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proiss. i, i, 289 . || xvi* s. XI leur transpcrceoyt lapoictrine, rab. Garg. 1,27. Dez ma première en-fance, la poesie a eu cela de me transpercer ettransporter, mont, i, 20B.
— Etym . Trans, et percer; picard, tréperch&r.
TRANSPIRABLE (tran-spi-ra-bl’), adj. Qui peut
sortir par la transpiration. || Par lequel la trans-piration peut avoir lieu. Membrane transpirable.
— Hist. xvi* s. Le vray cuir [derme] est poreuxet transpirable, paré, i, 4 .
— étym. Transpirer.
TRANSPIRATION (tran-spl-ra-sion ; en vers, decinq syllabes), s. f. || 1° Exhalation continuelle,plus ou moins abondante, qui a lieu à la surfacede la peau. Tantôt il donnait des remèdes qui fai-saient suer; et il montrait, par le suceès dessueurs, combien la transpiration diminuée ou faci-litée déconcerte ou rétablit toute la machine dutorps, fén. Tél. xvh. Sanctorius , dont les longueset curieuses expériences sur la transpiration ontrendu le nom immortel, apprit au monde savantque ce qui s’échappe de notre corps par cette sorted’évacuation, dans l’espace de vingt-quatre heureset dans l’âge moyen, est aux autres évacuationsen raison de cinq à trois, bonnet, Contempl. nat.Œuv. t. vin, p. 21 . La transpiration est à son mini-mum au moment du repas et immédiatement après ;elle atteint son maximum pendant la digestion,fourgroy, Conn. chim. t. ix, p. 201. || Transpirationpulmonaire, celle qui se fait par la membrane mu-queuse des voies pulmonaires. C’est en France seulement que l’on a considéré séparément la trans-piration cutanée et la transpiration pulmonaire;cette recherche est due à Lavoisier et à M. Seguin,THENARD, Traité de chim. t. ni, p. 637 , dans pou-gens. || Transpiration insensible, nom inexact donnéà la portion de sueur qui s’évapore à mesure qu’elleest versée à la surface de l’épiderme, sans pouvoirêtre recueillie. Il s’attacha beaucoup à étudier latranspiration insensible du corps humain, fonten.Dodart. || Fig. Cette querelle [de Bussy et de Rous-sillon] se doit passer en riant, ou par insensibletranspiration, sév. 4 Bussy, <9 août losl. || 2° Leproduit lui-même de la transpiration. Une transpi-ration de mauvaise odeur. Éviter avec soin les trans-pirations arrêtées, genlis, Maisonrust. t. 11, p. 243,dans pougens. || 3“ Terme de botanique. Exhalaisonhumide à la surface des végétaux. La trans-piration des plantes en octobre est à celle qui sefait en août, comme ! ] à 0, bonnet, Contempl.nat. vi, 3 . Haies a reconnu qu’un soleil de prèsd’un mètre de hauteur perdait près d’un kilo-gramme de transpiration en douze heures, et trans-pirait dix-sept fois plus qu’un homme, fourcroy,Conn. chim. t. vm, p. 299. || 4" Fig. Indice. Tantde machines [contre Chamillart ] ne pouvaient êtreen si grand mouvement sans quelque sorte detranspiration, st-sim. 234, 121.
— hist. xvi* s. La cholere [bile] qui excede, enpartie s’exhale par insensible transpiration etsueurs, paré, Introd. 6.
f TRANSPIRÉ, ÉE (tran-spi-ré, rée), part, passéde transpirer. Exhalé par transpiration. Des sucsgommeux ou résineux, transpirés par les feuilles,bonnet, Lett. div. Œuv. t. xn, p. 436, dans pou-
gens. La quantité d’eau aspirée et transpirée parun tournesol pendant vingt-quatre heures, thenard,Traité de chim. t. m, p. 21 , dans pougens.
