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pendant le carême, stael, Corinne, x, 2 . || Fig. LeP. Bourgoing était sar ses bancs [de l’école dethéologie], faisant retentir toute la Sorbonne dubruit de son esprit et de sa science, boss. Bour-going . Les provinces qu’elle a autrefois édifiéespar sa piété et par les aumônes qu’elle y a répan-dues, retentissent du bruit de ses louanges, fléch,Duch. de llont. La terre a retenti assez de la simo-nie qui valut à ce Borgia la tiare, volt. Pol. etlég. Droits des hommes, acquisitions. || On dit demême : Tout retentit du bruit de ses exploits. Etdéjà dans le port Tout retentit de nos prouesses,mol. Amph. i, i.|| 2° Faire ou produire un bruitéclatant. Ce coup de tonnerre a retenti avec unegrande force dans la montagne. Us firent retentirles trompettes avec un grand bruit, saci , Bible ,Machab. i , iii, 64. ô nuit désastreuse , nuit ef-froyable où retentit tout à coup, comme un éclat detonnerre, cette étonnante nouvelle : Madame semeurt, Madame est mortel boss. Duch. d’Orl . Ap-pelez tout le peuple au secours de son roi, Et faitesretentir jusques à son oreille De Joas conservé l’é-tonnante merveille, rac. Ath.v, 3. |j Fig. Ses louan-ges retentissent partout. Les prophètes faisaient re-tentir de tous côtés.... les menaces de Dieu , bossHist. n, 4 . Toutes ces trompeuses invitations à jouirdu beau temps de la jeunesse, qui retentissent par-tout dans les poésies [de Quinault ], id. Comédie, 3.Je voudrais que le récit de toutes les injustices re-tentît sans cesse à toutes les oreilles, volt. Pol. etlég. la Méprise d’Arras. Quoi ! du siècle passé lefameux satirique Aura fait retentir la trompettehéroïque I id. Yontenoi. C’est à Bernoulli qu’on doitF.uler, dont le nom retentit aujourd’hui dans toutel’Europe et à juste titre, d’alemb. Éloges, Bernoulli.Des noms célèbres pendant leur vie, mais qui reten-tissent plus faiblement de génération en généra-tion, stael, Corinne, xv:n, 3. || 3" Fig. Retentirdans l’âme, dans le cœur, se dit de paroles, de crisqui font une forte impression sur l’âme. Chacunede ses paroles retentissait jusqu’au fond de moncœur, et me causait des tressaillements, genlis,Vœux témér. t. il, p. <26, dans pougens. Et le cride la mort retentit dans mon âme, delil. Parad.perdu, xi. || Il se conjugue avec l’auxiliaire avoir.
— HIST. xii* s. Desoz les piez est li mons retentis,Donc. p. 72. || xiii* s. De la noise que il menoient,Trestoz li airs retentissoit, Et toz li cielz en fre-missoit, Ben. <<876. Ferai ci-près tel cornerie,Que tôt entor moi, sanz mentir, Ferai bois et plainretentir, ib. <6981. || xv” s. Elle estuit tant blanchede chair, qu’il estoit advis que celle blancheur re-tentist par sa beauté à l’encontre de ses vestements,qu’estoient d’un vermeil samit, Percefurest, t. v,f* 9. || xvt* s. 11 [un chien] se prit à japper à pleinegorge, et feit retentir tout ce quartier là du bruitde son abboy, amyot, Aralus, 9. Au retentir d’un va-lon, le son d'une trompette semble.... mont, ii, 362.
— ÉTYM . Re..., et l’ancien verbe tentir, qui vient,indirectement et par tinnilus, du lat. tinnire; prov.retentir, retendir; esp. retinir; portug . relinnir.
RETENTISSANT, ANTE (re-tan-ti-san, san-l’),adj. Qui retentit. Voûte retentissante. Tout est lui ;parle-t-il? le moi retentissant Dans sa bouche enune heure est cent fois renaissant, millev. Jalous.liltir. Des mots retentissants résonnent en leursbouches : Gloire, honneur, liberté, grandeur, droitdes humains.... lamart. Harold, xi.
