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diats. L’urée, nom que j’ai donné à une substancedifférente de toute autre matière animale, et quicaractérise l’urine, fourcroy, Conn. chim. t. i,
p. CLXIV.
— ÉTYM . Mot formé avec ur, radical de urine.t URÉMIE (u-ré-mie), s. f. Terme de médecine.
Accumulation de l’urée dans le sang.
— ÉTYM . Urée, et alpia, sang.
f URÉMIQUE (u-ré-mi-k’), adj. Qui a rapport àl’urémie.
f URÉTÉRALGIE (u-ré-té-ral-jie), s. f. Termede médecine. Douleur dans le trajet de l’uretère.
— étym. Uretère, et àXyoi;, douleur.
URETÈRE (u-re-tè-r’), s. m. Terme d’anatomie.
Canal membraneux destiné à porter l’urine du reindans la vessie. Cromwell allait ravager toute lachrétienté.... sans un petit grain de sable qui semit dans son uretère, pasc. Pensées div. 20 , éd.
FAÜGÈRE.
— hist. xvi” s. Les reins ont connexion avec lavessie par les ureteres ou urinaires, paré, i, 26.
— ÉTYM . OOpï|vr,p, de oùpeïv, uriner.
j- URÉTÉRIQUE (u-ré-té-ri-k’), adj. Qui a rap-port à l’uretère. Ischurie urétérique.
f URÉTÉRITE (u-ré-té-ri-t’), s. f. Terme de mé-decine. Inflammation des uretères.
— ÉTYM . Uretère, et la finale médicale ite quiindique inflammation.
f URÉTÉROLITHIASE (u-ré-té-ro-li-ti-a-z’), s.f.Terme de médecine. Formation de calculs dansles uretères.
— étym. Uretère, et lithiase.
t URÉTHRAL , ALE (u-ré-tral, tra-1’), adj. Qui arapport à l’urèthre. || Crête uréthrale, éminencequ’on aperçoit dans l’urèthre, au devant de laprostate.
t URÉTHRALGIE (u-ré-tral-jie), s. f. Terme demédecine. Douleur dans l’urèthre sans phéno-mènes inflammatoires.
— étym. Urèthre , et dXyoç, douleur.
URÈTHRE (u-rè-tr’), s. m. Terme d’anatomie. Ca-nal excréteur de l’urine dans les deux sexes.
— ÉTYM . Lat. urethra (quicherat, Addenda), de■oipnOpà, de oùpeïv, uriner.
t URÉTHRITE (u-ré-tri-t’), s. f. Terme de mé-decine. Inflammation de l’urèthre, blennorrhagie.
— ÉTYM . Urèthre , et la finale médicale ite quiindique inflammation.
f URÉTHRO- CYSTOTOMIE ( u-ré-tro-si-sto-to-mie), s. f. Terme de chirurgie. Opération quiconsiste à diviser le canal de l’urèthre pour péné-trer jusque dans la vessie et retirer les calculsqu’elle contient.
— ÉTYM . Urèthre , et cystotomie.
t URÉTHRO-PÉNIEN, ENNE (u-ré-tro-pé-niin,niè-n’), adj. Qui a rapport à l’urèthre et au pénis.|| Fistule uréthro-penienne, fistule urinaire dontl’orifice externe s’ouvre en avant du scrotum, lelong du pénis (en général à la face inférieure, l’o-rifice interne siégeant dans l’urèthre).
t URÉTHRO-PÉRINÉAL, ALE (u-ré-tro-pé-ri-né-al, a-1’), adj. Terme d’anatomie. Qui a rapportà l’urèthre et au périnée. || Fistule uréthro-péri-néale, fistule urinaire dont l’orifice extérieurs’ouvre au périnée, en arrière du scrotum, l’orificeinterne siégeant sur un point de la muqueuseuréthrale, à sa partie membraneuse en général.
f TJRÉTUROPH RAXIE (u-ré-tro-fra-ksie), s. f.Terme de chirurgie. Obstruction de l’urèthre.
