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la racine, mêlée à celle delà valérianelle couchée,porte dans les officines le nom de nard celtique;la valériane à feuilles d’asaret, appelée nard demontagne. || 2“ Valériane bleue, un des noms vul-gaires de la polémoine bleue, dite encore valé-riane grecque. Il 3° Valériane rouge, un des nomsdonnés au centranthe rouge, mis d’abord dans legenre valériane et appelé aussi behen rouge.
— hist. xvi" s. Le goust de la vaieriane estagréable aux chats, la mangeans avec appétit,
O. DE SERRES, 607.
— ÉTYM . Génev. valerienne ; provenç. espagn.et ital. valeriana.
t VALÉRIANACÉES (va-lé-ri-a-na-sée) ouVALÉ-RIANÉES (va-lé-ri-a-née), s. f. pl. Famille deplantes dicotylédones dont la valériane est le type.
t VALÉRIANELLE (va-lé-ri-a-nè-T), s. f. Termede botanique. Genre de la famille des valérianées;on y distingue : la valérianelle locuste, valeria-nella olitoria de Mœnch, dite vulgairement mâche.
t VALÉRIANIQUE (va-lé-ri-a-ni-k’) ou VALÉ-RIQÜE (va-lé-ri-k’), adj. Terme de chimie. Syno-nyme d’acide amylique
| VALÉSIENS (va-lé-ziin), s. m. pl. Anciennesecte d’hérétiques, dont parle saint Épiphane, etqui, outre certaines opinions gnostiques, prati-quaient la castration sur eux-mêmes.
l. VALET (va-lè; le t ne se lie pas; au pluriel,l’s se lie : des va-lè-z adroits ; valets rime avectraits, succès, paix, etc.; dans quelques provinceson dit vâ-lè; bien que fondée en raison, puisquel’orthographe primitive est vaslet, cette pronon-ciation n’est pas admise par le bon usage), s. m.Il 1° Celui qui est en service auprès d’une personne.Valet d’écurie. Valet d’étable. Valet de louage. Jete conjure, esprit muet, de me confesser si tu esvalet, et, si tu es valet, par quelle vertu admirabletu ne m’as pas dit jusqu’à cette heure du mal deton maître, scahr. Rom. com. i, 4 5. L’on va, Tonvient, les valets font cent tours, la font. Fabl .iv, 21 . Voilà comme un valet pour nous montredu zèle! mol. Amph. n, 1. Vous dirai-je encorplus? soit faiblesse ou raison, Je suis las de mevoir le soir en ma maison, Seul avec des valetssouvent voleurs et traîtres, Et toujours, à coupsûr, ennemis de leurs maîtres, boil. Sat. x. Valetsouple au logis, fier huissier à l’église, id. Lutr.iv. Riches atours, tables, nombreux valets, Fontaujourd’hui les trois quarts du mérite, deshoul.Ballade, t. i, p. 47. Il [Mahomet ] avait été facteur,ou, si Ton veut, valet d’une marchande de cha-meaux, volt. Philos. Déf. Bolingbr. 34. Aux ver-tus qu’on exige dans un domestique, Votre Excel-lence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussentdignes d’être valets? beaumarch. Barb. de Sév.I, 2 . Le comte : Les domestiques ici.... sont pluslongs à s’habiller que les maîtres. — Figaro :C’est qu’ils n’ont point de valets pour les y aider,id. Mar. de Figaro , iii, 6. || Fig. Oh! que, m je vi-vais sous les règnes sinistres De ces rois nés Valetsde leurs propres ministres, Et qui, jamais en mainne prenant le timon, Aux exploits de leur temps,ne prêtaient que leur nom, boil. tpi Ire vin. || Va-let à tout faire, valet propre à tout genre de ser-vice. || Fig. Tessé, va'et à tout faire de Chamil-lart, tant qu’il fut en faveur, st-sim. 483, 2 . || Jesuis votre valet, je vous salue; locution vieillie.Ariste : Je suis votre valet — Sganarelle : Je nesuis point le vôtre, mol. Éc. des mar. i, 3. || Fig. etironiquement. Je suis votre valet, se dit à quel-qu’un quand on ne veut pas faire ce qu’il désire,croire ce qu’il dit. Ariste : Hé ! laissez-les, monfrère, aller se divertir. — Sganarelle : Je suis votrevalet, mon frère, mol. Éc. des mar. i, 2 . Je suis votrevalet, seigneur capitaine ; je n’en ferai rien, jevous jure, lesage, Gusm. d'Alf. iii, 