TRANSPIRER (tran-spi-ré), v. n. [| 1° Sortir ducorps sous forme d’exhalation à la peau. Les hu-meurs transpirent au travers do la peau. || Par ex-tension. Des fumées transpirent à travers les poresdu gouffre, surtout du côté de la Torre del Greco ,ciiATEAUBR. Italie , le Vésuve . || 2° 11 se dit du corpsmême qui laisse exhaler. M. Dodart s’assura pardes expériences continuées durant trente-trois ans,que Ton transpire beaucoup plus dans ia jeunesse,
font. Dodart. Votre climat n’a point maturamuvam [le raisin mûr] ; ma malheureuse machinem’obligera de m’éloigner du pays où Ton pense,pour aller chercher ceux où l’on transpire, volt.Lett. en vers et en prose, 16 . Les végétaux trans-pirent , et ils s’endurcissent d’autant plus que leurtranspiration est plus accélérée ou plus abondante,bonnet, Consid. corps organ. Œuv. t. v, p. 299.|! Par extension. Les terroirs qui transpirent beau-coup seront plus endommagés par les gelées duprintemps que les autres, buff. Expér. sur lesvégét. 4* mém. || 3° Fig. Se laisser apercevoir. Lavie, le sang et son incarnat transpirent à travers,dider. Salon de 1767, Œuv. t. xiv, p. 104, danspougens. || 4 ° Fig. Commencer à être connu, divul-
gué. Rien [d’une délibération du sénat romain ] netranspira au dehors; tant on gardait un secret in-violable dans les délibérations de cette augusteassemblée, rollin, Ilist. anc. Œuv, t. ix, p. <4.M. de Climal était un faux dévot, qui ne pouvaitavee honneur laisser transpirer ni jalousie, niamour, mariv. Marianne, part. 2 . Ello [la nationfrançaise ] serait peu flattée [d’un écrit de Frédé ric II ] ; le roi de France le serait encore moins, etje vou3 respecte trop l’un et l’autre, pour jamaislaisser transpirer ce qui ne servirait qu’à vousrendre irréconciliables, volt. Lett. au roi de Pr.4 g mai 1769. Quant au contenu de la dépêche, rienn’a transpiré, p. L, cour. Gazette du village. || Im-personnellement. 11 ne transpirait rien dans le pu-blic des mesures que les confédérés prenaient pourdéplacer ce ministre, lesage, Gil Blas,xn,8. || 5” V.a. Faire sortir par transpiration. Ils [des capucinsqui faisaient la médecine] ont mieux aimé.... mefaire transpirer toutes les sérosités, sév. 17 juin1686. || 6" Se transpirer, v. ré/l. Donner lieu àtranspiration, emploi qui est aujourd’hui peu enUsage. Il so transpire beaucoup plus d’humeurspar les pores imperceptibles des artères et de lapeau, qu’il n’en sort par les autres passages ducorps, malebr. Bech. vér. li, 1 , 3. La chair de co-chon que Ton mange se transpire peu, montesq.Esp. xxiv, 26.
— HIST. xvi* s. Ils frottent les patients en unegrande chambre commune, où tous vents peuventtranspirer, paré,xvi, h.
— Etym . Lat. trans, à travers, et spirare, souffler.
f TRANSPLANTABLE ( tran-splan-ta-bl’), adj.
Qui peut être transplanté.
— HIST. xvi* s. Les plantes des jardins transplan-tables sont les oignons, pourreaux, artichaux,
O. DE SERRES, 622.
TRANSPLANTATION ( tran-splan-ta-sion ; eDvers, de cinq syllabes), s. f. || 1* Action de trans-planter. || Particulièrement. Action d’arracher unarbre vivant et de le transporter du lieu où il végétaitdans un autre où il doit poursuivre sa croissance.|| 2° Fig. Action de changer de résidence, en par-lant des personnes. Il [M. de Voltaire] était parti[pour Berlin ], après avoir combattu pendant plusde six mois contre toute sa famille et contre tousses amis, qui le dissuadaient fortement de cettetransplantation, volt. Comm. Œuv. aut. Henr.|| 3° Prétendue manière de guérir les maladies,selon Paracelse , en les faisant passer d’un sujetdans un autre soit animal, soit végétal.
