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Tome quatrième. Q - Z.
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cissements qui revalent bien à la loi ce qu’ils luicotltent. rollin, Hist. anc. Œuv. t. Il, p. 657 , danspougens. || 2 ° Rendre la pareille en bien. Mon chermonsieur, lui dis-je; je vous remercie du conseil;quelque jour je vous le revaudrai, si je puis, ma-riv. Pays, p arv. part. 3 || Rendre la pareille enmal. Si vous me trahissez, je vous le revaudrai,dancourt, Moul. Jav. sc. 28. Il laissa les Sabinsmaîtres de la campagne, bien sûr de leur revaloirdans peu leur brigandage.... il revalut aux Sabinsle pillage qu’ils avaient fait.... le p. catrou, dansdesfontaines.

■ HIST. xv # s. Or lui revaudra [au comte deFlandre ] l’alliance qu’il avoit au duc de Bourgogne,lequel a sa fille pour femme, froiss. ii, h, ,01 -

REVALU, UE (re-va-lu, lue), part, passé de re-valoir.

REVANCHE (re-van-ch’), s. f. || 1° Action derendre la pareille pour un mal qu’on a reçu. Netriomphez point tant ; vous ne tarderez guère à mefaire avoir ma revanche, mol. les Amants, ii, t. An-nibal : Je vous ai fait passer de mauvais jours et demauvaises nuits. — Fabius : Il est vrai ; mais j’ai euma revanche, fén. Dial. Fabius, Ânnibal. La ven-geance n’est plus qu’une revanche ; ou la prendcomme un moyen de réussir, et pour l’avantagequi en résulte, duclos, Consid. mœurs, 4. Quoiquej eusse assez beau jeu pour prendre ma revanche,

J . J. Rouss. Conf. 1 .1| 2“ 11 se dit quelquefois enbonne part pour reconnaissance, retour. Il m'arendu un bon office, j’aurai ma revanche. Si la re-vanche était indubitable, quelle gloire y aurait-ilde faire plaisir ? malh. Traité des bienf. de Sénè-que , i, t. Eh oui 1 votre réception Me touche, mepénètre; elle est et noble et franche : Ne pourrai-jechez paoi prendre un jour ma revanche? collind’hablf.v. Chât. en Espagne, ii, 4. US ” Terme dejeu. La seconde partie entre deux joueurs, que leperdant joue pour se racquitter. Jouer la revanche.Donner la revanche. Partie, revanche et le tout.Quand vous [mari] perdez au jeu , l’on [l’amant devotre femme] vous donne revanche ; Même votrehomme écarte et ses as et ses rois, la font. Coupeenchantée. Je lui gagnai partie, revanche et letout dans un clin d’œil, hamilt. Gramm. ni.

|| Fig. J’ai vu M. de Garville, je ne l’ai point as-sez vu, j’étais très-malade, mais j’espère qu’il medonnera ma revanche, volt. Lett. Marmontel , 9août 4773. || Fig. Je trouve que nos gouverneursont gagné, dans toute cette manœuvre, la partie, larevanche et le tout, sév. 8 juillet 4 685. || Fig. Pren-dre sa revanche, réussir après avoir éprouvé un in-succès. M. le vicomte n’a pas encore eu le tempsde déployer toute son éloquence; mais laissez-lefaire, il prendra sa revanche, genlis, Théât. d'éduc.le Voyageur, i, 4. || 4“ Toute reprise de jeu que de-mande un joueur qui a perdu. J’ai perdu au pi-quet ; voulez-vous me donner ma revanche au tric-trac ? || 5° En revanche, loc. adv. En compensation,en récompense. Si jamais je t’aimai, cher Rodrigue,en revanche Défends-toi maintenant pour m’ôter àdon Sanche, cou N. Cid, v, 4. Je n’en dissimuleraipoint les défauts, et en revanche je me donnerai laliberté de remarquer ce que j’y trouverai de moinsimparfait, in. i ,r dise.Qui rit d’autrui Doit crain-

dre qu’en revanche on rie aussi de lui, mol. Ec. desfemmes, i, 4.

