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Tome quatrième. Q - Z.
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URB

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URA

pathie et antipathie des corps naturels sont lescauses efficientes et univoques de plusieurs effets,comme si des corps inanimés étaient capables desympathie et antipathie, pasc. Expér. du Puy de Dôme , p. 191 . Quoique les noms usités de joie etde tristesse ou des autres passions qui coulent dela source commune ne nous présentent que desidées univoques, boulainv. lléfut. de Spinosa,P- 311. Métal natif et dune nature univoque, buff.Min. t. v, p. 437. || 4 Les anciens ont cru que lesanimaux parfaits sengendraient par générationunivoque, cest-à-dire par la seule union du mâleet de la femelle ; et que les insectes se faisaientPar la génération équivoque, cest-à-dire sans se-mence, et de la pourriture de la terre. || 5° Termede grammaire. Se dit des mots qui ont le mêmes on, quoiquils aient une signification différente.Il 6" Terme de musique. Gonsonnances univoques,celles qui portent le même nom, comme loctaveet ses répliques.

Hist. xvi s. Cela fait, le fit despouiller nud,et no trouva sur son corps aucun signe de lepre,tant univoque quequivoque, paré, xix, 23.

étym. Lat. univocus, de unus, un, et vox,Voix, mot, terme.

| UNONE (u-no-n), s. f. Terme de botanique.Genre de la famille des anonacées ; lon y distin-gue : t lunone éthiopique ou unone dune seulecouleur, dite poivre de Guinée, poivre des Maures,poivre dÉthiopie ou de singe, et à tort mani-guette; 2 ° lunone odorante, dite bois de lance bâ-tard, et appelée bois de banane à Maurice et àBourbon; cest luvaire odorante de Lamarck; onla nomme à Sumatra canang et cananga, ainsi quedautres espèces du genre unone ; 3 lunone aro-matique, qui est le canang aromatique de certainsauteurs et luvaire aromatique de Lamark ; sesgraines sont parfois appelées poivre dÉthiopie etmaniguette, quoique ce dernier mot doive êtreréservé pour désigner les graines de lamomegraine de paradis; cette unone est dite aussi boisdécorce, legoarant.

UPAS (u-pas), s. m. Substance vénéneuse dontles habitants des îles de la Sonde se servent pourempoisonner leurs flèches, et dont la plus petitequantité suffitpour donner immédiatement la mort.Il Upas antiar, poison qui provient de lantiaristoxicaria, Leschenault, arbre de la famille desurticées artocarpées. || Upas tieuté, poison très-violent quon tire du strychnos tieuté (loganaciées)appelé à Java tieuté.

ÉTYM . Upas, en javanais, signifie poison vé-gétal , daprès Legoarant.

t UPSILON (u-psi-lon), *. m. Nom de la 20 let-tre de lalphabet grec.

ÉTYM . r tptXôv, lU ténu.

t URAGOGUE (u-ra-go-gh), s. f. Terme de bota-uique. Nom spécifique dune plante, lyerba delVtaravedi des Espagnols américains .

ÉTYM . Ovpov, urine, etayeu, conduire, pousser.

t URANATË (u-ra-na-t), s. m. Terme de chimie.

Se l produit par la combinaison de loxyde urani-que avec une base.

URANE (u-ra-n), s. m. Terme de chimie. Com-posé duranium et doxygène ; corps regardé long-temps comme simple, mais qui a été décomposé18il Lurane, dont le nom dérive de celui de laPlanète Uranus , fut découvert par M. Klaproth , en4,89 > dans un minerai appelé pech-blinde, the-Hard, Traité de chim. 1. 1 , p. 294, dans pougens.

t URANEUX (u-ra-neû), adj. m. Terme de chi-mie. Voy. URANOCHRE.

t URANICO-CALC1QUE (u-ra-ni-ko-kal-si-k), adj.|u. Terme de chimie. Se dit dun sel uranique com-biné avec un sel calcique. || On dit semblablement

uranico-cuivrique.

t ÜRanides (u-ra-ni-dJ, s. m. pl. Famille deminéraux dérivés de luranium.

f URANIE (u-ra-nie), s. f. Celle des neuf Musesqui présidé à lastronomie. || Planète télescopiquedecouverte en 1854. || Genre de papillons diurnes.

ÉTYM . Oùpavia, céleste, de oùpavèç, ciel (voy.DRanus).

t URANIQUE (u ra-ni-kq, adj. m. Terme de chi-mie. Se dit du second oxyde duranium et des selsquil produit.

t URANISCOPLASTIE(u-ra-ni-sko-pla-stie), s. f.Synonyme duranoplastie.

ÉTYM . Oùpavfoxoç, palais, et nXdooeiv, former

t ÜRANISCOSTÉOPLASTIE (u-ra-ni-sko-sté-o-

Pla-stie), v. f. Synonyme duranostéoplastie.