— ÉTYM . Urèthre , et ipçâaosiv, obstruer,t URÉTHROPLASTIE (u-ré-tro-pla-stie), s. f.Terme de chirurgie. Opération qui a pour but deréparer une perte de substance éprouvée par l’u-rèthre.
— ÉTYM . Urèthre , et 7tXâ<j<7£iv, former,t URÉTHRORRHAGIE (u-ré-tro-rra-jie), s. f.Terme de chirurgie. Hémorrhagie de l’urèthre.
— étym. Urèthre , et fayetv, faire éruption.
t URÉTHRORRHAPHIE (u-ré-tro-rra-fie), S. f.Terme de chirurgie. Suture pratiquée sur l’urè-thre fendu.
— Étym. Urèthre , et paçù, suture,j- URÉTHRORRHËE (u-ré-tro-rrée), s. f. Termede chirurgie. Ecoulement par l’urèthre.
— étym. Urèthre, et £eïv, couler.
f URÉTHROSCOPE ( u-ré-tro-sko-p’), s . m.Terme de chirurgie. Instrument imaginé pourexaminer l’intérieur de l’urèthre.
— ÉTYM . Urèthre , et axoïteïv, examiner,t URÉTHROSCOPIE (u-ré-tro-sko-pie), s. f. Exa-men de l’urèthre à l’aide de l’uréthroscope.
t ÜRÉTHRO-SCROTAL, ALE (u-ré-tro-skro-tal,ta—1’), adj. Terme d’anatomie. Qui a rapport à l’u-
rèthre ei au scrotum. || Fistule uréthro-scrotale,fistule urinaire dont l’orifice externe siège sur unpoint de la surface du scrotum, l’interne partantdu canal de l’urèthre.
+ URÉTHUOSTÉNIE ( u-ré-tro-sté-nie ), s. f.Terme de chirurgie. Rétrécissement de l’urèthre.
— ÉTYM . Urèthre , et otevôç, étroit.
t URÉTHROTOME (u-ré-tro-to-m’), s. m. Termede chirurgie. Instrument qui sert à inciser l’u-rèthre.
— ÉTYM . Urèthre , et top), section.
t URÉTHROTOMIE (u-ré-tro-to-mie), s. f. Inci-sion de l’urèthre. || Uréthrotomie externe, ou, se-lon quelques chirurgiens, boutonnière, opérationqui consiste en une incision du dehors vers l’in-térieur du canal de l’urèthre.
URÈTRE (u-rè-tr’), s. m. L’Académie écrit cemot sans h, ajoutant : quelques-uns écrivent urè-thre. Cette dernière orthographe, étant étymolo-gique, vaut mieux (voy. urèthre).
| URGEMMENT (ur-ja-man), adj. D’une manièreurgente, oudin, Dict.
— étym. Urgent, et le suffixe ment.
URGENCE (ur-jan-s’), s. f. Qualité de ce qui est
urgent. Un cas d’urgence. L’urgence des circon-stances. Urgence des affaires, Mém. de Bassom-pierre, t. 1 , p. 297 , dans lacurne.
— ÉTYM . Lat. urgentia (quicherat, Addenda),de urgens, urgent.
URGENT, ENTE (ur-jan, jan-t’), adj. Qui nesouffre point de retardement, pressant.
— hist. xv* s. Encores de présent nous est forceet nécessité urgente pour la conduite de nostrearmée de recouvrer grans sommes de deniers, Let-tre de Charles VIII , dans Bulletin du comité de lalangue, t. m, p. 604. || xvi* s. Leurs objections nesont pas si fortes ni si urgentes qu’il faille mettregrand peine à les réfuter, calv. Instit. 351. LesMolossiens tiennent celle façon de supplier pourla plus urgente, et celle que l’on n’ozeroit escon-duire ny refuzer, amyot, Thêm. 46. L’ennemy neavoit pensée plus urgente que de sa retraicte, rab.Pant. iv, nouv. prof. Une urgente circonstance,MONT. III, 249.
