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Tome troisième. G - L.
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LEY

■Antoine Matthaîus, Antoine Lewenhoeck, &c. MaisArminius, Gomaius, Vorstius & Cocceïus ont occa-sionné, par leurs disputes théologiques, non-seulementdes troubles dans l’académíe , mais des factions dans^ et at. Cette ville a auffi donné là naissance au fameuxJean de Leyne, autrement nommé Bucold , tailleur d’ha-, qui íe fit roi des Anabaptistes , & s’empara de laVl *le de Munster, en 1536. Ces choses font trop connuesP°ur les détailler ici. Mais je ne puis passer fous silence leraineux Cluvier, géographe, dont je respecte les grandesminières; il vivoit à Leyde, & y mourut fort pauvre,

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2. LEYDE, (l’isle de) petite iste des Indes, furla côte occidentale de rifle de Ceylan, dont eíe n'estséparée que par un petit détroit, dans la baie de Manar ,joignant le pays de Jafanapaian. Les Indiens la nommentOurature ; & comme elle est la plus glande des sepr islesqui font dans ce lieu, les Portugais font nommée llka.grande. Les Hollandois, qui ont chass" ’ec Po fu ai * ecette côte, lui ont donné le nom de Leyde , de mêmequ’ils ont appellé Amsterdam &C Middeiaourg deux alesvoisines. II y a dans celle-ci un village nommé auíììLeyde. * Baudrand , & De BIJle.

1623, après avoir enrichi la république des lettres par 3. LEYDE, ( l’isle de) autre petite iste des Indes,ses excellais ouvrages. Peu d’académies ont eu des pro- fur la côte septentrionale de lava, dans la baie de Bata-illeurs aussi célébrés que celle de Leyde ; on y a vu via, au midi de l’iste d Aickmaar. * Reland, Carte deBurman enseigner les belles-lettres ; Sgravefende, Java. _ , , ,

mathématiques ; Boërhaave, la médecine ; Vitriarius, le Les Hollandois ont encore donne ce nom a quelquesdroit public, & plusieurs autres , dont le seul nom est autres lieux de leurs conquêtes.

de venu un éloge. LEYDSENDAM, c’est-à-dire la digue de Leyde ,

Ee conseil de la ville, qu’on appelle Vrcedschap ,, est village de Hollande, entre Leyde, la Haye & Délit»compost de quarante personnes, qui doivent êire nées Comme les eaux du côté de Leyde ne font pas au memedans la province, âgées au moins de vingt-huit ans, niveau que celles de Tautre côté, il y a en cet endroitfaisant profession cîe la religion réformée. Ce conseil une écluse pour les soutenir. Les eaux de ce village lont® droit d’élire les bourgue-mestres. 11 en nomme tous poissonneuses ; ce qui donne occasion aux habitans des*es ans trois à la S. Martin, & ces trois gouvernent la villes voisines d’en faire un rendez vous où ils vont fe)sslle avec un des quatre de Tannée précédente. Ce con- régaler en poisson. Outre que c’est un abord continuelíeil nomme aussi tous les ans, le i-j Juillet, seize perfon- des barques de passage & de voiture, on y voit, presquen £ s ? du nombre desquels les états de la province en tous les beaux jours de Tété, des sociétés d’amis quichoisissent huit pour échevins. Ils fe font réservé ce s’y viennent divertir. * Mém. drejsés fur les lieux.choix, depuis la mort de Guillaume III, roi d’Angleterre. LEYME, Lumen-Dei; Eremus, abbaye de filles en«nomme pareillement trois sujets aux états de la pro- France, de 1 ordre de Cîteaux, dans le haut Querci, au

diocèse , & à neuf lieues au nord-est de Cahors près deSaint-Céré.

pareillement trois sujetsVlnce , qui en choisissent un pour remplir la charge degrand baillis de Leyden. C’est ce magistrat qui administre, justice civile &. criminelle , conjointement avec lesechevins.

Le siège de cette ville, fait par les Espagnols en 1573,acquit beaucoup de gloire à ses habitans. II dura depuis le

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LEYNE, (la) riviere d’Allemagne, dans la basseSaxe. Elle a fa source dans TEichfeld, près de Heiligen-stadt, d’où, coulant par le duché de Brunswig, elle ar-

. , r .....___ r _ rose Gottingen, passe près d’Eimbeck , à Alsekl; de là

oernier d Octobre jusqu’au 24 Mars 1574, que Tarrivée elle reçoit Tínnerste à Sarstede ; &, passant à Hanovre S C«u comte Louis de Nassau, frere du prince d’Orange, à Neuíbdt, elle fe rend peu après dans la riviere cTAl-eugagea les Espagnols à abandonner leur entreprise.