— HIST. xvi* s. Transplantation, cotgrave.
— ETYM . Transplanter ; provenç. transplanta-cio; ital. traspiantazione.
TRANSPLANTÉ, ÉE (tran-splan-té, tée), part,passé de transplanter. Ce sont des arbres trans-plantés : s’il n’y a point de suc dans la terre pourles nourrir, si c’est pour eux une terre sèche, yprendront-ils racine ? bourdal. Exhort. char. env.les nouv. cathol. t. i, p. 1 36. |[ Fig. Jeunes ettendres fleurs par le sort agitées, Sous un cielétranger comme moi transplantées, rac. Esth. i,1. Vos artisans de la ville, transplantés dans lacampagne, fén. Tél. xn. Giulio Mazarini , cardi-nal, premier ministre, d’une ancienne famille deSicile , transplantée à Rome , volt. Louis XIV ,Ministres.
f TRANSPLANTÈMENT (tran-splan-te-man),s. m. Action de transplanter.
— HIST. xvi* s. Ces plantes souffrent le trans-plantement, o. de serres, 622 .
TRANSPLANTER (tran-splàn-té), v. a. || 1” ôterune plante, un arbre d’un endroit, et le replanterdans un autre. Il [La Quintinye ] a créé l’art de laculture des arbres et celui de les transplanter,volt. Louis XIV , Écrivains. || 2* Fig. Faire passer,transporter d’un pays dans un autre. Ce fut lui quitransplanta les arts dans ce pays. Malgré notreamitié, j’ignore quel orage Transplanta sa familleen ce désert sauvage, volt. Scyth . i, 4. Ce seraitabuser de la complaisance de mon père de letransplanter si souvent, J. J. rouss. üél. iv, 4.Ahl prenez en échange une vie agitée, Que loindu sol natal l’orage a transplantée, c. delav. leParia, I, 4. [I 3“ Se transplanter, v. réfl. Passerd’un lieu dans un autre pour s’y établir. La diffi-culté de se transplanter à mon âge est si grandeet si désagréable, que je n’ai pu encore me résou-dre à passer mon hiver dans des climats pluschauds, volt. Lett. Mme du Deffant, 21 févr. 1770.
— HIST. xvi* s. Les formes de parler, comme lesherbes, s’amendent et fortifient en les trans-plantant, mont, in, 364. Ez raisons et inventions
îra
que je transplante en mon solage et confonds auimiennes, j’ay, à escient, obmis par fois d’enmarquer l’aucteur, id. m, 98.
— Etym . Provenç. transplantar ; espagn. iras-plantar; ital. traspiantare; du lat. transplantais,de trans, au delà, et plantare, planter.
f TRANSPLANTEUR ( tran-splan-teur ), s. m.Terme de jardinage. Celui qui transplante. || Adj-Le matériel et le personnel transplanteurs de laville de Paris furent mis en réquisition, et la pro-menade des gros arbres commença au grand éba-hissement des habitants du voisinage, ed. andré,Monit. univ. 7 juin 1867, p. 69», 6* col.
— HIST. xvi* s. Transplanteur; cotgrave.
f TRANSPLANTOIR (tran-splan-toir), s. m. Termede jardinage. Instrument propre à transplante!des arbres.
t TRANSPONTIN, INE (tran-spon-tin, ti-n’),adj. Qui est au delà des ponts.
— Etym . Trans, au delà, et pont.
