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PREMIERE PARTIE. SECTION III. CHAPITRE IV.
Pendant l’inondation célèbre de 1802, de.7 m ,45.
Pendant celle de 1740, de. 7 m ,90.
En amont de Paris , les crues n’atteignent pas le même niveau. Â Villeneuve-Saint-George et à Coi'beil, les crues ont suivi la loi suivante :
1836 .
1802 .
1740 .
La Garonne est de tous nos fleuves celui qui a les plus fortes crues. D’après lerapport du marquis de Dalmatie sur le canal latéral à la Garonne (session de 1838),elle s’est élevée, à Agen , de 9 m ,37.
En Égypte , les crues annuelles du Nil sont habituellement de 11 à 13 coudées(5 m ,96 à 7 m ,04) au Caire , et de 20 à 22 coudées (10 m ,83 à 1 l m ,91) dans la Haute-Égypte .Au Caire , les inondations de 10 coudées ( 8 m ,G6), sont désastreuses et fort rares. Dansla Haute-Égypte , une crue de 24 coudées ( 13 m ) est excessive. A Rosette et à Damiette ,la crue ordinaire n’est que de 2 coudées ( l m ,08).
La marée ne se fait sentir sur le Mississipi qu’à une faible distance de l’embouchure ;elle ne remonte pas jusqu’à la Nouvelle-Orléans . Je tiens cependant d’un observateuréclairé, le major Delafield, qu’il avait vu une fois le Mississipi sans courant dans leport de celte ville, c est-a-dire que l’action de la marée montante y contrebalançait laforce descendante du fleuve : c’était par un étiage exceptionnellement bas. La ma-rée , qui n’est d’ailleurs que d’un mètre tout au plus dans le golfe, étend son influencesur les bayous, tels que l’Alchafalaya, au-dessus de cette ville. Mais le niveau dufleuve est plus élevé que celui de toutes les lagunes et de tous les cours d’eau quiexistent à ses côtés et qui dérivent de lui.
La vallée du Mississipi se termine par un delta, dont le sommet est immédiatementau-dessous du confluent de la Rivière-Rouge. Il a, en suivant les sinuosités de la rivière,50 myriamètres de long, et en ligne droite, jusqu’à Balize, 32. Sa largeur à la baseest très-considérable, car les marécages qui le composent, s’étendent de l'embouchurede la Sabine a l’extrémité orientale du lac Borgne, sur une distance de 50 myriam.environ. En s’arrêtant du côté de l’ouest à la rivière Mermentau , celte base serait en-core de 40 myriam. Une grande partie de cet espace est constamment couverte d’eau.Pendant l’inondation, il ne reste, au-dessus de ce lac temporaire, qu’une bandeétroite le long de la plupart des cours d’eau ; car, de même que le Mississipi , lesbayous ont leur bord immédiat plus haut que le reste du pays.
Le premier des bayous (1) est l’Atchafalaya, qui recevait autrefois une bonnepartie des eaux de la Rivière-Rouge, et qui doit encore en recevoir. Les autres
(1) Il existe des bayous ou prises d’eau naturelles dans le fleuve bien au-dessus du Delta. On en trouve presque toutle long du bas Mississipi . Mais les bayous supérieurs retournent au fleuve soit directement, soit par 1 intermédiaire d’unde ses affluents, après avoir parcouru la plaine. Nous ne parlons ici que de ceux du Delta qui se déchargent dans la mer.'