YAP
YAQ
pore ; du latin eaporem. Vapor, d’après les étymo-■ogistes, est pour kvapor, et tient au sanscr. fcopi,Kfec y.ïTtvà;, fumée; l’intermédiaire est le lithua-nien kvapa, haleine, parfum, évaporation.
VAPOREUX, EUSE (va-po-reû, reû-z’), adj.Il 1“ Qui contient de la vapeur; qui est en vapeur,ha table au loin circule, et d’apprêts savoureux°e charge; l’encens vole en longs flots vaporeux,A - chésieb, Idylles, le Mendiant. |] Particulière-ment. u se dit de l’état du ciel quand des va-peurs le voilent à demi. Ciel vaporeux. Lumièrevaporeuse. Les horizons de mer légèrement va-poreux se confondaient avec ceux du ciel, chataub.
in. p* part. Et le char vaporeux de la reine desombres Monte, et blanchit déjà les bords de l’ho-rizon , Lamart. Médit, i. Sous un demi-jour vapo-reux, dans une atmosphère imprégnée de parfumsservants, je sentais ma force s’en aller, revbaud,Patur. n, i«. || 2 » Terme de peinture. 11 se*t de la manière d’imiter la vapeur. Manièrevaporeuse de peindre. Dans le lointain, sur lese uux, un vaisseau à la voile; fort au delà, desmontagnes vaporeuses et très-éloignées, dider.ooioji de 1767, Œuv. t. xiv, p. <96, dans pougens.1 y a aussi derrière la tête du berger un nuagePesant et brun qu’on aurait pu faire plus vapo-roux, m. ib. t. xm, p. 76. || 3* Fig. Dn tissu va-poreux, tissu très-léger. || Une toilette vaporeuse,Miette composée de tissus et d’ornements fortSers, faisant comme un nuage. ||4° Fig. Nébu-e Çx, incertain. Un style vaporeux. || 6“ Qui estu Jet aux vapeurs. Mlle de Kermonin est une per-onne fort prudente. —Et fort vaporeuse, de paros les diables, dancourt, Foire de St-Gcrmain ,sc. ao. Un peu semblable à cet Anglais vaporeux quicroyait être de verre, elle évitait comme autanta ecueils tout ce qui l’aurait exposée au choc desPassions humaines, marmontel, Mém. vi. Sp je luivais parlé des chagrins sans nombre qui peuventtourmenter une àme active et sensible, il m’auraitconsidérée comme une personne vaporeuse, staël,Corinne, xiv, 2. On voit souvent des femmes vapo-ceuses q U i ; d ang leur état habituel, peuvent à peine“C tenir debout, exécuter, dans leurs accès convul-sés, des efforts qui seraient au-dessus des forces deP Usieurs hommes réunis, cabanis, Instit. Mém.*c. mor. et pol. t. i, p. <83. || Substantivement. JeVous avertis, ma chère enfant, de la part de Mmede la Fayette et de toute la nombreuse troupe desvaporeux, que les vapeurs d’épuisement sont lesP;us dangereuses et les plus difficiles à guérir,E v. 688. Là viennent se confondre La belle vapo-reuse et le triste hypocondre, delille, Homme desl - in. j’ai vu des vaporeux qui se trouvaient si lé-sera qu’ils craignaient d’être emportés par le moin-r ® vent, cabanis, Instit. Mém. sc. mor. et pol. 1 . 1 ,P-<6°. y on de même : maladie vaporeuse. Ces‘■entions mélancoliques et vaporeuses de notre aca-démicien avaient une cause secrète, mais qu’il‘ ^vouait qu’à l’oreille d’un petit nombre d'amisd damie3, d’alemb. Élog. Testu. || 8” Qui causevapeurs (sens peu usité aujourd’hui). La casse
est vaporeuse.
môTt HIST ' XIV ‘ s - Plaies ne deseichent point en aireih i 8t vapoureux, lanfranc, f» 6. || xvi* s. UnePar ' al '° a d° tout le corps vaporeuse et benigne,. * E > hnfrod. 6. Viandes flatueuses et vaporeuses,deturne pois, feyes, ID . ih . n.
p 0 “VM. Provenç. vaporos ; espagn. et ital. va-+ v «’ du lat - vaporosus, de vapor, vapeur.