40. || Ellipti-quement. Votre valet, pour je suis votre valet. Vo-tre valet, Bazile; il vaut mieux qu’elle [Rosine]pleure de m’avoir, que moi je meure de ne l’avoirpas, beaumarch. Barb. de Sév. iv, 4. || Fig. Il faitle bon valet, il est flatteur et complaisant, pour sefaire préférer . aux autres. Enfin Sergius obtintd’Honorius ce décret qui fut porté au 6" concile enfaisant, dites-vous, le bon valet auprès de ce pape,pasc. Prov. xvm. Le premier président fit le bonvalet avec sa souplesse et sa fausseté accoutumées,st-sim. 69, 483. || Fig. Disposé à_ rendre service(vieux en ce sens). Bien qu’il m’eût fait entendreQu’il était mon valet à vendre et à dépendre, re-gnier, Sat. vm. || 2“ Valet a pris un sens qui aquelque chose de défavorable ; aussi ne dit-onguère que domestique ou serviteur, excepté dansles emplois suivants qui sont consacrés. Valet de
ferme. Valet de charrue. || Valet de pied, hommede livrée qui suit à pied les souverains, les princes,les ambassadeurs dans les cérémonies. Les grandsvalets de pied. Les petits valets de pied.Que les valetsde pied sont fort sujets aux crottes, regnier, Sat. x.Seul de tous les ambassadeurs qui étaient à Venise ,il ôta l’épée à ses pages, et la canne à ses valetsde pied, j. j. rouss. Confes's. vu. || Fig. Que mauditsoit le jour où j’eus la fantaisie D’être valet de piedde la philosophie ! hegnard, Bémocr. i, 4.11 Valet dechambre, celui qui est attaché particulièrementau service de la personne du maître. Il [le duc duMaine] a M. Fagon avec lui, M. Le Ragois qui estson précepteur, un aumônier, six valets de cham-bre, maintenon , Lett. à M. d’Aubignê, 4 2 juin 4 677.Il avait un vieux valet de chambre nommé Termes,hardi voleur et menteur encore plus effronté, ha-milt. Gram. 7. Tout est précieux du siècle deLouis XIV , jusqu’aux bêtises du valet de cham-bre Laporte, volt. Lett. Richelieu , 20 avr. 4770.|| Il n’y a point de héros pour le valet de chambre,voy. héros. || Maître valet, celui qui, dans une terreou dans une ferme, a autorité sur les autres domes-tiques. |l Valet de place, celui qui, dans les villes,se met temporairement au service des voyageurs,des étrangers. |[ Valet à louer, domestique qui n’aplus de maître. || Fig. Valet-à louer, homme quia perdu son emploi et qui en cherche un autre.|| Valet de comédie, valet adroit et propre à l’intri-gue qu’on voit figurer dans beaucoup de comédies.Tenir l’emploi des valets. Jouer les valets. Belrose :Tous les emplois sont nuis, hors celui des valets.— Granville : Que tu tiens ? —Belrose : J’ose direavec quelque succès, c. delav. les Coméd.i, 6.|| Terme de marine. Maître valet, distributeur des vi-vres à bord des vaisseaux. || Dans la métallurgie.Valet, ouvrier d’une forge catalane, dont l’office estd’aider les autres. || 3° Dénomination attribuée àcertains offices inférieurs dans la maison des sou-verains, des princes et dans les grandes maisons.Valet de garde-robe. || Valets de chiens, gens queTon charge de nourrir les chiens, de les exercer, etc.Crispin : J’en suis à regretter le temps où j’é-tais valet de chiens chez un gentilhomme de cam-pagne. — Labranche : Tu n’es pas dégoûté : va-let de chiens ! peste, la jolie condition! tu avais leprivilège de battre tes maîtres et de dîner avanteux, c. belav. Cons. rapport, m, 4. || Valet de li-mier, celui qui va détourner. || 4“ Valet de bour-reau, celui qui aide le bourreau dans son office.