont la barre est recouverte de 5™,50 d’eau, et que lesbateaux à vapeur remontent jusqu’à Augusta, pour aller prendre le coton du haut pays.Les autres rivières, telles que l’Ogechee, l’Edisto, les deux petits cours d’eau de Cooperet d’Ashley dont la réunion forme le port de Charleston, le Santee, la rivière du capFear, la Neuse, le Pamplico, n’ont que peu de valeur comme lignes navigables. Maiscomme derrière ce croissant il y a une assez grande distance entre le pied des mon-tagnes et la mer, et même entre la mer et la ligne des cataractes, les fleuves y sontd’un régime moins inégal que ceux du nord et d’un cours moins abrupt. Quelques-unssont naturellement praticables pour des bateaux très-petits, il est vrai, fort loin de.l’Océan. Ainsi les bateaux descendent quelquefois le Santee, depuis Morgantown (Caro-line du Nord ) , sur une distance d’environ 500 kilom. ; il paraît même qu’il peut porterdes bateaux à vapeur aussi haut que Columbia, capitale de la Caroline du Sud . Eurésumé, le plus grand obstacle à la création d’un réseau de canalisation derrière lecroissant du midi, et particulièrement dans le bas pays qui s’y développe sur unegrande étendue, ne réside pas dans de difficiles circonstances de topographie ou d hy-drographie; il provient bien plutôt du climat du littoral immédiat qui est fatal à larace blanche, et de ce que le sol, jusqu’à une grande distance de la mer, y semble,sauf quelques points échappés à l’arrêt général, condamné, comme une bonne partiede nos landes, à une stérilité éternelle.
Les lagunes qui se développent parallèlement au littoral le long de ce croissant,presque sans solution de continuité , depuis le cap Hatteras jusqu au cap Fear , et deCharleston jusqu’en Floride , y établissent une ligne de navigation intérieure qu ilserait aisé de compléter, et dont le commerce tire parti depuis longtemps , quoiqu onse soit peu occupé de la perfectionner.
Le croissant intermédiaire, du cap Hatteras jusqu’au cap Cod , est admirablementpartagé sous le rapport de la navigation maritime, et il se prêtait à de grands travauxde navigation intérieure, qui aujourd’hui sont, sinon tout à fait achevés, du moinsen cours de rapide exécution. En jetant un coup d’œil sur la carte , on est frappé de labeauté de la Chésapeake . Cette magnifique baie, qui s’avance d’environ 300 ki-lom. dans les terres, est praticable partout pour les plus forts bâtiments. Elle offreune multitude de rades et de bassins. Plusieurs fleuves et un grand nombre demoindres cours d’eau convergent vers elle de l’ouest, du nord et du sud : c’est, parexemple, le James-River que les bateaux à vapeur et les goélettes du cabotage remontentjusqu a Richmond, c’est-à-dire à 175 kilom. de son embouchure, et qui est navigablepoui de giands navires de commerce jusques à Warwick , situé deux ou trois lieuesplus bas; c est le Potomac , sur lequel les bâtiments de guerre peuvent s’avancer jus-qu’à Washington ; c est encore la Susquéhannali, qui arrose des contrées fertiles, richesen superbes bois de construction et en trésors du règne minéral. Vers l’autre extrémitédu croissant est l’embouchure de l’Hudson. Ainsi qu’on l’a déjà vu, ce fleuve arompu la barrière qui a arrêté tous les autres et les a obligés à subir une interrup-