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p. 633. Je congnois le maistre au valet, villon,Mail. Jacquemart print le baston de sa faulx, ap-Pellé le varlet, du cange, valeti. || xvi* s. Un bonvalet dit à son maistre : après servir convient re-Paistre, leroux de lincy, Prov. t. il, p. 164. Parlarichesse on satisfaict le service d’un valet, la di-ligence d’un courrier.... mont, n, 64. Pour mieuxfaçonner un valet de chien, on le doit prendre leplus jeune que l’on peut, comme de dix à douzeans, Charles ix , Chasse roy. xix. Valet anciennements ’adaptoit fort souvent à titre d’honneur près desr°ys; car non seulement on disoit valets de cham-bre ou garde robe, mais aussi valets trenchantsatd’escurie; et maintenant le mot de valet sedonne dans nos familles à ceux qui entre nos ser-viteurs sont de moindre condition, pasquier,™ch., vm, p. 663, dans lacurne. Vous vîntes fairele bon valet à cette dame [la saluer], sully, Mém.!■ ni > P- 19. Cheval fait et valet à faire, cotgrave.fl 6 grand maistre hardi valet, id. Nous souffronsPeines telles, Soustenans des plus grands les in-justes querelles, Valets de tyrannie , d’aub. Tra-ÿiques, éd. lalanne, p. 96 .
~~ étym. Berry et Basse-Normandie , vâlet, do-mestique de ferme ; bourguig. vaulô ; wallon , valet,garçon qui n’est pas marié, vârlet, domestique ;geney. terme d’amitié qu’on donne aux petits gar-ions : viens, mon valet, que je t’embrasse ; pro-Venç. vaslet, vaylet, vallet; diminutif du bas-lat.Oassus, vassal (voy. ce mot). Dans quelques pro-vinces, les bergères disent à leur chien : viens, monvalet.
t 2 . VALET (va-lè), s. m. Terme de marine. Pa-quet de vieux cordage, autrefois de bourre deoeuf, qui sert à bourrer un canon, c’est-à-dire àretenir la charge de poudre et le projectile; cetampon est maintenant fait en varec.
ETYM . Angl . wad, paquet, bourre, valet de<anon, d’après jal, qui cite vadeau, lequel dans‘anc. français avait le sens de tampon, et qui a®> par assimilation, altéré en valet.
r V r LETAGE (va-le-ta-j’),s.m. || 1* Service de valet.
. duchesse de Berry s’emporta fort contre ce de-Voir [présentation de la chemise au Dauphin par. °u mari] qu’elle appelait un valetage, st-sim.
43, || f’jg. Actes de servilité. Le fils de Sau-® er Y> par ses valetages, s’était acquis je ne saiscombien de gens, st-sih. 74, 4 72. Ceux qui ontQe l’esprit ont mille bons contes à faire sur lesattises et les valetages dont ils ont été témoins,Chamfort, Maximes et pens. m. || 2° Mode d’exploi-, [ton d’un domaine rural, par lequel le proprié-utire exploite par lui-même à l’aide de valets.étym . Yaleter.
VALETAILLE (va-le-tâ-11’, Il mouillées, et nonva-le-tâ-ye), s. f. Terme collectif de dénigrement.Multitude de valets. Maudite soit la valetaille quiUe saurait nous laisser en repos I mariv. Jeux del’em. et du has. il, 4. L’insolence de la valetaille,Uuclos, (Eu», t. vil, p. 78. Toute cette valetailledu Palais, qui n’aime que le désordre, la confusionle bruit, bachaumont, Mém. t. xxxv, p. 420.frisait ses moustaches à mon aspect, en articu-lant des mots russes qui provoquaient les rires,, < L' a Valeta ble, reybaud, Jér. Paturot, n, 4v i B' C’est un instinct de nature, nous naissoivaletaille, p. l. cour. Lett. i, 4 26.