— HIST. xvi* s. Je ne veux point mespriser, Nemesdire en ma revanche : Mais j’aime mieux estreblanche, marot, ii, 355. X fin que nous ne nous enallions pas sans revenche, mont, i, 28. Je suis pro-digue de bonnetades, et n’en receois jamais sans re-venche, id. m, 34. On doit avoir desplaisir, voirehonte de si rigoureuses revanches, lanoue, 582. Lesfreres nous ont pris sans verd à ce coup, mais nousaurons quelque jour nostre revanche, id. 64 3. Etmoi en revanche je vous promets un livret à quoiun de mes voisins travaille, d’aub. Fa;n. m, 24 .....Que le seul moyen de faire cesser les barbariesdes ennemis est de leur rendre les revanches, id,Hist. i, 4 65.

— ÊTYM . Voy. revancher; bourg, revaincheBerry, revenche.

REVANCHE, ÉE (re-

van-ché, chée), part, passéde revancher. Bien revanchè par son ami.

REVANCHER (re-van-ché), v. a. || 1" Terme familier. Venger, en le secourant et le défendantquelqu’un qui est attaqué. U a revanchè son ca-marade, Dictionn. de l’Acad. || 2° Se revancher,v. ré/Z. Se défendre. 11 m’a attaqué, je me suis re-vanché. || 3" Rendre la pareille en mal. Je veux d’unsi bon tour Me revancher... la font. Fais. Les jé-suites, ainsi pincés sur leur morale d’Europe et d’A

sie, s’en revanchèrent sur le temporel, st-sim. 78," Fig. Les sens abusent la raison par de faussesapparences, et cette même piperie qu’ils apportentla raison, ils la reçoivent d’elle à leur tour : ellei’en revanche, pasc. Pens. iii, 49, édit, iiavf.t.

Rendre la pareille en bien. Et, puisque mon tré-pas conserve votre gloire, Pour vous en revancherconservez ma mémoire, corn. Cid, v, 7. Tel quesoit un bienfait et quoi qu’il en coûte, lorsqu’on l’areçu à ce titre, on est obligé de s’en revancher,vauven. Max. 673. Pour vous en revancher conser-vez ma mémoire : Le mot revancher est devenubas; on dirait aujourd’hui : pour m’en récompen-ser, volt. Comm. Corn. Rem. Cid, v, 7.

— IIIST. xiii's. De revengier les mors et les che-tis Qui pour vous sont et pour s’amour [de Dieu ]occis, quesnes, Romancero, p. loti. Ainsinc Pecunese revanche, Comme dame roïne et franche, Des sersqui la tiennent enclose, Zo Rose, 6221 .1| xiv* s. Carcilz qui se revenge depuis qu’il est souspris, Etpar son grant orgueil ne veut crier mercis, S’il

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muert en cel estât, je di qu’il en vaut pis , Guescl.24 (60. || xv's. Pour ayder à revancher la trahisonque les Lyegeois lui avoient faicte, comm. ii, 9.Print vouloir au roy de se revencher du duc deBourgongne, id. iii , l. || xvi* s. Revenge-moi, prenla querelle De moi, Seigneur, par ta merci, marot,iv, 285. Les loix de l’honneur condemnent un dé-menti souffert, celles de la justice un démentirevenché, mont, i, 4 i 9. Ayant esté desvalisé parles ennemis, il feit sur eux, pour se revencher, unebelle entreprinse, id. ii, 6. Cette piperie des sens, nos-tre ame parfois s’en revenche de mesme, m. ii, 367.

— ET YM. Re..., et venger. Revancher est aussicorrect que le serait revenger ou que l’est venger ; lafinale icare donnant souvent cher, comme on levoit pour pencher, de pendicare ; Berry, revanger.

REVANCUEUR (re-van-cheur), s. m. Celui quirevanche quelqu’un.

— HIST. xvi* s. Revangeur, cotgrave.

— êtym. Revancher.