RETENTISSEMENT (re-tan-ti-se-man), s. m. Sonrenvoyé avec éclat. Les voûtes des sanctuaires [chezles païens] augmentaient la voix, et faisaient un re-tentissement qui imprimait de la terreur, fonten.Oracl. i, < 2. Le retentissement de mes pas sous cesimmenses voûtes me faisait croire entendre la fortevoix de ceux qui les avaient bâties, J. j. rouss. Con-fess. vi. L’office des morts est un chef-d’œuvre : oncroit entendre les sourds retentissements du tom-beau, chateaub. Génie, iii, i, 2 . Cette triste réorga-nisation [des régiments réduits] se fit à la lueur del’incendie de Viazma et au bruit successif des coupsde canon de Ney et de Miloradowitch, dont les re-tentissements se prolongeaient au travers de ladouble obscurité de la nuit et des forêts, séour,Hist. de Map . ix, <o. || Fig. Cet événement a eu ungrand retentissement.
— HIST. xvi* s. Le son estoit si confus pour leretentissement des rochers et des monts, que l’on nesçavoit certainement discerner dont il procedoit,amyot, Aratus , 26.
— étym. Retentir.
t RÉTENTIVITÉ (ré-tan-ti-vi-té), s. f. Faculté del’esprit humain par laquelle il conserve une im-pression soit au delà de la durée immédiate de
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l’impression, soit pendant un temps indéfini àl’aide de la mémoiro.
RETENTUM (ré-tin-tom’), s. m. [[ 1° Ancien ter-me de procédure criminelle. Article que les jugesn’exprimaieut pas dans un arrêt, mais qui ne laissaitpas d’en faire partie et d'avoir son exécution. L’ar-rêt portait qu’il serait rompu vif; mais il y avait unretentum qu’il serait étranglé auparavant, Dict. del’Acad. Je ne sais si ce commandement s’effectuera,et s’il n’y aura pas quelque retentum , quelque se-cret caché, gui patin, Lett. nouv. t. i, p. 307, danspougens. || 2* Dans le langage familier. Ce que l’onréserve en soi-même par duplicité, lorsqu’on traiteavec quelqu’un. La scène qu’il [Maisons] me donnachez lui pour m’aveugler, et par moi M. le ducd’Orléans, car la course qu’il me fit faire à Paris pour m’y apprendre ce qui fut le soir même publicà Marly, était, sans ce retentum, parfaitement inu-tile, ST-SIM. 401, 234.
— hist. xvi* s. Fut le <6* janvier <523 prononcél’arrest contre le duc de Bourbon par le chancelierdu Prat, et quelques jours après celuy de Saint-Valier, portant condamnation de mort, au-dessusduquel estoit un retentum, qu’avant de l’exposer audernier supplice, il seroit appliqué à la questionordinaire et extraordinaire, pasq. Rech. liv. vin,p. 7<i, dans LACURNE.
— ÉTYM . Lat. retentum, part, passif neutre deretinere, chose retenue (voy. retenir).
