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uset, Ch. de ltol. xxxix. || xn" s. Dune comença suncors durement à grever, Et les grosses viandes,chous e nés à user, Th. le mari. 93. Del meillurvin usout [usait] que l’um trover poeit, ib. 4 02.||xm" s. Une estoire vielle et usée, brun, latini,Trésor, p. 483. Assises que il voudrent que fussenttenues et usées u royaume, du cange, usuare. Sej’avoie mon jouvent [jeunesse] tout usé, Si sui-jeriche et de moult haut parage, Qu’on m’aimeroità petit de beauté, quesnes, Romancero, p. 409. Enlarmes et en plors [j’] userai ma jouvente, audefr.le bast. Romane, p. 4 2 . Mais celui qui le gaste et use[son avoir], Et après sa folie encuse, Qu’il la des-pendu sans mesure, Lai de l’ombre. Si doit on sa-voir c’on doit uzer des cozes louées selonc ce queon convenencha au louer, beaum. xxxviii, 2 . Se jelanguis et au main et au soir, C’est qu’à li [elle]plait qu’ainsi j’use ma vie, Complainte douteuse,jubin. t. u, p. 2B6. Use de ton pain, tu seras frans,Leroux de lincy, Prov. t. n, p. 433. || xiv* s. Dési-rable chose, c’est user ou jouir de ce que l’on de-sire, oresme, Éth. vi, 20 . Coutume d'icelle ville[Tournay ] usée et gardée de si lonc temps, qu’iln’est mémoire du contraire, du cange, usuare.|| xv* s. Chers seigneurs, vous estes moult vaillanschevaliers et usés d’armes, froiss. i, i, 320. Sire,vous estes notre capitaine et notre gardien, si de-vons tous obéir et user par vous, id. i, i, 242. Sivous recommande Charles mon fils, et en usezainsi comme bons oncles doivent user de leur ne-veu [Charles V à ses frères], id. n, n, 70. Si setraïrent les plusieurs devers Jean Lyon, et lui de-mandèrent conseil de celle chose, et comment onen pourroit user, id. n, n, 62 . Le duc d’Orliens etle duc de Bourbon usèrent la plus grant partie deleur vie en Engleterre, depuis ce temps, fenin,4415. Le povre homme use son cerveau, Et nescet dont luy vient ce bien, Il songe, il pense;est-il point mien? coquill. Droits nouv. Usons lesuns de? autres librement; Et que chascun sur ceboire excellent Lave son cœur de toute hypocrizie,basselin, XL. Il usoit de ceste parolle au person-nage propre [il disait cela à la personne même],COMM. i, 40. || xvi* s. Si vostre plaisir est de meenvoyer quelque lettre de change, j’espere n’enuser que à votre service, et n’en estre ingrat onreste, rab. Épi. 4 2 . Vous me feriez tort sy vousn’usiez envers moy comme envers vostre mere,marg. Lett. 426. Ce n’est à moy à qui l’on doihtuser telles bourdes, id. ib. 4 44. Je vous prie, monnepveu, en user [de mon mari] comme de vostrepropre frere, id, ib. 4 66. Il n’affiert qu’aux grandspoètes d’user des licences de l’art, mont, i, 4 66. Ily a plus de constance à user une chaisne qu’à larompre, ro. n, 26. Il les appeloit du nom de com-paignons, que nous usons encores, id. iii, 4 68. Hzn’usent point de fondes en bataille, amyot, Thés .5. Tatius le remettoit de jour à autre, et lui usoittousjours de quelque desfaicte, id. Rom. 36. Pu-bliera mourut ayant usé ses jours en tout ce queles hommes estiment vertueux et honorable, id.Publ. 40. Vous le voyez aller par la ville avecune pauvre robbe toute rompue et usée, id. Arist.62 . Nourrir les chevaulx usez et rompus de travailen nostre service, id. Cat. 44.