VaL V ■ 0RISATEDR ( va-po-ri-za-teur ), s. m.
Vau U 1 Ser ^ a h' 1 vaporisation d’un liquide,ment à° R1SATI0!y (va-po-ri-za-sion), s. f. Dégage-tion 06 Va P eurs - La chaleur augmente la vaporisa-Mot, Instit. Mém. scienc. < 807 , 2 * sem. p. 40 .donrif Y >’ valorisation, évaporation. L’eau aban-rj Se . ? a hair s’évapore, et l’eau qui bout se vapo-surfl .dj premier cas, la vapeur se forme à ’
ment j’ dans le second, elle se forme principalment dans la :
poration. t > ne sauraient convenir à celui dchine , e 't l’on 11 y a P? ris ée peut animer unehlable avec l» n ‘‘“tiendrait aucun résultat seisurface, L E00A a A ^ apeur fi 116 l’eau engendre ày ÉTtM. Vaporiser
Vaporiser Un’ n E (va-po-ri-zé, zée), part, passéVA PORis?n , qUlde vaporisé.
Un liquide „ tva-po-ri-zé), v. a. Produire, dapûri Ser v ’ ho dégagement de vapeur. || Se \110(1 denrée a' , e vaporisé. L’eau se vapori• ai un liquide a une grande tendan
à se vaporiser, il pourra donner lieu à beaucoup defroid, thenard, Traité de ehim. 1. 1 , p. 90. Il n’est pasnécessaire qu’un liquide bouille pour être sus-ceptible de se vaporiser, id. ib. t. I, p. 63.
t VAQUE-À-TOUT (va-ka-tou), s. m. Celui, cellequi s’emploie à toute chose. La femme de Rupel-monde se fourra à la cour, où, avec le sobriquetde vaque-à-tout, parce qu’elle était de toutes foireset marchés, elle s’initia dans beaucoup de choses,ST-SIK. <45, < <0.
VAQUER (va-ké; au xvii* siècle, on prononçaitil vâque, et l’on prononce encore ainsi en Nor mandie ; je vaquais, nous vaquions, vous vaquiez;que je vaque, que nous vaquions, que vous va-quiez, v. n. || 1* Être vacant, n’être point occupé,en parlant d’emplois, d’offices, de dignités, etc. Il|a les yeux ouverts sur tout ce qui vaque, poste,abbaye.... la bruy. vin. La chaire de Ramus pourles mathématiques, qui se donne au concours,étant venue à vaquer au Collège royal, il se pré-para à entrer dans la lice, fonten. Sauveur.Les fiefs qui vaquaient par la mort du possesseur,montbsq. Esp. xxxi, 6. Le procureur général Jeande Saint-Romain a remarqué que, du temps dePie II , vingt-deux évêchés ayant vaqué en France pendant trois années, il fallut porter à Rome cent-vingt mille écus, volt. Dict. phil. Annotes. || Im-personnellement. Il a vaqué chez Monsieur unecharge de vingt mille écus, sév. <9 juillet <671. Ilvaque, à votre nomination, une cure considérable,boss. Lett. rel. 90. || 2“ Être libre, disponible, enparlant des logements. Il vaque, dans sa maison,un appartement que vous pourrez louer. || On dit demême : Il vaque un lit dans cet hôpital. || 3° Il sodit des tribunaux lorsque les fonctions ordinairesy cessent pendant quelque temps. La cour vaquependant tel temps. |] 4" Vaquer à, se livrer, s’adon-ner à, s’occuper de (pour la transmission du sensd’être vacant au sens de s’occuper, comparez se li-vrer à, qui vient du latin liberare). Comme l’oursen un jour ne disait pas deux mots, L’hommepouvait sans bruit vaquer à son ouvrage, la font.Fabl . vm, < 0 . Et bien vous prend, ma sœur, queson noble génie N’ait pas vaqué toujours à la phi-losophie, mol. Femm. sav. i, <. Je dis toujours querien n’est si occupé qu’un homme qui n’est pointamoureux; avant qu’il ait vaqué à madame de...,madame de..., madame de..., madame de..., lejour et la nuit sont passés, sév. 343.