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Tome premier.
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ÉTAT DE NEW-YORK.—MOUVEMENT COMMERCIAL DES CANAUX. 223

C6S tableaux donnent une idee de 1 heureuse influence des canaux de l’État sur laprospérité du pays ; car, sans eux, la presque totalité de ces chargements immensesne serait pas mise en consommation, et la majeure partie des 3G1 millions de francs,distribués en 1836, par exemple, parmi les agriculteurs et les autres producteurs del’État, ne leur serait pas délivrée. Cependant ces 361 millions ne représentent qu’unepartie de la richesse ainsi créée par les canaux. Ces mêmes objets acquièrent bientôtune valeur bien supérieure à celle qu’ils avaient aux points de chargement. Lesproduits des forêts, par exemple, ne figurent, en 1836, que pour 38,840,000 fr. Surces 684,258 tonnes de produits des forêts, il y a :

1,017 tonnes de pelleteries, estimées à. 14,400,000 fr.

8,352 tonnes de potasse d° .... . . . 5,926,000

Ainsi il ne reste pour la valeur, au moment du chargement, de674,889 tonnes de bois de toute espèce, malgré la hausse de tous lesprix en 1836, que.‘. 18,514,000

Total.. . 38,840,000 fr.

Une fois sur l’Hudson , la valeur de ces bois est déjà doublée. Qu’est-ce donc lors-qu’ils sont dans les Antilles ou en Europe ?

La principale dissemblance entre 1835 et 1836 est celle que présentent les produitsdes forêts; il y a eu sur ce chapitre une diminution de 104,000 ton., qui équivaut àpeu près à la différence du mouvement total de ces deux campagnes. Elle a porté par-ticulièrement sur un article qui est de beaucoup le moins précieux de tous ceux de cechapitre, sur le bois à brûler, dont, sans doute, il y avait une excessive mise en ventependant 1835. En 1835, les canaux en avaient reçu 345,304 ton. ; en 1836 il n’en futexpédié que 227,161 ton., c’est-à-dire 118,143 ton. de moins. Sur les douves, la réduc-tion a été de 27,000 ton., c’est-à-dire de plus de moitié ; il est vrai que dans les comptesde 1835 cet article paraît avoir été exagéré. Sur la plupart des autres produits des fo-rêts il y a eu un accroissement, qui a été d’environ 22 p. 100 pour le bois de charpente,et de 7 p. 100 pour les planches et chevrons. Les deux autres articles provenant desforêts, les pelleteries et la potasse, qui ne représentent qu’un faible poids, ontaugmenté de quelques milliers de tonnes ensemble. Il y a eu une diminution d’untiers sur les planchettes pour toiture.

Le chapitre des denrées du règne végétal, dont les principaux articles sont la farine et leblé, a présenté aussi, en 1836, relativement à 1835, une diminution de 55,000 ton.C’est que la récolte de 1836, qui a figuré pour une bonne part dans le mouvementdes canaux de la même année, a été fort mauvaise.

Le chapitre de la merchandize offre un accroissement marqué au profit de 1836 ; c’estque, comme dans tous les temps de spéculation effrénée, telles que celles auxquelleson se livrait alors sur les terres à cultiver de l’Ouest et sur les terrains à bâtir dansles villes, la consommation des objets de luxe dut être plus considérable qu’à l’or-dinaire.