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Tome troisième. G - L.
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4. LILLE en Doudon, petite ville de France, en Gas-cogne , au cortué de Cominges, à trois-lieues au nordd’Aurignac. On y compte un millier d’habitans, 6c uncouvent de Jacobins. G’est une des cinq châtellenies de cecomté , à la gauché de la Garonne.

5. LILLE, ville de France, dânsle haut Languedoc,-u diocèle d’Albi, fur la droite du Tarn j une lieue au-dessous de Guillac. Cette ville, qui est moderne, est assezbien bâtie. Elle contient envisòn deux mille âmes. II y aun couvent d’Augustins 6c un d’Augustines. C’est un dessièges de justice de la judicature d’AIbigeois.

6. LILLE, ville de France, dans la Provence, au dio-cèse de Cavaillon, dans une iste formée par la rivière deSorgues. On. y compte environ stx mille habitans. II y acollégiale , collège dirigé par les Doctrinaires, cinq au-tres maisons religieuses, fur une petite riviere, entre l’ab-baye de la Vaîâsse au nord, 8t la Seine au midi, à égaledistance de Tun 6c de l’autre.

LILLEBONNE, Juliobona, petite ville de France ,en Normandie, & dans le pays de Caux , près de laSeine, vers son embouchure., à sept lieues du Havre aulevant, en allant à Caudebec dont elle est à deux lieues,Sc vers Rouen dont elle est à neuf. * Baudrand , édit.

170s- . .

LÍLLERS, petite ville de France, en Artois, fur leNavez. Les Espagnols la cédèrent à la France par le traitédes Pyrénées. Elle avoit été autrefois fortifiée ; mais de-puis , on en a rasé toutes les fortifications : elle est presqueau milieu , entre Aire & Béthune , Sc à sept lieues d’Ar-ras. C’est le chef-lieu d’un bailliage, qui est le plus petitde la province, n’étant composé que de vingt-trois com-munautés. * Baudrand, édit. 1703. Piganiol de La Fora ,t. 3 , p. 246.

LILLO, forteresse des Pays-bas, fur l’Escaut, dans unpetit pays qui appartient à la république des Provinces-Unies, Sc qui n’a qu’une lieue de longueur , fur autantde large, entre la seigneurie de Zantvliet Sc la terre deRyen. Ce petit pays contient quatre forts, dont le plusimportant est le fort de Lillo, fur l’Escaut, à trois lieuesau-dessous d’Anvers. Les habitans d’Anvers, qui tenoientencore le parti des confédérés, commencerent, en 1583,à construire cq fort, & l’achéverent Tannée suivante.Leur but étoit, par le moyen de ce fort, & de celui deLlEFSKENHOEK, qu’ils firent bâtir vis-à-vis, de Tautrecôté de TEscaut, de se conserver la libre navigation decette riviere. Les Espagnols n’ont jamais pu fe rendremaîtres de ce fort ; Sc Mondragon qui y mit le siège, en1588, avec un corps de six mille hommes, fut obligé dele lever après trois semaines d’attaque, Sc avec perte dedeux mille hommes , par la vigoureuse défense du com-mandant Odet de la Noue-Teligni, fils du fameux laNoue, surnommé Bras-de-Fer. Depuis ce tems-là , lesétats-généraux font restés en possession de Lillo, Sc enont augmenté les fortifications.