— ÉTYM . Provenç. et espagn. usar; ital. usare;verbe dérivé du latin u sus, usage (voy. us 4).
t USEUIt (u-zeur), s. m. Celui qui use par lefrottement. Toute la France , toute la cour, useursdo parquet ou gens affairés, attendent à la porte [ducardinal de Fleury], d’abgenson, Mém. t. i, p. 4 4 3.
USINE (u-zi-n’), s. f. || 1° Proprement et ancien-nement, machine mue par l’eau. Depuis que j’aiétabli des usines où la différente vitesse do l’eaupeut se reconnaître assez exactement, buff. Ad-dit. théor. terr. Œuv. t. xn, p. 463. Les bateaux,bacs, navires, moulins et bains sur bateaux, et,généralement, toutes usines non fixées par despiliers et ne faisant point partie de la maison,sont meubles, Code civ. art. 634. || 2° Aujourd’hui,fabrique dont le produit est obtenu par des ma-chines plus que par le travail des ouvriers, telsque moulin, forge. Parmi ies causes qui ont ame-né d’heureux changements dans les usines à feude la France , devillefosse, Instit. Mém. scienc.t. IX, p. 4 26.
— hist. XIII" s. Se nos avons besoin de mairienà nos moulins et à nos autres wisines de Valen-chienes, du cange, usina. || xiv’ s.... mais ainsicomme En avez dit la vérité, Vous ne forgez'd’humanité Que l’elementaire machine, Sans met-tre ce qui meut l’usine, l’Alchim. à nat. 94.|| xv" s. Huisine et ediffice à moire, brasier et
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réchauffer waranche, Souvenirs de la Flandre wal-lonne, juill. et août 4867, p. 104. Et toute la contéenfin, Villes , chastaulx, terres, usines, E. desch.Poésies mss. f" 666. || xvi" s. Femme tenant l’usineou boutique de son mary achetant et vendant pu-bliquement peut contracter, Coust. gén. t. n,p. 849. Eriger colombiers, pressoirs et moulins,faire estangs, treilleries et autres usuines, Nouv.coust. gén. t. Il, p. 396.
— ÉTYM . Dérivé du lat. «sus, comme ustrina,est dérivé de ustum (voy. us 4).
f USINIER (u-zi-nié ; IV ne se lie jamais!, s. m.|| 1" Celui qui exploite une usine. || 2° Celui qui,aux colonies, exploite une sucrerie.
USITÉ, ÉE (u-zi-té, tée), adj. ||1” Qui est enusage, qui est pratiqué communément. Et suivantle vieil ordre en Syrie usité.... corn. Rodog. v,2 . Dites-moi.... De quel air il vous plaît que cecisoit traité? Parlerai-je, monsieur, selon ma con-science, Ou comme chez les grands on le voit
usité? mol. Amph. n, 4 _le parti d’un époux est le
plus ancien, Et le plus usité; c’ést pourquoi jem’y tien, regnard, Fol. am. n, 2 . || 2° Il se ditdes mots et des phrases qui sont en usage dansune langue. Quels mots sont usités dans une lan-gue morte, pasc. Vide, Préface. Guatimala, selonune expression très-usitée, est situé entre le pa-radis et l’enfer, raynal, Hist. phil. vi, 24. Rienne contribue plus à la clarté que l’emploi desexpressions usitées; mais, si vous ne les détour-nez jamais de leur acception ordinaire, votrestyle ne sera que familier et rampant, barthél.Anach. ch. 58.
— hist. xv" s. Tous quatre moult puissants decorps, et bien usités et esprouvés en armes,monstrel. i, 4 4. Langue latine dont vous estes bienusité, comm. Prol. || xvi" s. Par ce qu’il n’est pasusité Ne commun, qu’une femme ou fille Sçaichetant.... marot, iv, 4 63. C’est merveille si quelcuntrouve ceste maniéré de parler estrange, laquellen’a nulle absurdité, et a esté usitée des anciensdocteurs, calv. Instit. 24 4. Ceste coustume est re-ceue et usitée, id. ib. 870. Ils estaient armez etaccoustrez presque à la façon mesme des Parthes ,et usitez de combatre à l’encontre d’eulx, amyot,Anton. 66.