TRANSPORT (tran-spor; le t ne se lie pas; au
pluriel, Ts ne se lie pas; cependant quelques-uns lalient : des tran-spor-z excessifs), s. m. || 1“ Actionpar laquelle on transporte quelque chose ou quel-qu’un d’un lieu dans un autre. Transport desmarchandises, de l’artillerie, de l’argent. Ce maladen’est pas en état de souffrir le transport. Tous lestransports de peuples faits à Constantinople n’ontjamais réussi, montesq. Lett. per*. 4 21. La vertusuppose la liberté, comme le transport d’un far-deau suppose la force active, volt. Dict. phil.Droit canonique. Accablé de chagrins et de mala-dies, Lalli, prisonnier dans Madras, demanda vai-nement qu’on différât son transport en Angleterre,id. Pol. et lég. Fragm. Inde , 17. f) Terme domarine. Action de porter des hommes, des mar-chandises, des vivres, etc. d’un lieu à un autre.|| 2* Par extension, voitures servant au transportdes choses nécessaires à une armée. Un transportlourd et considérable. || En marine, un transport sodit pour : bâtiment de transport. Les transportsmanquaient. || 3“ Action d’une personne qui, parautorité de justice, se rend, se transporte sur leslieux pour procéder à une vérification, à une vi-site. Transport d’un expert sur les lieux. || Droit detransport, indemnité accordée aux juges ; auxgreffiers, aux témoins et aux officiers ministériels,en cas de déplacement. || 4“ Terme de géologie.Terrain de transport, terrain d’aliuvion. || 5° Ac-tion de porter le montant d’une addition du basd’une page au commencement de la suivante. Ondit plus souvent report. || 6" Jouer par transport,se dit, au trictrac, lorsqu’on joue toutes les damesqui sont abattues des piles, et qu’on en fait descases et des demi-cases. || 7" Fig. Transport outransport-cession, cession d’un droit qu’on a surquelque chose. Faire le transport d’une rente. Jalui ai fait un transport de ma créance. Le cession-naire d’un titre exécutoire ne peut poursuivrel’expropriation qu’après que la signification dutransport a été faite au débiteur, Code civ. art. 2214.|| Fig. C’est un don [la justification du pécheur]que le Père a fait à son Fils, et ce Fils miséricor-dieux nous le cède; il veut que nous jouissions deson droit ; nous l’avons de lui par transport, boss.Sermons, Jubilé , pénitence, 1 .1| 8“ Fig. Mouvementviolent de passion qui nous met hors de nous-mêmes.J’ai pour lui des transports de haine Que je ne con-serve pas bien, corn. Héracl. v, 4. Je me livre enaveugle au transport qui m’entraîne, rac. Andr.i, 4. Perfide ! oses-tu bien te montrer devant moi ?••Après que le transport d’un amour plein d’hor-reur.... id. Phèdre , iv, 2 . Ces paroles lui échappè-rent dans le transport de sa passion, fén. Tél. VU-Cette indifférence pour les autres, et cette atten-tion continuelle sur lui-même ne venaient que dutransport continuel où il était jeté par la vio-lence de ses passions, id. ib. xvi. || Absolument-Tout mouvement passionné. Goûtez à pleins trans-ports ce bonheur éclatant, mol. D. Gare, ni, 4. Onmande que le roi d’Angleterre est arrivé en Irlande ,où il a été reçu avec transport, sév. 636. Le soir,je reçus votre lettre, qui me remit dans les pr°fmiers transports [de chagrin], id. à Mme de Grt-gnan, 6 févr. 1671. Vous êtes toujours en joie,toujours content de vous-même? vous ne voyezrien : les choses humaines ne portent pas c0perpétuel transport, boss. Polit, x, iv, 4. Sait-once que l’on fait dans un premier transport? quin-Mère coq. n, 6. Il faut désormais que mon coeur,S’il n’aime avec transport, haïsse avec f u ! r , eur ]rac. Andr. i, 4. Conçois-tu les transports de 1 heu-reuse Hermione ? id. Andr. m, 3. Quels aveuv e