— ÉTYM . Lat. urgenlem, qui presse, de urgere,
presser. ^
j- URGINÉE (ur-ji-née), s. f. Vurginea scilla,Stenheil, scilla maritima, L.
■j URIEL (u-ri-èl), s. m. Un des archanges. Ga-briel, Michel, Raphaël et Uriel président auxquatre points cardinaux.
— ÉTYM . Hébreu , ur, lumière, et et, Seigneur :lumière du Seigneur.
URINAIRE (u-ri-nê-r’), adj. Terme d’anatomieet de médecine. Qui a rapport à l’urine. Calculurinaire. || Méat urinaire, l’orifice de l’urèthre.|| Voies urinaires, ensemble des conduits et cavitésdestinés à transmettre ou à contenir l’urine, de-puis le moment où se fait la sécrétion de ce liquidejusqu’à son élimination définitive. || Fistules uri-naires, fistules qui laissent écouler l’urine, distin-guées en vésicales et en uréthrales. || 2 e S. f. Pis-senlit.
— HIST. xvi* s. Ces pierres descendent en lavessie par les vaisseaux urinaires, paré, xv, 35.
— étym. Urine.
URINAL (u-ri-nal ), s. m. Vase à col incliné,dans lequel les malades urinent commodément. Ily a des urinaux en faïence, en porcelaine, etc.|| Sorte de réservoir qu’on adapte à la verge dansle cas d’incontinence d’urine, pour recevoir celiquide à mesure qu’il s’écoule."|| Terme d’alchi-mie. Urinai des philosophes, fourneau philosophaldans lequel se cuit et digère la matière de lapierre des sages, ou l’œuf hermétique.
— hist. xui* s. Aportez moi un orinal, Et siverrai dedenz le mal, Ren. 19509. || xv e s. Le mé-decin prend l’urinal et contremont le leve, ettourne et retourne l’urine, et puis va dire....louis xi, Nouv. xx.
— ÉTYM . Provenç. urinai; espagn. orinal; ital.orinale ; du lat. urinai, pot de nuit, adj. urinalis,urinaire, de urina, urine. On trouve au xvi* siècleurinai pour urinaire.
f URINATION (u-ri-na-sion), s. f. Terme de phy-siologie. Nom donné par Ch. Robin à la deuxièmedes fonctions de la vie végétative, caractérisée parl’expulsion des principes liquides et des principessolides tenus en dissolution, quand les uns et lesautres sont devenus impropres à la nutrition.
— étym. Uriner.
URINE (u-ri-n’), s. f. Liquide excrémentitiel
sécrète par les reins, d’où il coule, par les uretères,dans la vessie, qui, après l’avoir conservé en dépôtpendant quelque temps, le chasse au dehors païl’urèthre en se contractant. Suppression d’urine.Rétention d’urine. L’urine de l’homme est une desmatières animales qui ont été les plus examinéespar les chimistes, dont l’examen a fourni en mêmetemps et le plus de découvertes singulières à lachimie, et le plus d’applications utiles pour la phy'sique animale, ainsi que pour l’art de guérir,fourcroy, Conn. chim. t. x, p. 93. C’est à Boyle,vers la fin du xvn e siècle, que remontent seule-ment les premiers essais chimiques faits surl’urine de l’homme, m. ib. p. lus. L’urine des che-vaux ne contient point d’acide phosphorique ; il ja déjà longtemps que Rouelle le cadet avait fait lamême remarque, fourcroy et vauquelin, Instit.Mém. scienc. t. 11 , p. 286 . || Urines ardentes, urinestrès-rouges, dont la coloration est peut-être due àl’acide rosacique. || Essence d’urine, sel ammo-niacal qu’on extrayait autrefois de l’urine. Pourdes vapeurs, ma très-aimable bonne, je voulus,ce me semble, en avoir l’autre jour; je pris huitgouttes d’essence d’urine, sév. 13 juin 1685. || Mé-decin des urines, celui qui prétend, par l’inspec-tion de l’urine, connaître les maladies. J’auraisun beau teston pour juger d’une urine, regnieb,Sat. iv. La ridicule charlatanerie de deviner lesmaladies et le tempérament par des urines est lahonte de la médecine et de la raison, volt. Lett.Florian, 3 janv. 1774. || Fig. Le médecin qui a vuson urine dit qu’il n’ira pas loin, dicton vulgairepour exprimer qu’un objet quelconque est usé, enmauvais état, durera peu.
