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Tome troisième. G - L.
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Bayonne, Uslarits,

S. Jean Luz, Andaye ,

Sibour, Bidache,

Guiche, &c.

jc e bailliage du pays de Labourd dépend du sénéchal de, ax - On attribue aux peuples de ce pays d’avoir

*\ te les premiers à la pêche de la baleine. * Piganiol/ la Fora, Description de la France, t. 4 , p- 5 0 5

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LABRADOR , grand pays de l’Amérique septentrio-ale , borné au nord-est par le détroit de Hudson, 6cîâ mer du nord; au fud-est, par le détroit de Belle-J e j qui le sépare de Terre-neuve ; au midi, par le golfej P ar la riviere de S. Laurent, par le Saguenai 6c pares Christinaux, qui font partie du Canada , 6c enfin aujuchant par la baie deHudson. II s’étend depuis le 50 e d.

, e latitude jusqu’au 63 e ; 6c depuis le 301 e de longitudeJusqu’au 323 e ou environ ; c’est une espece de triangle,peuple qui l’habite s’appelle les EskimaUX. Voyezrnot. Quoique le nom , que les Espagnols lui ont?onné , 6c qui signifie La terre du Laboureur , semblejnsinuer qu'elle est cultivée , cependant il y a bien deI apparence que la plus grande partie en est inculte. Nousn en connoisions que les côtes ; l’intérieur du pays n’estgueres connu des Européens. La pauvreté 6c la férocitédes habitans de la côte, 6c le grand froid qui y régne, ontdétourné les colonies qui auroient voulu s’y établir. CePays est bordé de plusieurs iíles. Au couchant, dans laaie de Hudson, il y a l'ijle de Mansfeld ou de Phely-peaux ; au midi de celle-là, font les ijles de la Trinité ;les nomme aussi la douzaine du Boulanger. Plus prèsf terre, il s’en trouve d’autres dont les noms font igno-«ftAa nord , dans le détroit de Hudson, il y ales iílese dJiegue , de Salisbury , du Charlbs 6c de Boutons. Auc °uchant méridional de ces dernieres, est une baie ap-Pellée la baie du sud , par rapport au détroit. On n’enc onnoît point le tond, 6c on soupçonne que ce pour-rit bien être un détroit qui communique avec une au-re espece de baie, qui est dans la partie occidentalear >s la baie de Hudson, 6c remplie de quantité d’iíles.«msi la terre des Eskimaux, ou de Labrador, seroit sé-parée en deux parties , dont une seroit une isle ; mais ìlh’y a encore rien de certain là'-dessus. Peut-être aussi setrouvera-t-il avec le tems, qu’il y a (yois parties , dontdeux font des iíles, 6c la grande entrée que Davis trouvaen 1686, 6c où il trafiqua avec les naturels du pays, 6cdans laquelle Weimouth s’avança trente lieues; cetteentrée, dis-je, pourroit bien communiquer avec les deuxautres baies.

La petite LABRADOR ; on appelle ainsi la partieméridionale ÔC orientale de l’Isle-Royale , au midi du8olfe de S. Laurent.

Mer de Labrador ; (la) on appelle ainsi un in-tervalle de mer, qui coupe par la moitié l’Isle-Royale, à lamferve de huit cents pas de terre, ou environ, qu’il y a|j e Puis le fort S. Pierre, jusqu’à cette extrémité de merLabrador, qui fait une espece de golfe, dont l’ou-j e rture est à l’orient de l’Isle-Royale, 6c finit à l’occident,n côté du fort S. Pierre. Denis, auteur de cette Descrip-, 10n s qui y a été gouverneur général pour le roi, pen-ant l°ng-tems, a fait faire un chemin dans cet espace,P°ur fai re passer à force de bras des chaloupes d’une mera 1 aut re , & pour éviter le circuit qu’il faudroit faire par1, er * La marée monte jusqu’à 1 extrémité du golfe , &° n compte vingt lieues depuis son entrée jusqu’à huitents pas du fort où elle aboutit ; 6c lorsqu il est pleine, ne r en Labrador, il est basse mer de l’autre côté, vis-j~ v,s le fort. L’ouverture de cette petite mer de Labra-° r est a l’est , justement à l’oppofite de 1 autre côté- Ce5 Ul J?ù cette différence de marée , c est que la baie de• * \ er re a son ouverture droit a 1 ouest , 6c qu’il n’estrw! ,S ' ?, leine mer dans un havre, que la lune ne soit~ :o V a ‘opposite de l’entrée du havre, soit au-dessus oui n- e 0us ,de l’horizon. Dans Labrador il y a un grandm ou étang de huit lieues de longueur, 6c de cinq- e argeur ^ avec des anses de chaque côte , qui entrentmrt avant dans les terres : tout le tour de cette mer estorde de montagnes, dont partie sont de plâtre. Les ter-es 11 y font pas bien bonnes ; les montagnes sont cou-res d’arbres, dont la plus grande partie sont pins ÔC

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sapins mêlés de bouleaux 6c de hêtres. La pêche n’yest pas bonne ; il s’y trouve seulement des huîtres, quisont assez mauvaises, quand elles sont nouvellement pê-chées , à cause quelles sont trop douces ; mais on lespeut garder huit ou dix jours * fans qu’elles perdent leureau; après quoi, elles sont salées 6c perdent cette fadeurque leur cause l’eau douce des rivières, à l’embouchuredesquelles on les pêche. * Denis, Desct. de l’Amériqueseptentr. t. 1, c. 6 .