Oueique tems après, lorsqu’ils eurent battu le comteLouis, son trere Henri & Christophe, comte Palatin,ils retournèrent devant Leyden , &c en recommencerontle siège, fous le commandement de François Baldez. Cegénéral, q..elque tems après, ne croyant pas que la villepût être pníe par force . résolut de Taffamer par un blo-cus. Les bourgeois souffrirent infiniment. La famine Scla peste les réduisirent à Textrémité ; mais ils ne perdi-rent pas courage Enfin le 3 d'Octcbre , tes digues dela Meuse St de listel ayant éié percées, Louis Boifct,amiral de Zélande , fit entrer dans la vdie un convoiconsidérable, par le moyen d’un grand nombre de bateauxplats. Les alsiégeans abandonnèrent alors les forts qu’ilsavoient construits pour Taffamer. Trois choses concou-rurent à la levée de ce siège ; le convoi qui éfoit entrédans la ville ; la chute du mur entre la Porte-aux-Vaches,

autrement Kœpoori,& la Tour de Bourgogne; les Espa- entre dans la Hongrie, arrive àOwar, Sc s’y joint à unegnols épouvantés du bruit, s’imaginerent que les assiégés branche du Danube qui forme le Schut. Selon De l’Iste

-C- " , i“ . * . C ..... Afsrl'iti on /■mo aai,í a a11 a í a ..1 /’ _ !/1_ _ V _ st 1 » , » , ^

ler, entre Zell & Ferden. * B .udrand, édit. 1705.

LEYOANG, ville de la Chine , où elle est la prin-cipale de la province de Leaotung. * Atlas Sinenjis.

LEY BAC, prieuré de France, dans le Rouergue, audiocèse de Rodez.

LEYRE , petite riviere de France, en Gas rogne:elle fort des Landes, & fe jette dans le havre d’Arca-chon.

On croît que c’est le Sìgmanus de Ptolomée.

LEYTE, (la) riviere d’Allemagne. Elle a fa fourcéailx confins de la Stirie & de la basse Autriche. Elle s’ygrossit des eaux de la Schwartza, avec laquelle elle changeon cours, qui jusques-là avoir été vers le nord, &t feourne vers 1 orient ; passe fous le pont de Lanczdorf;coule ensuite vers le nord-est jusqu’à Ebenssirt où estele recourbe au nord-ouest; puis serpentant au nord-estelle reprend à Bruck, bourgade, la route de Torient*

failbient une sortie fur eux , & Tinondation que caulal’eau qui sortir par la brèche.

. On fit, durant le siège, une forte de monnoie de pa-pier ; on Téchangea pour des pièces d’argent, quand laville fut en liberté. Ces pièces étoient de deux prix ; lesunes valoient vingt-huit fols, &t les autres quatorze. Surcelles de vingt-huit fols, on voyoit un lion tenant une per-che surmontée d’un chapeau, avec cet*e legende tout àl’entour : H&C LlBERTATlS ERGO; au revers, on li-soit autour dans la partie extérieure: Deus servet

elle forme dans son cours une iste où est la ville deNeusladr, avant que d’arriver à Ebenfurt. * Jaillot &■D: l'I/le.

LEYTON, village d’Angleterre, dans le comté d’Ef-fex, aux confins de Middelsex. On y cherche le Dura-lïtum des anciens. * Baudrand, édit. 1705.

LEYTRAC , petite ville de France, au bas Arma-gnac , dans le vicomté de Brulois, dont elle est le chef-lieu.

LEYVITTËR, village de Lorraine. C’est un de

Leidam; & dans la partie intérieure étoient ces lettres ceux qffon rendit au duc, par le traité dé Paris, 1718capitales, N. O. V. L. S. G. I. P- A. C. c’est-à-dire: LEZ, (le) petite riviere de France, dans le bas

Nummus objfefœ urbìs Lugdunenjìs fub gubernatione Languedoc, en latin Ledum , Ledus, & Licia , selon’illustrijfìmi principis Auriaá cujus. Dans les pièces de Baudrand, édit. 1-/23. Elle a fa source dans la vallée

*--- ----- de Montferrand , à trois lieues de Montpellier qu’elle ar-

rose , Sc fe rend un peu plus bas dans l’étang de Perraut.

LEZADOIS , (le) petit pays de France, dans leLammedoc. Vovez Lezat.

LEZARD-PÒ 1 NT, ou la pointe du Lézard,cap de la côte occidentale d’Angleterre, à vingt milles

quatorze sols ; il y avoit un lion dressé, tenant une épéed une pâte , & d e l’autre un bouclier aux armes de laville ; au revers étoient écrits ces mots : Pdgno proPAtrta.

La fabrique des draps est plus célèbre dans cette villequ en aucune autre de la Hollande, il y a une fort belle

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halle pour cette forte de marchandise. Les draps de Ley- de Landíènd, dans la province de Cornouaillesden (ont si estimés, qu’on en transporte une très-grande LEZARO, (Rio) petite riviere d’Espagne , dans l aquantité chez Tétranger , Sí même jusques dans íe Le- Galice. Elle coule près de Finistère. On croît que c’eífc

le Florins de Pline.

Tome III, Kkkkk ij

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