de Saxe, & seigneur dè Frise. II est maintenant composéde douze conseillers, & d'un président, qui jugent souve-rainement & sans appel de toutes les causes.
Le magistrat ordinaire consiste en douze personnes %trois bourg-mestres, 6c neuf échevins. Au renouvelle-ment, qui te fait chaque année, le premier jour de i’an, ilfort un bourg-mestre & deux échevins. Les trois bourg-mestres président par quartier dans les a tremblées ; le pré-sident signe les actes publics , 6c garde les clefs de la■yille. II y a encore trois pensionnaires perpétuels, quifont jurisconsultes. Un de ces trois est ordinairement se-crétaire dela ville, St garde des archives. La recette publi-que est administrée par quatre trésoriers, dont l’un re-çoit le revenu de la ville ; Fautre, celui du spirituel ; letroisième reçoit les revenus de la campagne ; & le qua-trième, ceux des fermes qu’on nomme consomptions.
Les habitans font doux, affables, polis, civils, St in-génieux ; ils aiment la propreté; ils font laborieux, &s appliquent aux arts St au négoce. Leur commerce ne seborne pas dans la province ; il s’étend dans toute la Frise,dans la Hollande, la Gueldre, le Brabant, la Flandre,l’Angleterre , la France, FEspagne , le Danemarck, laSuéde , la Prusse, la Pologne, la Lithuanie ôc la Rus-sie- * Sans. Urb. Btlg. T ab. p. I.
^Lewarde est située dans un terrein fertile, fur-tout du"coté du nord St du couchant. Tout le pays est coupéde ruìffeaux St de canaux qui portent des barques. Lequartier qui regarde le couchant, ÔC qui s’étend assez loindu midi au septentrion , est maintenant de la même hau-teur que le reste de la campagne ; il s’est couvert peu-a_ peu d’un limon gras, que les flots y ont pouffé. C’é-toit autrefois un bras de mer , qui entvoit dans les ter-res. II s’appelloit Borntda. * Altïng. Not. Germ. inf.
Parmi les rivières qui entrent dans Lewarde, la plusconsidérable est celle qui se rend à Dockum , ville éloi-gnée de Lewarde, de deux grands milles d’Allemagne ;de-là, après avoir parcouru un autre mille, elle va fe jet-ter dans un golfe entre des isles ôc le continent. Elleporte jusqu’à Lewarde des barques de médiocre gran-deur, & même de celles qu’on appelle caravelles , ôcquipeuvent supporter la mer. Cet avantage lui facilite lecommerce avec Huium , Hambourg , Brême, Embden,& Groningue. Une autre riviere sort de Lewarde, ducôté de l’orient, où elle prend le nom de Flet. Ellecoule du même côté , durant quelque espace de che-min ; elle tourne ensuite du côté du midi. Après s’êtrejettée dans des lacs , une partie de ses eaux sc partageíùr la droite en divers ruisseaux , par lesquels on peutaller en bateau à Sneeck, àllst , à’Worcum, à Hinde-lopen ôc à Bolswaart. Le reste de ses eaux fe partage endeux rameaux , dont l’un, s’étant rendu à Staveren, l’au-ïre à Slooten , ils vont enfin íe jetter tous deux dans laCette seconde riviere facilite le commerce avec
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mer.
Amsterdam, Munickendam, Edam , Enchuysen , Mé-demblick, Deventer, Zwol, Campen-, Hasselt, Har-devyck, Elbourg , 6cc. D’aiUeurs, avant que de sc jetterdans les lacs , dont il vient d’être parlé , elle reçoit àfa gauche des ruisseaux portant bateaux; ce qui facilitele transport à Lewarde des denrées que fournissent lespays voisins. La troisième riviere coule du côté du cou-chant. A quelque distance de Lewarde, des digues lasoutiennent ; elle passe à Franeker ôc se rend à Harlin-gen, d où elle se jette dans la mer.
On a vu de grands hommes à Lewarde. Elle a donnéla naissance à quelques-uns ; d’autres y ont seulementvécu. Les uns ôc les autres se sont acquis beaucoup deréputation dans la république des lettres. De ce nom-bre a été Pierre Aucarna , jurisconsulte célébré , qui settué dans une sédition, en 1481^ George Rat aller sut unpersonnage célébré dans le seizième siécle. 11 commençapar être assesseur du grand-conseil de Malines ; il fut en-suite envoyé en ambassade à la cour de Danemarck ,par Marguerite de Parme , gouvernante des Pays-bas.Enfin st set président de la cour provinciale d’Utrecht ;OC après avoir exercé quelque tems cette charge avechonneur, il mourut en 1681. Les ouvrages qu’ilI nousa laissés, font la preuve de son érudition. Celle de HayusCamminga ne set pas moins estimable. 11 «toit de lapremiere noblesse dupays , seigneur de Lille d’Ameland,intime ami d Erasme, comme on peut le voir par
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habile dans le grec ôc le latin. 11 avoir fait des leçonspubliques de ces deux langues, à Ersort & à LouvaimOn pourroit aussi ranger au nombre de ces grands hom-mes Suffridus Pari , s’il eût été moins crédule , ôj s’ileût apporté plus de discernement & de jugement pourécrire l’histoire; occupation à laquelle il se donna, étantdéja vieux. Enfin Figilius Zutchetuus s’attira la gloired’avoir surpasse Férudition de tous ses compatriotes. IIn’étoit pas né à Lewarde, mais dans le voisinage; & ilfut élevé dans la ville dès sa plus tendre jeunesse.