— ÉTYM . Provenç. usitat; espagn. usitado; ital.usitalo ; du lat. usitatus, usitare, fréquentatif deuti, se servir.
fUSNÉE (u-snée), s.f. Usnée humaine, sorte demousse verdâtre que les anciennes pharmacolo-gies mentionnent et que l’on recueillait sur descrânes humains longtemps exposés à l’air, parti-culièrement sur ceux des pendus, et à laquelle onsupposait des propriétés miraculeuses. || Terme debotanique. Genre de lichens.
— ÉTYM . Usnea, en lat. du moyen âge, de l’a-rabe ashnah, mousse.
USQUEBAC (u-ske-bac), s. m. Nom d’une li-queur qui n’est autre que du wisky (eau-de-vie(le grain), dans lequel on a dissous du safran etquelques aromates, et qui est usitée dans les hau-tes terres d’Écosse . || Dans les traductions des ro-mans de Walter Scott , le mot est écrit usquebaugh.
— ÉTYM . Corruption anglaise de l’irl. uisce ,eau, beatha, vie : eau-de-vie.
i-USSEAU(u-sô), s.m. Drap d’Usseau, drap fabri-qué à Usseau, village près de Carcassonne , fure-tière. || On aécritaussi drap du sceau, à tort. Et telchange de meuble et d’habit chaque lune, qui, Jas min autrefois, d’un drap du sceau couvert.... re-gnard, Joueur, i, 4.
USTENSILE (u-stan-si-1’), s. m. || 1° Toute es-pèce de petit meuble servant au ménage, et prin-cipalement à la cuisine. Mais demain, du matin,il vous faut être habile A vider de céans jusqu’aumoindre ustensile, mol. Tart. v, 4. Une petitecuisine remplie de tous les ustensiles nécessairesdans un ménage, genlis, Veill. du chât. t. n,p. 472, dans pougens. || 2° Divers instruments pro-pres à certains arts. Les ustensiles du jardinage.Le lendemain je ne trouvai pour ustensile de toi-lette qu’une assiette à soupe avec une bouteille deverre en guise de pot à l’eau, de courcuamps,Souv. de la marq. de Créquy, t. v, ch. 2 . Les bes-tiaux et ustensiles servant à faire valoir lesterres, seront censés compris dans les donationsentre-vifs ou testamentaires desdites terres, Codeciv. 4 064. || Fig. Grands savantas, nation incivile,Dont Calepin est le seul ustensile, deshoulières,Poésies, 1. 1 , p. 82 . || 3" Ancien terme d’administra-tion militaire. Droit pour les troupes de passagede prendre chez l’habitant le lit, le pot et place
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au leu et à la chandelle. L’ustensile était quelque-fois fourni en argent.
— REM. Le genre de ce mot a varié : Dont pourtoute ustensile Pierre faisait subsister sa famille,la font. Jum. On abandonnait le lieu ; les usten-siles sacrées étaient perdues, font. Oracles, U, 2.Aujourd’hui le mot est masculin.
— HIST. xvi" s. Leurs linges, meubles et autresutenciles, carloix, v, 4. Ny pot, ni plat, ny uten-sile de sa cuisine et de sa table [de l’empereur duMexique ] ne luy estaient servis à deux fois,mont, i, 262 . Les vaisseaux et utencilles, esquelsle lait et les fourmages séjournent, comme seil-lons, huches, pots, terrines, o. de serres, 287.
— ÉTYM . Génev. utensile; provenç. u stencilha;du lat. utensilia, choses dont on peut se ser-vir, de uti. La forme régulière serait utensille, auféminin, représentant le pluriel neutre, avec l’Jmouillée. Quant àl’s, elle est absolument barbare;le xn' siècle ne l’avait pas ; des parlers provin-ciaux ne l’ont pas non plus.