|| 6° En un sens défavorable, et en ne tenant compteque des défauts attribués aux valets. Loin de lacanaille des valets, les derniers des hommes aprèsleurs maîtres, j. j. rouss. Ém. ii. Bien qu’eux etmoi fussions ses domestiques, il ne s’en suit pointque nous fussions ses valets, m. Lett. à M. de Chau-vel. Corresp. t. vi, p. 354, dans poügens. ||Âme devalet, âme basse. || Se conduire en valet, faire leplat valet, le bas valet, avoir des habitudes, descomplaisances serviles. || Fig. Homme servile, sansindépendance. La pourpre ne l’empêcha pas dedemeurer valet sous Richelieu, retz, Mém. t. i,liv. ii, p. 4 33, dans pougens. Le maréchal deNoailles, le plus valet de tous les hommes, st-sim.4 96, 4 49. Le Français fait la révérence, et sert ouveut servir; il mourra s’il ne sert; vous êtes nonle plus esclave, mais le plus valet de tous les peu-ples, p. l. cour. Pamphl. des phamphl. || 6“ Termede jeu de cartes. Les cartes sur lesquelles estpeinte la figure d’un valet. Valet de cœur. Valet decarreau. Valet de pique. Valet de trèfle. Ce nom[Richard] n’étant point fait du tout à la propiceD’un valet de joueur, je me suis de nouveau Donnécelui d’Hector, du valet de carreau, regnard, leJoueur, m, 4. Eh ! mon ami, c’est un maudit valetde cœur qui m’a enlevé ma belle jument, A. duval,Trente et quar. sc. 40. || Insolent comme un valetde trèfle, voy. trèfle. || Fig. et familièrement. Valetde carreau, homme qui ne mérite point de con-sidération. On le reçut comme un valet de carreau.Et Marinette aussi d’un dédaigneux museauLâchantun laissez-moi, beau valet de carreau, mol. Dép.amour, iv, 2 .11 Valet de carreau est devenu un termed’injure, sans doute parce que, dans lesanciensjeuxde cartes du commencement du xvii" siècle, ce valetporte la qualité de valet de chasse, tandis que levalet de pique est dit valet de noblesse, le valet decœur, valet de cour, et le valet de trèfle, valet depied, Bibl. des ch. 6" série, t. u, p. 20 . || 7" Contre-poids qui, pendant derrière une porte, fait qu’ellese referme sans qu’on y touche. || Barre de ferqui sert d’appui au battant d’une porte || 8® Valetde miroir, morceau de bois attaché derrière un
miroir de toilette pour le soutenir sur une table-|| 9" Terme de serrurier. Petit morceau de f ermouvant monté dans un cramponnet sur la platined’une targette, dont le bout entre dans une en-taille faite au verrou lorsqu’il est fermé. |l 10°strument de fer, qui sert à fixer le bois sur l'établid’un menuisier. Puis il scie une planche et en nie*une pièce sous le valet pour la polir, 1 . J. nooss.Ém. v. || II" Pièce de la cadrature d’une montreou d’une pendule à répétition. || 12" Terme de ma-nège. Espèce de poinçon, d’aiguillon, ou de P'’* 1 ,fer émoussé, placé au bout d’un bâton, emploipour exciter un cheval sauteur. || Terme de pêche-Morceau de bois ayant un crochet à chacun de sesbouts; on l’emploie pour tenir un filet tende-|| 13® Valet de chaise, morceau de fer carré, dansles bras d’un fauteuil, qu’on en tire pour P° s ® rune table dessus. || 14° Valet à débotter, plancheoù Ton appuie le talon pour se débotter sans se-cours : on dit aujourd’hui tire-botte. ||’15° Ancien'nement, valet d’ingénieur à feu, valet pyrobohjque, cylindre de bois chargé de poudre et perceen plusieurs endroits, où Ton met des balles, despétards. || 16" Valet de caïman, espèce de crabie](Saint-Domingue ). || Proverbes. N’est pas valet q ulse sert, se dit quand, dans une maison, dans unrepas où il n’y a pas de domestique, chacun sesert soi-même. Il Tel maître, tel valet, les valetsprennent les habitudes de leurs maîtres. || Les bonsmaîtres font les bons valets, en traitant bien sesdomestiques, on s’en fait bien servir. || Il e .comme le valet du diable, il fait plus qu’on ne l ulcommande, se dit d’un homme qui, par zèle ° upar tout autre motif, fait plus qu’on ne lui dit-Je vous conjure de ne vous point pénétrer de dé-plaisir, et, pour m’expliquer plus élégamment, d cn’être pas le valet du diable, maintenon , Lett. #•*D. de Noailles, 7 mars 4 74 4 .