LEWE-LEWECK, ville de l’Inde, au-delà du Gange,au royaume de Camboye d dont elle est la capitale, fur lariviere de Camboye ; nom que Fon donne aussi à cetteville. Voyez Camboye.
LEWENEZ, ville de la haute Hongrie, au comté deBars, ôc dans le gouvernement de Neuhausel, vers lesmontagnes & fur la riviere de Gran. Ses habitans l’ap-pellent Leival Les Turcs y furent défaits par le généralde Souches, François , en 1664. Elle est a cinq millesd’Allemagne de Neuhausel, & à six de Gran. * Baudr.édit. 1705.
1. LEWES ( a ), petite ville d’Angleterrè, en Sussex,fur une éminence'. 11 y a six paroisses, 6c marché publictoutes les semaines. Elle est à quatre milles de la côte, àquarante de Londres, ôc presqu’à moitié chemin entreChicester Ôc la Rie. Elle est connue par un grand com-bat qui s’y donna en 1264, f° us Lsenri III ( b ). La villeavoir alors un château ôc un prieuré situé au pied de cechâteau, comme il paroît par les détails de cette bataille.Lewes envoie ses députés au parlement ; ôc les assises dela province se tiennent, tantôt en cette ville, ÔC tantôt àGriNSTÉAD. Le nom latin est Lesva. * ( a ) Etatprésentde la Gr. Bret. t. i , p. 117. ( b ) Rapin Thoiras , Hist.d’Anglet. t. 2 , p. 488.
2. LEWES, Lewen, Leuw, ou Leuwe, petiteville du Brabant ( a ) , dans les marais que fait la rivierede Jette, aux frontières du pays de Liège, à quatre lieuesde Louvain,à deux deTirlemont, 6c à une de S. Tron.Les François ( b ) l’avoient prise,en 1678. Ils la rendirentpar la paix de Nimegue. *( a ) Dicl. gêogr. des Pays-bas .( b ) Baudrand , éclit. 1705.
LEW 1 N. Voyez Lewin. i.
LEWIS, (i/isle de) Voyez au mot IsLE.
LEXíAN/E, ancien peuple del’Arabie heureuse, se-lon Pline, l. 6, e. 28.
LEXOBII & Lexovii, ancien peuple de la Gaule;leur pays répond au diocèse de Lisieux. Voyez ce mot.Ptolomée les nomme en grec
LEYBNICZ , anciennement Polybìanum , bourg 6cchâteau d’Allemagne , dans la baffe Stirie , fur la rivierede Sacka, à une lieue de son embouchure, dans le Muer,à cinq lieues au-dessous de Gratz. C’est la résidence or-dinaire de F évêque de Seckau.
LEYDE ; (les Flamands écrivent Leyden, 6c pro-noncent Leyen,) grande ville des Provinces-Unies, enHollande, fur le Rhin, 6c F une des plus belles de laprovince.
On est assez généralement d’accord fur le nom latin6c l’ancienneté de cette ville.
Les géographes la reconnoissent pour le LugdunumBatavorum, dont Ptolomée fait mention comme d’uneville déja célébré , 6c que l’Itinéraire d’Antonin appelleLugdunum ad Rkenu/n caput Germaniarum. C’étoìt uneseigneurie considérable des Fan X090. Les comtes deHollande lui donnèrent des seigneurs héréditaires, avecle titre de burgraves ; c’est de-là qu’est venue la familledes seigneurs de Leyden. *Alting. p. u 2.
A l’égard du nom qu’elle porte aujourd’hui, il y en a
f 7 .. 7 “ , comme on
ses lettres de ce denyer. II set assassiné
qui veulent qu elle le tire de legia , dérivé àelegio, parceque les Romains y. tenoient ordinairement une légion.Mais cette opinion ne peut ’guères se soutenir, puisquec’est la ville de Liège qui a porté ce nom, comme Faprouvé Boxhornius par ces vers de Notger, évêque deLiège, 6c restaurateur de son église :
Legia dotatur per me , Capritnonsspoliatur.
Hic ruit , ìuze surgit, manet heee, nec ille resurgi
Ce qu’il y a de constant , c’est que le nom de cetteville a beaucoup varié dans tous les tems. Dans un au-cien inventaire des biens de l’églife d’Utrecht, elso Áa
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