RÊVASSER (rê-va-sé), t). n. || 1° Avoir des rêve-ries fréquentes et diverses dans un sommeil agité.Il a eu la fièvre et n’a fait que rêvasser toute lanuit. || Fig. Je n’ai pas rêvassé, ce n’est pas unevaine imagination. L’almanach n’a pas rêvassé,Quand il a dit que, cette année, La Franco seraitgouvernée Aussi mal que par le passé, Dial, del'Hôpital et de Rayard, dans richelet. || 2° Termefamilier. Penser vaguement à quelque chose. Maissi longtemps il rêvassa, Que plus d’un Troyen s’enlassa, scarr. Virg. vu. J’ai rêvassé sur ces pous-sières, dont la structure est si admirable, bonnet,Lett. div. Œuv. t. xit, p. 404 , dans pougens. Il estresté là un bon bout de temps à rêvasser, les yeuxfixés en terre, genlis , Thédt. d’éd. la Rosière, H,4. Je m’en rapporte à votre confrère, qui est là rê-vassant, beacmarch. Barb. de Sév. ni, 5. J| Il seconjugue avec l’auxiliaire avoir.

HEM . Au commencement du xvn* siècle, on di-sait aussi ravasser: Et là, malgré mes dents, ron-geant et ravassant, Régnier, Sat. xv.

HIST. xvi' s. Ayant longuement resvé et res-vassé , je me trouve bien perplex pour pouvoir ju-ger et discerner, pasquier, dans le Dict. de dociiez.

— ÊTYM . Rêver, avec la finale péjorative asser;wallon , râvlé , rêvasser, rdvleg, rêve agité.

RÊVASSERIE (rê-va-se-rie), s. f. || 1° Action de rê-vasser; état d’une personne qui rêvasse. Ce maladeest dans une rêvasserie continuelle. Les rêvasseriesde la lièvre. || 2° Fig. Terme familier. Il se dit d’i-dées comparées à des rêvasseries. C’est un hommequi débite bien des rêvasseries. J’ai l’air de memoquer de tout ce qui tient à la rêvasserie, m"' dudeffant, Corresp. t. il, p. 4 4o, dans pougens.

— HIST. xvt' s. Les plus grossières et puérilesravasseries, mont, ii, 294— ÊTYM . Rêvasser.

RÊVASSEUR (rê-va-seur), s. m. Terme familier.Celui qui rêvasse, qui est livré à des idées compa-rées à des rêvasseries. Quand cela sera fait, vousaurez votre sublime rêvasseur Réné [un écrit con-tre les systèmes de Descartes ], volt. Lett. Thiriot,5 sept. 4 736.

— êtym. Rêvasser.f REVAUTRER (re-vô-tré), v. a. Vautrer de nou-veau. || Se revautrer, u. ré/Z. Se vautrer de nouveau.Quel plaisir de laver une truie sale et vilaine quiva aussitôt se revautrer dans le bourbier? le p. sim.mars, Myst. du roy. de Dieu , p. 278, dans pougens.

4 . RÊVE (rè-v’), s . m. || 1* Combinaison invo-lontaire d’images ou d’idées, souvent confuses, par-fois très-nettes et très-suivies, qui se présentent à

l’esprit pendant le sommeil. Non-seulement ils [lesrossignols] dorment, mais ils rêvent, et d’un rêvede rossignol, car on les entend gazouiller à demi-voix et chanter tout bas, buff. Ois. t. ix, p. 451.

Je demande que chacun réfléchisse sur les rêves, ettâche de reconnaître pourquoi les parties en sontsi mal liées, et les événements si bizarres; il m’aparu que c’était principalement parce qu’ils ne rou-lent que sur des sensations et point du tout sur desidées, id. Disc. nat. animaux, Œuv. t. v. p. 325.

Si Ips organes seuls produisent les rêves de la nuit,pourquoi ne produiraient-ils pas seuls les idées dujour? volt. Dict. pliil. Somnambules. C’est un étatbien singulier que celui du rêve, aucun philosopheque je connaisse n’a encore assigné la vraie diffé-rence de la veille et du rêve, dider. Salon de 4 767,Œuv. t. xiv, p. 253 , dans pougens. Elle croit auxsonges; quand elle a fait un mauvais rêve, la voilàde mauvaise humeur pour toute la journée, genlis,Thcdt. d'éduc. la Tendresse matern. sc. 4. Ainsi denos pensers nos rêves sont l’écho, iielil. Imag. 1 .Le rêve du méchant est son premier supplice, id.ib. Là jamais ne s’élève Bruit qui fasse penser; Jus-qu’à ce qu’il s’achève, On peut mener son rêve Etle recommencer, lamart. Harm. 111 , 40. || Fig. etfamilièremei>t. Il a fait un beau rêve, se dit d’unhomme, qui a joui d’un bonheur très-court, qui s’estbercé d’un espoir trompeur. || Il se dit aussi d’unsuccès, d’un bonheur que rien ne pouvait faire at-tendre. Être d’un siècle entier la pensée et la vie,Émousser le poignard, décourager l’envie, Ébranler,raffermir l’univers incertain, Aux sinistres clartésde fa foudre qui gronde, Vingt fois contre les dieuxjouer le sort du monde, Quel rêve!... et ce futton destin, lamart. Méditât. 11 , 7, Bonaparte.