USTION (u-sti-on), s. f. || 1° Action de brûler.La sépulture par ustion pratiquée chez les Ro-mains. L’ustion des corps [ morts ], legrandd’aussy, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. n, p. 463.|| 2°Terme de chimie. Calcination, combustion d’unesubstance. || 3° Terme de chirurgie. Action de brû-ler, d’appliquer le cautère actuel.
— hist. xvi" s. On cure l’acrochordon par liga-ture, par section et par ustion, paré, v, 24.
— ÉTYM . Lat. ustionem, de ustum, supin deurere, brûler ; sanscr. ush, brûler.
t USTRINE (u-stri-n’), s. f. Terme d’antiquitéromaine. Nom donné au lieu où l’on brûlait àRome les corps des morts.
— ÉTYM . Lat. ustrina, de ustum, supin de urere,brûler; comparez ustion.
USUCAPION (u-zu-ka-pion), s. f. En droit romain,manière d’acquérir par la possession, par l’usage.
— ÉTYM . Lat. usucapionem, de usus, usage(voy. us 4), et capere, prendre.
USUEL, ELLE (u-zu-èl, è-1’), adj. Dont on sesert ordinairement. Termes usuels. J’honore lesremèdes qu’on appelle usuels, sév. 4 9 avr.4 680 . Elle ne recherchait que les plantes usuel-les pour les appliquer à ses drogues, j. j. rouss.Confess. v. Dans tous les temps, le grandnombre ne cultive de son esprit que les fa-cultés usuelles, marmontel, Œuv. t. rv, p. 443.11 Les arts usuels, les métiers qui fournissent auxbesoins communs, Riglem. de l’expos. univ. de 4867.
— ÉTYM . Provenç. et espagn. usual; ital. usuale;du lat. usualis, de usus, usage (voy. us 4).
USUELLEMENT(u-zu-è-le-man), adv. D’une ma-nière usuelle. Cela se dit usuellement.
— ÉTYM . Usuelle, et le suffixe ment.
USUFRUCTUAIRE (u-zu-fru-ktu-ê-r’), adj. Qui
concerne l’usufruit, qui appartient à l’usufruit.Des réparations usufructuaires des immeubles quin’entrent point en communauté, Code civ. art.4 409. Le douaire coutumier était un droit usu-fructuaire, attendu qu’il consistait dans l’usufruitde la moitié des biens du mari, legoarant.
— étym. Lat. usufructuarius, de usufructus(voy. usufruit).
USUFRUIT (u-zu-frui), s. m. Terme de droit.Démembrement du droit de propriété, qui com-prend le droit de se servir de la chose pour l’u-sage auquel elle est destinée, et le droit de per-cevoir les fruits et produits de la chose; mais quidiffère de la propriété en ce qu’il ne donne ni ledroit de détruire ou d’aliéner la chose, ni la per-pétuité, l’usufruit étant essentiellement viager.Mme de la Fayette assure tout son bien, ellen’en veut que l’usufruit, sév. 684. Il [M. Ber-noulli] traitait du prix où l’on doit légitimementmettre des rentes viagères et des usufruits,selon les différents âges, du temps où un absentdoit être censé mort, des assurances entre mar-chands, de la probabilité des témoignages, foN-ten. Montmort. Cet Innocent III , pour avoir lesuffrage de l’empereur, lui cède, à lui et à sesenfants, l’usufruit de tous les domaines de 1»comtesse Mathilde, par un acte daté du 4 3 juin4 4 33, volt. Mœurs, 47. L’usufruit est le droit dejouir des choses dont un autre a la propriété.Code civ. art. 578. L’usufruit qui n’est pas accordeà des particuliers ne dure que trente ans; l’usufruitaccordé jusqu’à ce qu’un tiers ait atteint un âge fixe,dure jusqu’à cette époque, encore que le tiers soitmort avant l’âge fixé, ib. art. 64 9 et 620 . Si unusufruit a été constitué en dot, le mari ou ses he-ritiers ne sont obligés, à la dissolution du mariage»