ÉTAT DE NEW-YORK.—FRAIS DE CONSTRUCTION ET D’EXPLOITATION DES CANAUX. 201
DÉPENSES.
FONDS DES CANAUX.
SOMMES
remises
aux Commissairesdes Canaux,
INTÉRÊTS
de
LA DETTE.
REMBOURSEMENT
de la
dette des canaux.
SOMMES
remises
aux surintendantsdes
réparations (i).
DÉPENSES
DIVERSES.
TOTAUX.
doit.
doit.
doit.
doit.
doit.
doit.
Érié et Champlain.
11,916,446
5,548,024
3,813,496
3,746,322
386,316
27,412,804
345,962
243,711
15,696
252,159
9,215
1,064,721
Cayuga et Scneca.
172,165
152,517
))
126,520
68,829
500,031
Chemung.
348,372
118,908
»
98,231
4,253
569,764
du lac Crookcd.
140,671
41,788
»
22,000
3
204,462
Chenango.
2,329,620
563,974
))
38,955
704
2,753,253
du Black-River.
102,991
31,505
»
»
125
134,619
de la Génesee.
231,535
100,147
))
»
))
331,680
Totaux en dollars. .
13,803,760
6,380,372
5,851,192
4,284,367
469,423
52,971,514
-en francs. . .
84,297,387
55,096,584
51,099,691
22,849,957
2,503,589
175,847,008
L’excédant des recettes sur les dépenses était donc de 31,572,715 fr.Cette somme appartenait aux divers canaux dans la proportion suivante :
Fonds du canal Éric et du canal Champlain. . . 19,478,688 fr.
Chenango. 196,272
du Black-River. 2,614,838
de la Génesee. 9,282,917
Somme égale . 31,572,715
Il n’est pas inutile de montrer l’usage que font les Commissaires duFonds des Canauxdes sommes qu’ils ont en réserve. Aux États-Unis , où les capitaux sont rares et où lapopulation a dans le sang le génie du commerce, on a dû chercher les moyens derendre profitables au Fonds des Canaux et en même temps au public les excédants derevenus que pouvait avoir l’administration des canaux. On en a disposé principale-ment en faveur des banques qui répandent le crédit dans le pays, et entre les mainsdesquelles un capital acquiert son maximum de puissance reproductive ; le reste aété prêté au Trésor de l’État ou à des villes telles qu’Albany , ou a été placé en fondspublics de l’État, c’est-à-dire en rentes émises pour la création des canaux ; car l’Étatde New-York et la plupart des autres Étals de l’Union, différents en cela des États del’Europe , dont la dette a presque toujours la guerre pour origine, n’ont empruntéque pour appliquer les produits de l’emprunt à des améliorations positives, et particu-lièrement à la construction de canaux et de chemins de fer, et ils ont, sans crainte, usédu crédit, en vue de cette destination féconde.
(1) Les salaires des cclusiers sont compris clans ces sommes.
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