|| Fig. et familièrement. Les histoires que vousnous contez là sont de beaux rêves, elles n’ontpas plus de suite, de vraisemblance que si ellesétaient des rêves. || Fig. et familièrement. C’est unrêve que de vous voir ici, on s’y attendait si peuqu’il semble qu’on rêve. || Fig. Le rêve de quelqu'un,ce à quoi il songe toujours. Sans vieillir, accablé dejours, La fin du monde est mon seul rêve, bé-rang. Juif errant. || 2° Fig. Il se dit de tout ce quiest comparé à un rêve. Ce n’est pas là un systèmede philosophie [la physique de Descartes ], c’esl lerêve d’un homme en délire, volt. Dial, xxix, lu.Délires insensés! fantômes monstrueux! Et d’uncerveau malsain rêves tumultueux ! a. chén. Vin-vent. De ce rêve enchanteur je goûtais le men-songe, M. j. chén. Fénelon , 11 ,3. Vous m’avez délais-sé, doux rêves de la vie, id. la Prom. Nos guerriers,instruits par vos leçons, Comme un rêve insensé mé-prisent mes soupçons, c. delav. Vêp. sicil . m, 3. Lagloire est le rêve d’une ombre, lamart. Médit.i, 4 1 .

— SYN. rêve, rêverie. Le rêve est d’un hommeendormi ; la rêverie est d’un homme éveillé.

ÊTYM . Voy. rêver. Il est singulier que ce motn’ait aucun historique.

j- 2 . RÊVE (rê-v’), s. f. Impôt qui se prélevaitsur les marchandises, à leur sortie du royaume.En Normandie il se levait quatre deniers pour livrede la valeur des marchandises, à la sortie du royaume,sous le nom de rêve ou domaine forain dont l’éta-blissement est fort ancien, Édit. sept. 4664.

— hist. xiv' s. Pour recevoir la reve et imposi-cions qu’il pourront devoir pour l’issue du royaume,du cange, reva. ||xv' s. En regard de l’impositionforaine et resve qui se leve tant à Paris que ailleursdedans le royaume, Godefroy, Observations surCharles VIII , p. 4 17 , dans lacurne.

— êtym. D’après du Cange, reva est une formepour roga, demande, du latin rogare; d’après Deme-nard, c’est le nom de Pierre la Reve, nom qui passaà l’impôt, comme celui de Paulet à la paulette.

RÊVÉ, ÉE (rê-vé, vée), part, passé de rêver. Noprenez point ceci pour un conte rêvé, hauterociie,l'Amant qui ne flatte point, m, 7. |J Désiré commedans un rêve. La fortune rêvée par cet ambitieux.

REVÊCHE (re-vê-ch’), adj. || 1° Qui est commeà rebours. || On dit du fer, qu’il devient revêche,lorsque, étant mis au feu pour être travaillé, il s’en-durcit au recuit. || Diamant revêche, diamant auquel011 ne peut faire prendre le poli dans toutes sesparties. || On dit dans un sens analogue : marbrerevêche. Il y a des marbres revêches dont le travailest très-difficile; les ouvriers les appellent marbresfiers, parce qu’ils résistent trop aux outils, buff.Min. t. Il, p. 4 8. || 2“ Âpre au goût. Du vin revêche.Des poires revêches. || 3“ Fig. Peu traitable, rébarba-tif. Revêche à mes raisons, il se rend plus mutin, rë«gniër, Sat. xv. Il s’était défié de Callisthène commed’un esprit revêche, vaugel. Q. C. vit, 6. Et vous, es-