~~ hist.xvi’s. Varletaille, cotgrave. [d’Aubignamassa quinze harcquebusiers desbendez, hui-i,' Val | er3 et force valetailles, de quoy.... il fitv Us longue Asie qu’il peut, d’aub. Mém. 4687.
ZT ® TYM - Palet, et la finale péjorative aille.de e ,J ET-A-pat in (va-lè-a-pa-tin), s. m. Terny,r g'rurgie. Espèce de pince composée de deiet » ,? unies dans le milieu par une charnier
d’u UB 0n P cut écarter ou rapprocher au moycanneau coulant, ainsi nommée du médeci''m Patin, qui l’inventa.
sv1iar' BTE - R (va ‘ le - té - Le * se double quand 1rai rf 6 5 Ul - sul \ est “nette : je Valette, je valettet non je valte, je valterai comme prononce:
Prè, q H "T’ ». *■ "‘J 110 Ter “ e Ailier. Être aig^sdequeUiatm, et par intérêt, d’une assidurnasse et servile. X valeter, à ramper à faire milassesses, lesage, Cuzm. d’Alf. n,’ 9 . || 2 “ Faiibeaucoup de courses de démarches qui donné,de la peine et demandent de la patience. Il mu valeter trois ans pour obtenir un emploi il00 conjugue avec l’auxiliaire avoir.
hist xvf s. Se rendre mal-plaisant et erter UX ’ à fin de ne sem bl er Point servir ne vali11 amyot, Comment, dise, le fiait. 4 .
uestoit pas raisonnable de le plus faire valete.
car il avolt assez obey pour commander en sonrang, carl. v, 30. Varleter, cotgrave.
— ÉTYM . Valet. Norm. valter, s’agiter, fairebeaucoup de pas et de démarches.
VALÉTUDINAIRE (va-lé-tu-di-nê-ri), adj. Quiest souvent malade. Personnes studieuses.... mor-nes et valétudinaires, g. naudé, Apologie, p. 60 .Je me donnerai l’honneur de vous dire commej’ai mis mon prisonnier [le masque de fer], quiest toujours valétudinaire à son ordinaire, dansl’une des deux nouvelles prisons, Saint-Mars, àLouvois, 8janv. 4 688, dans topin , le Correspon-dant, 26 juin 4870, p. 283. On lui dit [à un anti-quaire] que le roi jouit d’une santé parfaite ; et Usesouvient que Thetmosis, un roi d’Egypte , étaitvalétudinaire, et qu’il tenait cette complexion deson aïeul Alipharmutosis, la bruy. xi. Il était [Sé nèque ] âgé d’environ quarante ans, sage, pru-dent et valétudinaire, dider. Cl. et Nér. i, 22 .|| Substantivement. Les convalescents et les valé-tudinaires.
— SYN. valétudinaire, maladif. Une personnevalétudinaire est une personne dont la santé estou chancelante, ou délicate, ou souvent altéréepar différentes maladies qui lui arrivent par in-tervalles; elle est d’une santé chancelante. Unepersonne maladive est sujette à être souvent ma-lade, non par la délicatesse de sa constitution,mais par quelque affection particulière, par unprincipe morbifique dont elle est affectée.
— ÉTYM . Lat. valetudinarius, malade, de »o-letudo , santé, qui vient de valere, être fort (voy.valoir). Valetudo, qui signifie santé, prit le sensde mauvaise santé, d’où valetudinarius.
f VALETUDINARIUM ( va-lé-tu-di-na-ri-om’),s. m. Nom donné, chez les Romains, à des locauxdestinés, dans les maisons des riches, à recevoir età traiter les esclaves malades, et, dans les camps,à des locaux destinés au traitement des soldatsmalades.
