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DU CLIMAT SOUS LE RAPPORT DE LA TEMPÉRATURE.
ont trouvé des résultats très-rapprochés des siens. SuivantM. Darby, les chiffres qui ré-sultent des relevés de M. Young, à Philadelphie, et de M. Little, à Washington , sont tropélevés. D’une discussion comparative , qui est plausible , il tire la conséquence que latempérature moyenne de Washington n est que de 12. La température moyennede Paris (latitude 48“50') est de 10 60. A l’exception des points situés à une certainehauteur, il y a en France très-peu de localités doilt la température moyenne ne soitpas un peu au-dessus de 10°. Ainsi, celle de Dunkerque (latitude 51° 2') est de10° 30 ; Bruxelles ( latitude 50" 50 ' ), a une température moyenne de 11°, et Amsterdam (latitude 52 ’22 ) de 10"90. La température moyenne de nos villes voisines de la Méditerra-née et comprises entre 43° et 44° de latitude, telles que Perpignan, Marseille, Nîmes ,Alais,estde 14° f à 15° Dans l’Amérique du Nord il faut s’avancer jusqu’au 33 e degré delatitude, pour rencontrer la même température moyenne, si l’on ne s’en rapporte qu’auxobservations les plus à l’abri de la critique. A Londres (latitude 51°31'), la températuremoyenne est de 10°30; en Norvège, à Christiania (latitude 59°54'), elle est de 4’90,c’est-à-dire, à un tiers de degrés près, la même qu’aux Chutes de Sainte-Mariequi ont une latitude de 13° plus méridionale. A Saint-Pétersbourg (latitude 59°56') ,elle est de 3°
Mais le climat de l’Amérique du Nord diffère de celui de l’Europe sous cet autrerapport essentiel à l’égard de la navigation, que les variations de température , soitinstantanées et accidentelles (1), soit générales et tenant au cours successif dessaisons, y sont beaucoup plus étendues ; c’est, selon l’expression de Buffon, un climatexcessif. Les étés y sont plus chauds qu’en Europe , et surtout les hivers y sont, àégalité de température moyenne, bien plus rigoureux ; ils sont accompagnés régu-lièrement de gelées intenses qui enchaînent les fleuves les plus puissants jusque versle 30 e degré de latitude. Non-seulement l’Hudson, mais la Susquéhannah , lePotomac,l’Ohio et le Mississipi vers Cincinnati et Saint-Louis, sont tous les ans saisis par lagelée pendant des mois entiers; cette action du froid se fait sentir même sur leJames-River, au-dessus de Richmond. C’est à peine si, à Paris, la Seine gèle unefois tous les dix ans, et ce n’est que pour quelques jours. L’intensité du froid est sigrande dans l’Amérique du Nord , que des eaux en grande masse, qui offrent un degrénotable de salure, ne peuvent s’y soustraire. Ainsi, à Baltimore et à Philadelphie ,les deux grandes baies de Délaware et de Chésapeake , sont régulièrement enva-hies par la gelée ; et ce n’est que récemment que l’esprit inventif des Américains aimaginé des bateaux brise-glaces qui maintiennent, non sans difficulté, la commu-nication constamment ouverte entre ces ports et l’Océan pendant l’hiver. La ferme-ture des ports par les glaces est un obstacle inconnu au commerce dans les ports deFrance parmi lesquels il en est qui, comme Bordeaux et Nantes , sont cependant
. nav variations accidentelles celles qui ne se présentent que dans t’espace de quelques années.W N.„ S («u. à fit««ep.i.nn.l,, il parait T», —« f»„i, ,emar,„à
Sous le rapport des getees e\ ta i ■ extrêmes. Nous ne voulons parler que des changements
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brusques qui ont lieu fréquemment dans le cours d’une saison.