LABRENTUM. Voyez Laurentum.

LABRIONENSIS. Ortélius, Thefaur . trouvant auconcile de Lyon, un siège nommé ainsi, soupçonnequ’il faut le chercher en Espagne.

L A BRIS, ville de l’Arabie heureuse, selon Ptolomée*/. 6, e. 7.

LABRONÈS, ancien peuple, qui n’est connu que parun pastàge de Paul Diacre qui dit qu’Attila les fit mar-cher contre Aëtius, général Romain. Quelques exem-plaires portent OliBRIONES. *Ortélius, Thefaur.

LABRONIS-PORTUS , ou simplement Labro.Voyez Livourne.

LABS A, ouLapsa, ou Lassach , ville d’Asie dansl’Arabie heureuse, à vingt lieues d’Elcatif, selon Bau-drand, èd. 1705. Voyez Lahasa.

LABYRINTHE, grand édifice dont il est difficile detrouver l’issue. Les anciens font mention de cinq fameuxlabyrinthes, dont nous parlerons séparément.

1. Le LABYRINTHE d’Egypte est le plus anciende tous. Pline , /. 5, c. 9 , dit qu’il étoitdans le lac Mœ-ris, 6c bâti fans aucun bois. Pomponius Mêla, /. 1, c. 9,avoit dit beaucoup mieux : le labyrinthe contient troismille appartemens 6c douze palais dans une feule en-ceinte de murailles. II est bâti 6c couvert de marbre. IIn’y a qu’une feule descente ; mais au-dedans il y a uneinfinité de routes par où l’on passe ÔC repasse, en faisantmille détours, 6c qui jettent dans incertitude, parce qu’onse retrouve souvent au même endroit. Cê nombfe d’ap-partemens paroît incroyable ; mais Hérodote , qui avoitvu ce labyrinthe, dit, L z, c. 148, qu’une moitié de tesappartemens étoit sous terre , ÔC l’autre au-dessus , 6cque ce labyrinthe n’étoit pas dans le lac Moèris, maisun peu plus loin , proche la ville des Crocodiles, au-jourd’hui ^íiyînoé, dont on voit encore les ruines , OlI

ces animaux étoient en grande vénération. Je rapporte-rai dans la fuite le passage entier. Voici ee qu’en ditPaul Lucas, Voyage en 1714, L 5 , p. 24- Le labyrin-the est presqu’à l’extrémité méridionale du lac Mœris,un peu du côté du levant, à dix lieues des ruines de laville des Crocodiles.

Cet édifice , auprès duquel on trouve une grandequantité de pierres 6c plusieurs décombres, conserveencore de grandes marques de son ancienne splendeur ;on voit d’abord un grand portique de marbre soutenu parquatre grosses colomnes aussi de marbre de plusieurs pin-ces. Trois de ces colomnes sont encore fur pied. Aumilieu est une porte , dont les montans 6c 1 entable-ment sont fort massifs, 6c au-dessus une frise sur laquelleest représentée une tête avec des ailes déployées, le longde la frise, 6c plusieurs hiéroglyphes au-dessous. Cettetête est couverte d’une espece de voile, 6c on remarqueencore quatre pointes de marbre, qui font comme desrayons qui 1 environnent ; fur ce premier entablementrégne une frise, dont les pierres représentent des ser-pens fort gros, au-dessous de la tête, mais dont le corpsva en diminuant jusqu’en bas. On voit fur cette frise lesruines de plusieurs portes dans différens étages, qui fer-voient apparemment d’entrée aux appartemens qui étoientau-dessus 6c qui sont à présent entièrement détruits. Onremarque encore, dans la porte du milieu, deux Anubischargés d’hieroglyphes. L’ârchitecture de cet édifice neressemble à aucun des quatre ordres que nous avons ap-pris des anciens. Ce portique est tourné du côté du le-vant. Lorsqu’on entre par ce portique, on trouve d’a-bord une grande ÔC belle sale, toute de marore, ainsique le plafond qui est fait de douze tables de marbre,unies les unes aux autres , 6c qui ont chacune vingt-cinqpieds de long sor trois de large, 6c traversent ’a cham-bre d’un bout à l’autre : le plafond n’étant point fait envoûte, mais plat comme les nôtres, saisit d admira sonpar fa hardiesse. On ne fauroit comprendre commentil a pu, dans cette forme si peu naturelle à un si grand