VALEUR (va-leur), s. f. || 1" Force, courage à laguerre, dans le combat (le sens propre du verbelatin valere étant être fort). Je suis jeune, il estvrai, mais aux âmes bien nées La valeur n’attendpas le nombre des années, corn. Cid, II, 2 . Laparfaite valeur est de faire sans témoins ce qu’onserait capable de faire devant tout le monde, la-rochefouc. Max. 24 0 . La parfaite valeur et la pol-tronnerie complète sont deux extrémités où l’onarrive rarement, id. ib. 24 5. Si M. le duc d’Yorkcontinuait à faire des actions de valeur, sév.
4 6 mars 4 689. Dieu lui avait donné cette indomp-table valeur pour le salut de la France , durant laminorité du roi, boss. Louis de Bourbon. L’un [Tu-renne], dès qu’il parut dans les armées, donneune haute idée de sa valeur, et fait attendre quel-que chose d’extraordinaire, id. ib. La valeur n’estqu’une force aveugle et impétueuse, qui se troubleet se précipite, si elle n’est éclairée et conduitepar la probité et par la prudence, fléch. Tu-renne. La valeur emportée n’a rien de sûr, fén.Tél. xii. La valeur est susceptible de toutes lesformes; elle est généreuse ou brutale, stupide ouéclairée, furieuse ou tranquille, selon l’âme quila possède, i. j. rouss. Disc, vertu des héros.|| Par extension. Nos magistrats ont montré enplus d’une occasion la vérité de ce que Ci céron dit dans ses Offices, qu’il y a une valeurdomestique et privée, qui n’est pas de moindreprix que la valeur militaire, rollin, Traité desÉt. v, 4" part. § 7. || 2“ Fig. Par extension de l’i-dée de force, ce que vaut une chose. Le vain-queur Chandasaeb, devenu possesseur des trésorsdu mort, distribua la valeur de deux cent millefrancs aux soldats de Pondichéry , volt. Louis XV ,34. Comment se fait-il que vous soyez si fidèle etsi généreux, après n’avoir pas eu honte de mevendre des colifichets quatre fois au-dessus deleur valeur ? id. Babouc. La valeur des choses estfondée sur leur utilité, ou, ce qui revient encoreau même, sur l’usage que nous en pouvons faire,Condil. Comm. gouv. il, 4. || Valeur nominale, va-leur arbitraire donnée aux pièces de monnaie parla loi, par opposition à valeur réelle ou intrinsè-que, qui est la valeur du métal dont la pièce estformée. || Terme d’économie politique. Qualité re-lative des objets, en vertu de laquelle on obtient,en échange de l’un, une plus ou moins grandequantité de l’autre. La valeur doit être définie lerapport qui s’établit par l’échange entre deux oudjvers produits ou services, levasseur , Coursd’Économ. p. 47. || Être en valeur, se vendre
facilement et avantageusement. Les vins sont envaleur cette année. || Cette ferme, cette terre esten valeur, elle est bien cultivée et en état derapporter ce qu’elle doit produire. || Mettre, re-mettre une terre, une ferme, etc. en valeur, yfaire les dépenses et les travaux nécessaires pourqu’elle donne un bon produit. Mettre en valeurtoute la terre d’un royaume, ce qui est bien plusutile que d’en étendre les limites, rollin, Hist.anc. Œuv. t. x, p. 423, dans pougens. On voit que,si l’art de mettre en valeur les terres avait faitles mêmes progrès que l’art de mettre l’argent envaleur, nos laboureurs ne seraient pas aussi misé-rables qu’ils le sont, condil. Comm. gouv. i 4 7.