RETEND, DE (re-te-nu, nue), part, passé de re-tenir. || 1° Conservé, gardé. Comme si les Juifs re-nonçaient eux-mêmes à leur espérance, ils oublientprécisément en ce temps la succession des familles,jusques alors si soigneusement et si religieusementretenue, boss. Hist. ii, <o. ||2° Imprimé dans lamémoire. Des paroles fidèlement retenues. || 3° Main-tenu en place. Un corps pesant qui n’est pas re-tenu tombe. Des bois retenus par une seule de leursextrémités, buff. Hist. mît. part. exp. (Eut),t. viii, p. <84. || 4“ Arrêté, qu’on ne laisse pas aller.Retenu au lit par la goutte. Et la foudre qui vapartir, Toute prête à crever la nue, Ne peut plusêtre retenue Par l’attente du repentir, corn. Poly.iv, 2 . Quand la reine Cléopâtre vit son mari priset retenu par les Parthes , rollin, Hist. anc.Œuv. t. ix, p. 338, dans pougens. Quel indignesoldat voudrait briser sa chaîne, Alors que dansles fers son chef est retenu? volt. Zaïre , ii, <.|| 5” Empêché de s’étendre, de se manifester. Laviolence du parti réformé , retenue sous les rè-gnes forts de François I" et de Henri II , boss.b* avert. 6. Tout ce qu’aux cœurs l’un de l’au-tre contents Inspirent des transports retenus silongtemps, rac. Bér. i, 5. Ce torrent retenu peuts’ouvrir un passage, volt. Fanat. m, 8. || 6* Chevalretenu, cheval qui ne part pas franchement de lamain, et qui saute au lieu d’avancer. || 7° Fig. Modéré,sage, circonspect. Le débauché se rit des serinonsde son père, Et, dans vingt et cinq ans, venant àse changer, Retenu, vigilant, soigneux et ménager,De ces mêmes discours ses fils il admoneste, Ré-gnier, Sat. v. Et puis je suis plus retenu à cetteheure; car il me souvient que vous m’avez reprochébeaucoup de fois, que je vous engage toujours avecdes amants que vous ne voulez pas, voit. Lett. 59. Ilm'a paru, seigneur, si froid, si retenu, corn. Suréna,
iii, <• Y eut-il jamais homme plus sage et plus pré-voyant, qui conduisît une guerre avec plus d'ordreet de jugement.... qui fût plus agissant et plus re-tenu...? fléch. Turenne. En comparaison de tousmes confrères les satiriques, j’ai été un poète fort re-tenu, boil. Disc, sur la satire. Non, non, dans leursdiscoursils sont [les Romains] plus retenus, rac. Brit.
iv, 4. Marie elle-même jusques-là si retenue sur lesmerveilles que Dieu avait opérées en elle, mass. Myst.Visitation. || Retenu à, avec un infinitif. Il faut êtreextrêmement circonspect et très-retenu à pronon-cer sur les ouviages de ces grands hommes, rac.Iphig. Préf. M. Méry était si retenu à former ou àadopter des systèmes qu’il hésitait à.... fonten.Méry. Auguste fut fort retenu à accorder le droitde bourgeoisie romaine, montesq. Rom. <3. || Sub-stantivement. Je fais le retenu aussi bien que vous,balz. liv. v, lett. 20. || Il se dit aussi des senti-ments, des manières. Échauffez mes transportstrop lents, trop retenus, rac. Phèd. iv, 4. Le jeuretenu [au théâtre] demande une vive expressiondans les yeux et dans les traits, marmontel, Œuv.t. vi, p. 323.
RETENUE (re-te-nue), s. f. || 1* Terme de ma-rine. Cordage employé à maintenir dans sa posi-tion un bâtiment abattu en carène, un objet oui
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pourrait se renverser. || Câble de retenue, câbleemployé à retenir à l’ancre un navire. Son pavillonen berne, quatre câbles sur son avant, et un de re-tenue sur son arrière, bern. iie st-p. Paul et Virg.|| 2" Espace entre deux écluses, où l’eau est rete-nue. || Retenue de chasse, vaste espace fermé parune écluse, qu’on ouvre à la mer montante dans leshautes marées, et qu’on ferme aussitôt que la mercommence à baisser, pour la rouvrir tout à coupquand elle sera tout à fait basse; l’eau, se précipitantalors avec une grande violence, chasse le galet ou lessables qui obstruent l’entrée des ports. || Réser-voir où l’on retient de l’eau. Il faut, lorsqu’onest forcé d’avoir recours à ces eaux pour l’iiriga-tion, avoir des retenues où on les fait séjournerassez longtemps pour s’échauffer, genlis, Maisonrustique, t. iii, p. <38, dans pougens. || 3“ Termede collège. Punition qui consiste à retenir l’élève,c’est-à-dire à le priver de récréation ou de sor-tie. Mettre un écolier en retenue. 