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CHAPITRE II.
Construction primitive .— Tracé du canal. Trois communications avec 1 Hudson et trois avec le lac Érié.—Pente et contre-pente. — Prise d'eau dans le lac Érié. — Alimentation ; difficulté entre Montézuma et le lac Érié ; développement de256 kilom. alimenté par une seule prise d'eau pendant l’été. — Traversée des ruisseaux de plain-pied; substitutionde ponts-aqueducs. — Principaux ouvrages. — Dimensions du canal ; dimension des écluses. — Comparaison avec lescanaux anglais et les canaux français . — Construction des écluses. — Danger de mêler des pierres aux terrassementsdes talus. — Ingratitude de la législature envers Clinton.
Reconstruction du canal. —Loi de 1855 en faveur de cet agrandissement ; arrêté des Commissaires des Canaux, en date du5 juillet 1855 ; un an après ils adoptent définitivement des dimensions plus considérables. — Dépense probable de l'en-treprise, triple de ce qu’a coûté la construction primitive. — Délai dans lequel on espère qu’elle sera à son terme. —Difficultés à vaincre ; largeur avec laquelle la mesure est conçue. — Portée commerciale et politique de l'entreprise. —Le canal Érié agrandi doit faire concurrence au Mississipi et au Saint-Laurent; calcul présenté par 51. Samuel B. Itugglcs.
Construction primitive.
Le canal Érié part (le la rive droite de l’Hudson, à Albany , et remonte ainsi jusqu’auconfluent du Mohawk , vis-à-vis de Waterford. En passant, il communique de nouveauavec l’IIudson, à Troy et à Waterford. Il continue ensuite, par la rive droite duMohawk, jusqu’aux cataractes appelées chutes de Cohoes ; à 5 kilom. plus haut, la rivedroite du Mohawk devient impraticable. Le canal, franchissant alors la rivière sur unpont-aqueduc, se développe sur la rive gauche pendant 21 kilom. ; puis, revenant surla rive droite , il atteint Schénectady après un parcours de 48 kilom. ; il n’v a, par laroute de terre, que 24 kilom. Dans ce court espace, le canal s’est élevé de G9 m ,24. Unefois revenu sur la rive droite, le canal ne la quitte plus; il monte ainsi par degrésjusqu’au bief de partage de Rome , situé à 129 m ,63 au-dessus (1e la marée basse àAlbany. Dans cet intervalle, il passe à côté de la cataracte du Mohawk , autour delaquelle est bâti un florissant village appelé, du nom de la cataracte, Liltle-Falls ; il afallu y soutenir le canal sur de hautes murailles (Planche n et Planche ni, ftg. 3).Avant d’arriver à Liltle-Falls, le canal traverse le lit d’un ruisseau, fort large a cet en-droit, leSchoharie. Les eaux du Scholiariesont soutenues par un barrage sur pilotis,construit en pierre et en bois, de 200 m de long, et qui supporte un pont ou plutôt unepasserelle destinée aux chevaux de halage (tow-path bridge).
Déjà a Utica , ville importante située au milieu d’une plaine fertile, et même aupa-ravant a h rankfort, le canal a atteint le niveau qu’il a à Rome ; il le gagne au moyende 53 écluses, dont 27 d’Albany à Schénectady. De Frankfort aux abords de Syracuse , surune distance de plus de 100 kilom., ce niveau se maintient. Dans cet intervalle, lecanal, qui s’est séparé du Mohaw’k, est tracé sur un plateau marécageux, peu habité.Il laisse, à une faible distance sur la droite, les lacs Onéida et Onondaga, dont lesecond est bordé de fabriques de sel qu’alimentent des sources salées exploitées sur
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