|| Fig. Leibnitz aimait à faire revivre les opinionsdes anciens et à les mettre en valeur, bonnet, Pa-ling. phil. vu, 6. || 3° Terme de banque et de com-merce. Se dit des lettres de change, billets à or-dre, actions, obligations, etc. Déposer des valeurs.Créer des valeurs. Mettre des valeurs en circula-tion. Soixante mille écus, que votre oncle vouslaisse, Vous ont été comptés en argent ou valeur,regnard, les Ménechm. v, 6. Les mots de valeur,qu’on emploie le plus ordinairement dans les let-tres et billets de change, sont : 4* valeur reçuecomptant; 2“ valeur en compte; 3" valeur en mar-chandises ; 4° valeur en moi-même ; 6° rarementvaleur entendue, p. giraudeau, la Banque renduefacile, p. z. || Valeur reçue, locution dont on se sertdans les promesses et dans les lettres de changepour marquer qu’on a reçu autant que la sommequi y est spécifiée. Vous payerez à M.... dix millefrancs, valeur reçue. || Valeur en compte, locutiondont on se sert dans les lettres de change pourindiquer qu’on est en compte courant avec la per-sonne ou la société au profit de laquelle la lettreest faite. || Valeurs réelles, celles qui reposent surdes biens existant matériellement. || Valeurs fic-tives, celles qui ne reposent que sur des produitséventuels. || 4" La valeur-papier, en termes de fi-nance et de l’administration des postes, le papierimprimé représentant une valeur entre les mainsdu porteur; tels sont les billets de banque, actionset obligations au porteur, coupons d’intérêts ou dedividendes. Il est permis d’insérer dans les lettreschargées des titres et valeurs-papiers de toute na-ture, Instruction imprimée à la suite de l’Alma-nach des postes. || 5° Terme de mathématique.Toute quantité exprimée en chiffres ou même al-gébriquement, et provenant de la résolution d’uneou plusieurs équations. || 6” Terme de turf. Intérêtpécuniaire attaché à une course. || 7° Terme de mu-sique. Durée relative d’une note indiquée par sa fi-gure. Autrefois la valeur des notes n’était pas ré-glée sur la notion de la mesure, c’est-à-dire sur unedivision mathématique du temps; elle se rappor-tait à la quantité des syllabes, à la prosodie ourhythme poétique ; et, selon que le rhythme quien résultait était ternaire ou binaire, les valeursétaient également ternaires ou binaires, parfaitesdans le premier cas, imparfaites dans le secondcas, j. d’ortigue, Dict. de plain-chant, valeur.|| Outre leur valeur rhythmique, les notes de lamusique moderne ont encore une valeur tonale,résultant de leur intonation relative. Les élèvesexécutent, sans s’en apercevoir, les notes diéséesou bémolisées, comme si elles étaient naturelles,parce qu’ils ne sentent pas la valeur tonale dechaque note, ferrond, Théorie de la tonalité,p. 35. || Les silences ont aussi leur valeur, et chaquefigure de note a un silence qui lui correspond.
Il 8° Valeur intellectuelle, morale, prix qu’on attacheaune chose intellectuelle,morale.Lisez-moi....LesQuatrains de Pibrac et les doctes Tablettes Duconseiller Mathieu; l’ouvrage est de valeur Etplein de beaux dictons à réciter par cœur, mol.Sgan. 4. Ce sacrifice [la messe] d’une valeur infinie,où toute la croix de Jésus est renfermée, boss. Mar.-Thér. Concluons qu’iln’y a qu’une longue suite d’an-nées qui puisse établir la valeur et le vrai mérited’un ouvrage, boil. Longin, Subi. Béfl. vii. En faitdesentiments, ce qui peut être évalué n’a pas de va-leur, chamfort, Max. et pens. vi. || Attacher dela valeur à quelque chose, en faire grand cas|| Pièces de nulle valeur, papiers de nulle valeur,pièces, papiers qui ne servent à rien. || 9° Il se dit,en un sens analogue, des personnes. Les hommesqui ont quelque valeur. || Bouhours, Nouv. Rem.,blâme cette locution, qui, usitée dès le xvir siè-cle, s’est conservée dans l’usage. || 10° Juste ^signi-fication des termes suivant l’usage reçu. L’éduca-tion et le commerce que nous avons avec iesautres hommes, nous apprennent peu à peu la va-