.+ Uranite (u-ra-ni-t), s. m. Phosphate dura-mum natureL

t URANIUM (u-ra-ni-om), s. m. Terme de chi-mie. Corps simple métallique quon extrait de lu-rane; découvert par Peligot en 1841.

t URANOC1IRE (u-ra-no-kr), s. m. Synonyme depcchurane, qui est loxyde uraneux de Berzélius ,ou le premier degré doxydation de luranium.

ÉTYM . Uranium, et ochre.

f ÜRANOGRAPIIE (u-ra-no-gra-f), s. m. Celuiqui fait une description du ciel. || Auteur dune ura-nographie.

ÉTYM . Oùpavèç, ciel (voy. uranus ), et ypâ-çeiv, décrire.

UI1ANOGRAPHIE (u-ra-no-gra-fie), s. f. Descrip-tion du ciel. || Science qui a pour objet létude, ladescription du ciel. || Titre de plusieurs ouvragesdastronomie.

URANOGRAPHIQUE (u-ra-no-gra-fi-k), adj. Quiappartient à luranographie.

f URANOMÉTRIE (u-ra-no--trie), s. f. Re-levé des étoiles du ciel ou dune portion de ciel.Il [Jean Bayer] publia une uranométrie ou des-cription des constellations, accompagnée de car-tes; il y marque les étoiles de chaque constella-tion par une lettre grecque, bailly , Hist. astr.mod. t. n, p. 149.

ÉTYM . Oùpavèç, ciel, et pérpov, mesure.

f URANOPLASTIE (u-ra-no-pla-stie), s. f. Termede chirurgie. Opération qui a pour but de guérirles fissures congénitales du palais.

ÉTYM . Oùpavèç, palais, et TtXâeraetv, former.

t URANORAMA (u-ra-no-ra-ma), s. m. Vue du

ciel; exposition du système planétaire, à laidedun globe mobile.

ÉTYM . Oùpavèç, ciel, et èpapa, vue.

URANOSCOPE (u-ra-no-sko-p) s. m. Poisson de

mer qui a les yeux au-dessus de la tête, et tour-nés vers le ciel.

ÉTYM . Oùpavèç, ciel, et oxoïteïv, voir.

f URANOfiTÉOPLASTIE (u-ra-no-sté-o-pla-stie),s. f. Terme de chirurgie. Opération par laquelleon produit locclusion des perforations du palaispar rapprochement des os de la voûte palatine,préalablement sciés et avivés.

ÉTYM . pavo;, palais, ôaréov, os, et vrXaa-aetv, former.

URANUS (u-ra-nu3), s. m. Grosse planète placéeau delà de Saturne . La planète Uranus avait échap- par sa petitesse aux anciens observateurs;Flamsteed à la fin du dernier siècle, Mayer et Le-,monnier dans celui-6i, lavaient déjà observéecomme une petite étoile, laplace, Exp. i, 9. Ladécouverte de la planète Uranus , faite par Her-schel, en 1781, id. ib. v, 4. Uranus a six satellites,dont les orbites sont presque perpendiculaires àlécliptique ; Herschel a cru lui voir un anneau,delambre, Abr. astron. leçon 18.

' étym. Oùpavèç, dieu qui fut le père de Sa­ turne et qui représente le ciel, répondant au dieuindien Varuna.

f URAO (u-ra-o), s. m. Nom donné en Colombie au natron, qui est un sous-carbonate de soudehydraté.

URATE (u-ra-t), s. m. Terme de chimie. Nomgénérique des sels formés par la combinaison delacide urique avec les bases. Urate dammoniaque.

|| Engrais composé dun mélange durine et deplâtre ou de terre.

URBAIN, AINE (ur-bin,-n), adj. || 1 Quiconcerne la ville, qui appartient à la ville, paropposition à rural. Garde urbaine. Pour me tirerun peu de lurbaine cohue, je me rendis à la fin[à une invitation], et je fus passer à Passy huitou dix jours, j. j-, nouss. Conf. vin. || Cachexieurbaine, nom donné à lanémie qui afflige souventles habitants des grandes villes. || 2 S. m. Habi-tant dune ville ; il est opposé à villageois. Jerraiquelques jours autour de la ville, logeant chezdes paysans de ma connaissance, qui tous me re-çurent avec plus de bonté que nauraient fait desurbains, j. j. rouss. Conf. n.

hist. xiv s. Œuvres urbaines et privées,bercheure, f 25 , recto. Oultre deux questeursurbains, qui y estaient dancienneté, id. f 89, verso.

ÉTYM . Lat. urbanus, de urbs, ville, de ur-vare ou urbare , tracer le sillon, faire la délimita-tion religieuse.

| URBAIRE (ur--r), s. m. Syn. de papier ter-rier, Rev. critique, \ 3 avr. 1872, p. 228 .

f URBANISTES (ur-ba-ni-st), s. f. pl. Reli-gieuses de Sainte-Claire qui peuvent posséder desfonds, ainsi dites parce que le pape Urbain VIII leur a donné leur règle.