— syn. valet, laquais. Le mot de valet a unsens général qu’on applique à tous ceux qui ser-vent. Celui de laquais a un sens particulier qui n ®convient qu’à une sorte de domestique: il indiq u ®plutôt un homme de suite qu’un homme de ser-vice, girard.
— hist. xn" s. Et Liganors, uns vaslez [jeun®guerrier] surcuidés [outrecuidant], Ronc. p. 6 [‘Je sui vaslez, vous estes chevalier, ib. p. 4 87. Gu 1 'teclins de Sassoigne, quant ce vint à son tans, D®sa première famé ot deus vaslez enfans, Sax. ?•Respundi Saûl [à David] : ne te poz à lui cuple®’kar tu es vadlez, e il [Goliath] est un merveille’bers de sa bachelerie, Rois, p. 65. Tele vie mena »sainz h-uem e sufifri, N’a nul humme suz ciel ne'mustra ne gehi [avoua], Fors à Brun sun vaslet,si cum dire l’oï, Qui ses haires lava et de ço '®servi, Th. le mart. 403. Le briefà l’apostolie ["!baille [à] un vaslet à pié, ib. 4 24. ||xih" s. En s !furent li message envoié en Alemaigne au rülPhelippe, avœc le vallet [le jeune prince] de Cou-stantinoble, tilleh. xlih. C’est bien drois q u ®chetis se claime Valez, quant il pert ce qu’il aim®!la Rose, 8306. Valez cortois et débonnaire, Q ulvuet à ce métré sa cure, Gart que du tout n ®s’aseüre En sa biauté, ne en sa forme, ib. 83 5 ®'Valès [garçon] fu nés de la [reine] paiene,mescine [fille] ot la crestiene, Fl. et Bl. 4 69. Ap r ® 9ce m’envoia querre par un vallet de sa chambre;joinv. 284. Raoul, vallet à servir, de labor® 1 ’’Émaux, p. 633. || xiv" s. Pour ce dit on, je l’aydire pieça : Cilz qui n’a point d’argent, point dvallet si n’a, Guescl. 42960. Quant varlet presçbà table et cheval paist en gué, Il est temps qu’°l’en oste, que assez y a esté, Ménagier , h, 3 -.maistre Guillaume Brisetout, verrier, et, dep® 1que fu parti, à ses vallés, pour verrer une deformes de la croisée, de laborde, Émaux, p- 63 , 'Se aucun apprentis [d’orfévre] se rachepto ûson maistre, il ne pourra tenir ne lever forge, s®il n’a servi son maistre, ou autre, de ramenant “huit ans comme apprentis ou comme vallet sevant, gaaignant argent, m. ib. || xv" s. Valetprince, per à baron, leroux de lincy, Prov. t- ’p. 403. Ilz estoient les variés au diable : ilssoient plus que commandement, Chron. norm<* n ’ch. 49, viriville. Ne suis en volenté encore decontenter de Charles [qui fut depuis Charles leméraire], mais luy monstreray que je suis spere, et que je le pourrai bien faire un petit vlet, g. chastellain, Chronique, iv, 47. Aux var ' rde Johanne d’Eyck, Jean van Eyck paintre, Pdon par monseigneur à eulx fait, quand u .seigneur a esté en son hostel veoir certainvraige faict par ledit Johannes, de laborde, t ma ’