| Et dedans etdehors on [Louis XIV ] sera également sur ses gar-des; voyez combien [de troupes et quelle puis-sance il faut avoir pour vaquer à tant de choses àla fois, id. <2 janv. <689. Si nous pouvions fairela paix en Italie et en Allemagne , nous vaquerionsà cette guerre anglaise et hollandaise avec plusd’attention, id. 6 janv. <689. Et n’est-ce pas l’or-gueil, chrétiens, qui a retiré tant de philosophesdu milieu de la multitude? nous voulons, di-saient-ils, vaquer à nous-mêmes, boss. Sermons,Loi de Dieu, 2 . La dissipation du monde qui nousempêche de vaquer à Dieu , bourdal. <4* dim. aprèsla Pentecôte, üominic. t. ni, p. 383. C’était s’a-veugler en quelque sorte que de s’enfermer dansun tombeau, comme on dit qu’il [Démocrite ] fai- !sait, pour vaquer plus librement à la méditation,rollin, Hist. anc. xxvi, <” part, in, n, 2 . Ils ten-tent de vaquer à la prière ; et leur cœur, fermé àla vérité, ne s’y repaît que de fantômes et de chi- ;mères, mass. Carême, Dégoûts . || Il se conjugueavec l’auxiliaire avoir.
— hist. xm" s. Et quant il [Frédéric] futrespassezde cest siecle, l’empire vaca longuement sanz roi etsanz empereor, brun, latini, Trésor, p. < 02 .
|| xiv* s. Comme se il n’eust que faire mes que devaquer à ouvres urbaines et privées, berciieurb,f” 25, recto. Et dit li uns à l’autre à la fois et sou- 1vent : Vive ce Bertrand, vive, qui régné tellement,Qui ne vous lairra mie ci vaquer longuement,Guescl. <8073. [Les princes] doivent vacquer ausalut de leurs âmes et au profit commun de leurpeuple, Songe du vergier, i, <84. ||xv* s. Luy quioneques temps n’employa en oiseuse, volt adoncvacquer à mettre à effect le bon désir que tous-jours avoit eu en l’esprit, Bouciq. ni, 3. || xvi* s.Les pouils sont suffisants pour faire vacquer ladictature de Sylla, mont, n, <7<. Pour employer letemps qui me demeuroit vuide, après avoir vac-qué au devoir de mon office, j’ay.... amyot, Épit.Trois jours durant l’on ne vacqua à aultre choseque à faire les apprests necessaires pour cest ef-fect, carl. v, 28. il fut vacqué deux jours entiersà leurs procès, id. x, 7.
— ÉTYM . Provenç. vaear; espagn. vagar; ital.vacare; du lat. vacare, être vide. Il y a dans l’an-cienne languedes confusions entre vaguerai vaquer
f VAQUETTE (va-kè-t’), s. f. Pied-de-veau]arum maculatum, L.
f VAQUOIS (va-koi), s. m. Sorte de plantegrasse des Indes et de l’Océanie, pandanus utilis,Bory, dont les branches sont utilisées pour fairedes sacs à café et des enveloppes pour balles decoton. On dit quelquefois par corruption baquois.
— ÉTYM . Vacoua, mot océanien.
VARAIGNE (va-rè-gn’), s. f. Ouverture par la-quelle l’eau de la mer entre dans un marais salant.
— hist. xvi* s. Ils ont deux escluses faites enmaniéré d’un pont.... ils nomment lesdits pontsl’un la varengne,et l’autre le gros mas; pour ce qu’ilsert aussi à retenir les eaux du jard, palissy, 268.