URBANITÉ (ur-ba-ni-), s. Mil 0 La politesse

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des anciens Romains. Ils [les Romains] ont laisséleur atticisme [des Grecs] bien loin derrière leururbanité; cest ainsi quils appelèrent cette aima-ble vertu du commerce, après lavoir pratiquéeplusieurs années sans lui avoir donné de nom as-suré ; et, quand lusage aura mûri parmi nous unmot de si mauvais goût et corrigé lamertumede la nouveauté qui sy peut trouver, nous nous yaccoutumerons comme aux autres que nous avonsempruntés de cette même langue, balz. 2 dis-sert. politique. Lélégance attique dont vous me par-lez fut-elle jamais plus pure à Athènes , ni lurba-nité plus agréable et mieux entendue à Rome ? voit.Lett. 176. Les lettres de Voiture ont je ne sais quoidingénieux et de poli qui surpasse les urbanitésromaines, st-evremond, dans riciielet. || Par ex-tension. On ne peut nier que ce ne soit [Lucien]un des plus beaux esprits de son siècle, qui apartout de la mignardise et de lagrément, avecune humeur gaie et cette urbanité attique quenous appellerions en notre langue une railleriefine et délicate, dablancourt, Lucien, Épitre.|| 2 En général, politesse que donne lusage dumonde. Un homme instruit, qui sait que nousavons mal appliqué le mot durbanité à la poli-tesse, volt. ilél. litt. à labbé dOlivet. Dans lesmonarchies, léducation doit avoir pour objet lur-banité et les égards réciproques, dalemb. Œuv.t. vi, p. 305. Romans [leCyrus et autres] qui nesont que des reflets affaiblis de lélégante urbanitéde la cour de Louis XIV , villemain, Litt franç.xviii siècle, 2 e part. i re leç.

REM. On a attribué ce mot à Balzac ; mais ilest beaucoup plus ancien ; seulement, cest Balzacqui la introduit définitivement et autorisé.

HIST. xiv e s. Il semble que selon chescuneurbanité ou communicacion civile soit aucune es-pece damisté, oresme, Éth. 248. || xv e s. Cest lefleuve damenité, Le torrent de toute lyesse, Lasource de félicité, Lu cours dextreme urbanité,La mer de fleurie jeunesse, Cest la riviere de pro-messe , octavien de saint-gelais , Séjour dhon-neur dans chevræana (Paris 1697), p. 68 et 59,Rev. de lInstr. publique, 6 avr. 1866 , p. 3.|| xvi e s. Urbanité est une elegance, une courtoisieou une gaillardise de deviser plaisamment, enresjouissant les assistans sans les fascher, jean le-maire, Couronne Slargaritique, dans peetermans.Annuaire de la société libre démulation de Liège pour 1859.

étym. Lat. urbanitatem, de urbanus, voy.

URBAIN.

t URCÉOLAIRE (ur--o--r), adj. Synonymedurcéolé.

f URCÉOLE (ur--o-1), s. m. Terme de botani-que. Organe en forme de gobelet ou de godet.

étym. Lat. urceolus, dimin. de urceus, sortede vase.

URCÉOLÉ, ÉE (ur--o-, lée), adj. Terme debotanique. Se dit dun organe qui est renflé à sapartie moyenne, resserré à son orifice, et dilaté àson limbe. Calice urcéolé.

ÉTYM . Urcéolé.

f URDU (ur-du), s. m. Langue moderne de lInde ,mêlée, à la suite de la conquête des Mogols , dequantité de mots étrangers, arabes et persans, re-latifs à la religion, au gouvernement, à la guerreet aux arts ; ainsi dite de urdu, camp : la languedu camp (des Mogols ).

URE (u-r), s. m. Aurochs, taureau sauvage.

HIST. xvi" s. Je tuay grand nombre de ures,bœufs, beuffles, sangliers, cerfz, Al te t or, roman,p. 60 , dans LACURNE.

ÉTYM . Lat. urus, mot germanique introduitanciennement dans le latin : anc. haut-allem. ûr,ûro ; sanscrit, usra, taureau.

f UREBEC (u-re-bèk), s. m. Nom vulgaire donnéquelquefois à leumolpe de la vigne (coléoptères).

f URÉDINÉS (u--di-), s. m. pl. ou URÉDI-NÉES (u--di-née), s. f. pl. Terme de botanique.Famille de champignons clinosporés, tous para-sites, et causant souvent de grands dégâts parleur nombre.

t URÉDO (u--do), s. m. Champignon parasitequi sert de type à la famille des urédinées; lony distingue lurédo rouille, qui cause la maladieappelée la rouille des céréales.

ÉTYM . Lat. uredo, maladie des^ plantes brû-lées par le brouillard, de urere, brûler (voy. us-TION).

URÉE (u-rée), s. f. Terme de chimie. Substanceparticulière que lon rencontre dans lurine delhomme, dont elle est un des principes immé-