11 est en rete-nue. || 4° Terme de finance. Ce qu’on retient envertu de la loi ou d’une stipulation sur un traite-ment, sur une rente, sur un salaire. Je vous suistrès-obligé, monsieur, de votre belle consultationsur la retenue du vingtième, volt. Lett. à M. Le Ri-che, <8 janv. <768. || Une pension sans retenue,exempte de retenue, une pension sur laquelle on neretient aucune imposition. || 5° Anciennement, bre-vet de retenue, grâce que le roi accordait, quand,sur une charge qui n’était point héréditaire, il as-surait par un brevet au titulaire une somme payablepar celui qui lui succéderait dans la charge. Har-lay avait luoooo écus de retenue sur sa charge depremier président, st-sim, 20, 234. Bouffiersne ser-vit pas cette année; le roi tâcha de l’en consolerpar une augmentation de 20 u ouo livres de brevetde retenue sur sa charge, m. <30, <84. || 6“ Ancienterme de jurisprudence. Faculté que le seigneuravait, en vertu de quelques coutumes, de retenirl’héritage qui était dans la censive et qui avait étévendu par le censitaire, moyennant restitution duprix de la vente à l’acquéreur. || 7° Fig. Acte moralpar lequel on se retient, on se contient. Il fautécrire avec tant de retenue, qu’étourdi comme jesuis, je ne prends jamais la plume que je ne trem-ble de peur d’en trop dire, voit. Lett. 21 . C’est tropde retenue, il est temps que j’éclate, corn. Pulch.m, 4. Je mange bien, mais avec retenue, sév. 264.Elle savait donner de la retenue aux langues lesmoins modérées, boss. Yol. de Monlerby. Ces airsmondains et affectés, si contraires à la pudeur et àla retenue de votre sexe, bourdal. Myst. Pentec.t. i, p. 462. On vit paraître en elle ce que nousavons depuis admiré, la retenue qu’inspire la soli-tude, la politesse que donne l’usage du monde....fléch. Dauphine. Quoi 1 ta rage à mes yeux perdtoute retenue, rac. Phèd. iv, 2. La ville de Mar-seille , qui, par un heureux mélange, joint à lapolitesse des Grecs la simplicité el la retenue desprovinces, rollin, Hist. anc. Œuv. t. ix, p. 217,dans pougens. Fi donc, petit badin, un peu de re-tenue, regnard, le Joueur, ii, 4. Les femmes,qui ont à cet égard [l’usage des boissons fortes]une retenue naturelle, montesq. Esp. xvi, 2 . Voyezcomme Josabeth parle à Athalie ; elle lui fait sentirtout ce qu’elle pense ; cette retenue habile et tou-chante fait beaucoup plus d’impression que des in-jures, volt. Com. Corn. Rem. lléraclius, i, 2 . Noustâcherons d’entrer dans les détails avec cette sageretenue qui fait la décence du style, buff. Hist.nat. homme, t. iv, p. 222 . Dans une audience par-ticulière qu’il [lord Stairs] eut de ce prince[Louis XIV ], il lui parla avec peu de retenue sur lestravaux qui se faisaient à Mariiick, et qui pou-vaient, disait-on, suppléer au port de Dunkerque ,duclos, Œuv. t. v, p. <<o. ||8° Ce que la mémoireretient. Cet endroit [une plaisanterie d’une lettre]fera un bel effet dans les retenues de vos lectures,sév. 26 janv. <690. || 9° Ancien terme de marine.Retenue de poupe, gentilshommes désignés sur lesgalères pour défendre avec le capitaine la poupe etl’étendard. Que le général et les capitaines fassentleur retenue de poupe en la galère, où ils pourrontretenir tel frère qu’ils voudront.... et que ceuxainsi retenus ne puissent durant le combat sortir dela poupe sans en avoir ordre exprès dudit généralou du capitaine, Statuts de l’ordre de St-Jean deJérusalem, xx, 34, dans jal.
— SYN. retenue, modestie. L’homme qui a de laretenue se retient, se contient; l’homme qui a de lamodestie se garde de faire valoir les avantagesqu’il possède.
— hist. xiii* s. Se ele [la veuve douairière] lais-