— étym. C’est une autre forme de varenne ougarenne (voy. garenne).
f VARAIRE (va-rê-r’), *. f. Un des noms vul-gaires de l’ellébore blanc.
— hist. xvi* s. Pour empescher les ciseaux detoucher aux semences estant faites, sement, à l’en-tour du champ, du veraire avec un peu de fro-ment parmi, pour tuer les oiseaux qui en man-gent, 0. DE SERRES, 46.
— étym. Lat. veratrum.
f VARAN (va-ran), s. m. Genre de reptiles sau-riens, atteignant, après les crocodiles, les plusgrandes dimensions.
—ÉTYM . Arabe ouaran, nom de l’espèce d’Égypte .
f VARANDER (va-ran-dé), v. a. Faire égoutterles harengs en les tirant de la saumure, pour lesmettre en caque.
VARANGUE (va-ran-gh’), s. f. Terme de marine.Pièce de bois courbe qui, par son milieu, se fixesur la quille et sert de base aui allonges dont socompose le couple. || Maîtresse varangue, celle dumilieu, celle qui porte sur le maître-bau. || Demi-varangue, pièce de charpente qui remplit, dansun couple, le vide compris entre les deux piedsdes genoux de la varangue. || Fausses varangues,pièces qui, dans la composition des couples d’ungrand bâtiment, sont accotées à la véritable va-rangue, pour suppléer à la longueur des genoux.|| Plate varangue, varangue dont la partie plateest très-longue. || Bâtiment à plate varangue, celuiqui a le fond plat et qui tire peu d’eau.
— ÉTYM . Esp. varenga, la quille d’un navire; dusuéd. vrànger (au pluriel), côtes d’un vaisseau.
VARE (va-r’), s. f. Mesure espagnole d’un peumoins d’un mètre.
VARECH (va-rèk), s. m. || 1“ Nom collectif detous les débris que la mer rejette sur ses côtes.Naufrages et varech, qu’est-ce? ce sont les bienspêchés au bord de la mer, des lacs et des rivières,Ârch. des Finances, mss. lnstr. sur la Chambredes Comptes, <70<, p. <9. || Droit de varech, droitqui existait autrefois de s’emparer de tout ce quiest rejeté par la mer sur les côtes. || 2“Nom qu’ondonne quelquefois à un vaisseau submergé, couléà fond. || 3 “ Particulièrement, nom donné sur lescôtes de l’Océan aux plantes marines, principale-ment aux fucacées jetées sur le rivage et em-ployées à fumer les terres ou à faire de la soude.On trouve sur les bords de la mer une plante quel’on appelle varech.... c’est un excellent engraisvégétal, vu qu’il contient beaucoup de sel marin,genlis, Maison rust. t. ni, p. <69, dans pougens.Un seul hydriodate se trouve dans la nature : c’estl’hydriodate de potasse; il fait partie des varechsdont l’on retire la soude de Cherbourg , thenard,Traité de chim. t. il, p. 698, dans pougens. || Va-rech nageur, dit aussi raisin du tropique, lesargassum bacciferum. || Varech, ou soude de Nor mandie , ou soude de varech, soude qu’on extrait,par incinération, des fucus qui croissent sur lescôtes de l’Océan.
— hist. xiv* s. Comme feust venuz et arrivez àwerecq [en épave] deux tonneaux de vin, du cange,wreckum. || xvi* s. Toute icele chose est dite we-rech, que la mer débouté et gete toute hors à laterre, du cange, ib.
— ÉTYM . Bas-lat. warescum, wreckum, ce que lamer rejette, le droit de le recueillir, et par suitel’espèce d’algue que la mer rejette, de 1 anglo-sax. torâc, quelque chose de rejeté, angl. wreck,débris de navire, allem. wràck , tenant à un radi-cal qui est dans ônyvéttv, rompre, latin frangere.
VARENNE (va-rè-n’), s. f. ||1» Terrains incultesque le gibier frequente et ou les bestiaux trou-vent quelque pâture. || Il se trouve comme nom