— HIST. xn* s. Tant iert estreit mened [le peu-ple sera si étroitement mené], que li cuvendrad odvus mengier sa fiente demeine, e le urine beivreki li isterad del cors, Rois, p. 409. || xv" s. Il ne fautjà vostre pousse [pouls] taster.... Vostre orine neaussi regarder, ch. d’orl. Bail. 83. || xvi* s. Ceulxde Crete, assiégez par Metellus, se trouvèrent er.telle disette de tout aultre bruvage, qu’ils eurentà se servir de l’urine de leurs chevaux, mont1,366.
— ÉTYM . Berry, orine; provenç. urina; espagn.orina; portug . ourina; ital. urina, orina; du lat.urina, de même radical que oùpov, urine, oùpôt,àçàç, àfâôt, la partie séreuse du lait; comparez lesanscr. vari, eau.
URINER (u-ri-né), v. n. Evacuer l’urine, se ditsurtout en parlant des malades. Quelle différencey a-t-il pour un aveugle entre un homme qui urineet un homme qui verse son sang? dider. Lett. surles aveugles. || Il se conjugue avec avoir.
— HIST. xiv e s. Illecques, oriner et pissier, Ar-chiv. nat. 11 ,107, p. 283. |j xvi* s. X cause de quoyils ne peuvent uriner droit, paré, xv, 34.
— ÉTYM . Urine; Berry, oriner; provenç. urinar;espagn. orinar; ital. orinare.
URINEUX, EUSE (u-ri-neû, neû-z’), adj. Qui arapport à l’urine. Abcès urineux. Odeur urineuse.
I URINIFÈRE (u-ri-ni-fè-r’), adj. Terme d’ana-tomie. Qui porte l’urine. Canaux urinifères.
— ÉTYM . Urine, et lat. ferre, porter.
t URINIPARE (u-ri-ni-pa-r’), adj. Terme d’ana-tomie. Qui produit l’urine. || Tubes urinipares,ceux qui produisent l’urine, ou tubes de la sub-stance corticale du rein.
— ÉTYM . Urine, et lat. parère, produire.
f URINOIR (u-ri-noir), s. m. || I e Endroit dis-posé pour uriner, dans les rues ou endroits publics-|| 2 e II se dit souvent pour urinai.
f URINOMËTRE (u-ri-no-mè-tr’), s. m. Voy-
ÜROMÈTRE.
— ÊTYM . Urine, et pixpov, mesure.
URIQUE (u-ri-k’), adj. Terme de chimie. Il sedit d’un acide produit par la combinaison de l’uréeavec l’oxygène; il constitue la partie blanche desexcréments des oiseaux et de plusieurs reptiles-L’acide urique, découvert par Scheele en 4778, nese trouve pour ainsi dire que dans les urines del’homme et des oiseaux, thenard, Traité de eh 1 ’”:t. m, p. 489, dans poügens. || Calcul urique se ditpour calcul d’acide urique.
— êtym. Mot formé avec ur, radical de urine.
URNE (ur-n’), s. f. || 1° Chez les anciens, gran“
vase à puiser de l’eau. L’urne aux flancs arrondisse durcit dans le feu, deulle, Imag. V- [HylasJs’appuyant à la rive penchante, Dans le cristalsonnant plonge l’urne pesante, a. chén. Idylles,Hylas. || 2 e Chez les anciens, vase qui servait