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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE X.

vers les belles mines d’anthracite que le canal devait atteindre. La compagnie eutdonc du crédit. Le célèbre banquier de Philadelphie , Étienne Girard, qui avaitamassé, par son industrie, une des fortunes les plus considérables des temps moder-nes , fut l’un des hommes qui sentirent le mieux quel était l’avenir réservé à la compa-gnie , et il lui avança de fortes sommes. En 1826, le canal fut terminé. La compagnieavait déboursé, abstraction faite des intérêts de ses emprunts, 9,643,000 fr., savoir :

Terrains. 338,165 fr.

Indemnités pour des propriétés exposées à être submergées. 211,745

Travaux et frais généraux. 9,093,090

Total . 9,643,000 fr

Elle avait en outre payé pour intérêts. 431,500

Ce qui portait le total de ses déboursés à. 10,074,500 fr

C’est par kilom., déduction faite des intérêts,. 55,420

La totalité d es emprunts de la compagnie s’élevait alors à

Elle avait en outre reçu :

Péage. 123,199 fr. '

Loyer des chutes d’eau. 58,638

Intérêts de fonds. 20,465

Primes sur les emprunts. 29,810 \

Ventes de terrains. 4,763

Renonciation en faveur de la ville de Philadelphie des droits

de la compagnie à la chute d’eau de Fair Mount. 138,670

Ce qui, ajouté aux souscriptions fournies par les actionnaires,.

portait l’actif total que la compagnie avait eu à sa disposition, à.. . . . .

4,497,450 fr.

375,545

5,534,90510,407,900 fr -

Cette somme était dépensée en totalité le 1 er janvier 1826, sauf 333,420 fr. Mais lacompagnie n’était pas encore au terme de ses déboursés. Peu après l’ouverture ducanal, il a fallu reconstruire quelques barrages et quelques écluses. Une partie desdérivations, et surtout une de 9 kilom., voisine de Reading et portant le [nom de cetteville (Reading Canal), avaient été pratiquées dans un calcaire caverneux, qui con-stitue principalement le sol du fertile sillon des Alleghanys, bordé à l’est par le BlueRidge et qu’on nomme la Vallée par excellence. Dans cette dérivation de Reading,l’eau était aussitôt engloutie. Il a fallu aviser à la rendre étanche. Après avoir es-sayé d’un plancheyage dispendieux qui n’eut pas un plein succès, on a pris enfin leparti de la supprimer et de la remplacer par une série de dérivations moindres et debiefs en lit de rivière, ce qui n’a été terminé qu’en 1833. Le plancheyage a dû êtreemployé aussi sur plusieurs points de deux autres dérivations dont l’une, la plus lon-gue de toutes, appelée canal Girard, a 34 kilom., et l’autre, le canal Duncan, 4 { ki-lom. Le commerce étant devenu très-actif à partir du point le plus élevé du canal,puisque c’est là que sont les mines, il a fallu, pour garantir l’alimentation dans lapartie supérieure de la jvallée du Schuylkill, y construire des réservoirs. L’activitédu commerce ayant augmenté encore, on a jugé nécessaire de doubler les écluses,au moins dans tous les cas où il s’en trouvait plus d’une entre deux biefs, afin d’éco-