Son rempart est flanqué de six bastions, entouré d’unfossé large Sc profond, 6c défendu par une contrescarpe.Ce fort est bordé de canon, pour empêcher les gros vais-seaux de monter à Anvers, Sc d’en descendre » confor-mément au traité de Munster. Les états généraux y ontaussi une frégate au milieu de la riviere, pour obligertous les bâti mens de s’arrêter à ce fort, Sc de payer lesdroits établis fur les marchandises. L’amirauté de Zélandey entretient poist cet effet un receveur, un controlleur,Sc quelques commis des recherches. II y a actuellementune garnison de deux compagnies d’infanterie, 6c quel-ques canoniers, fous les ordres d’un commandant, établipar les etats-généraux, 6c dont l’autorité s’étend fur lesforts de Kruiíchans 6c de Liefkenshoek. Ce comman-dant a fous lui un major de la place. Le magasin est fousla direction d’un commis du conseil d’état. II y a un nom-bre raisonnable de maisons, 6c quelques cabarets dans lefort, avec une église protestante. Ce lieu est une seigneu-rie qui a haute , moyenne & basse justice, Sc qui appar-tient à la famille de Van-Daël. Le seigneur établit ì’es-cour&t 6c sept échevins avec un secrétaire, pour l’admi-nistration de la police 6c de la justice ; mais les états-gé-neraux y jouissent des mêmes droits de la souveraineté ,que dans les autres pays fous leur domination.

A une demi-lieue au-dessus de Lillo , du côté d’An-vers, fur la même riviere, est un autre fort, flanqué dequatre bastions, qu’on nomme Kruisschans ou fort

LIM

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ue la Croix. II y a quelques soldats en garnisonmandés par un major. ...

Un peu au-destous de Lillo, le long de TEscaut, 11 Va encore deux autres forts ; le premier est celui de BlAGARen , 6c Tautre porte le nom de Frédéric-HeNR •A quelque distance de ce dernier, du côté la terre, dya utie redoute, 6c près de Lillo un autre petit fort, q u 0nomme le vieux Lillo. ,

LILYBdEUM-PROMONTORIUM, cap de Tille d®Sicile , à Topposite deTembouchure du port de Carthag.»dont il n’étoit éloigné que de mille stades. C’est I e ? ^occidental de Tille. Son nom moderne est CapO-BoCou Lilibeo. * Ptolomée, 1 . 3, c. 4.

LILYBiEUM, ville de Sicile , dans fa partie occidet?^taie , près du cap de même nom. Cette ville a été en 'fuitenommée Helvia Colonia , 6c c’est présentement MAE'SALLA. Voyez ce mot. Elle étoit fort grande du teinsdes Romains, qui y tenoient jusqu à dix mille hommesde garnison, au rapport de Tite-Live , /. 2.1 , c. 49* p ,

LIMA, ( a ) ville de TAmérique méridionale, au 'rou , dont elle est la capitale. Cette ville est située d 311 ^une vaste plaine, au bas d’une vallée, qu’on appelloit a utrefois Rima c , du nom d’une fameuse idole qui rerrdoit des oracles, 6c qui étoit représentée sous la fig ured’un homme. Les Incas 6c les grands-seigneurs du Perosoenvoyoient des ambassadeurs pour la consulter sur les a 1 'faires les plus importantes. Ses réponses à toutes les de-mandes qu’on lui proposoit, lui avoient sait donner le notnde Rimac , c’est-à-dire, en notre langue, celui qui p^ r ‘ e ’Le nom de Lima s’est formé par corruption ou pat ' 1difficulté que trouvoient les Indiens de prononcer 1 -**aussi rudement que les Espagnols. Quelques-uns veuleNnéanmoins, que les Espagnols eux-mêmes ayent cor-rompu ce nom , comme tant d autres ; Sc qu’au lieu deâne Rimac , qu’ils trouvoient peut-être trop dur, ils ontenfin prononcé Lima. Quoi qu’il en soit, le nom de LirnAest différent de celui que le fondateur de cette ville luidonna. *( a ) Premier, Relation du voyage de la mer du sud,t. 2 , p. 359. 6* suiv. ( b ) Feuillée , Journal des ObserV*t.\,p. 494.

Ce sut François Bizarre, qui la commença fous le régnsde Charles V, St de Dona Juana fa mere, qui régnoientensemble dans le royaume de Castille. II la nomma vití fdes rois , LOS Reyes. Les sentimens font partagés su 1Torigine de ce nom. Le P. Feuillée, après Garcilasso de I 3Vega , dit que cette ville fut appellée ville des rois , dujour de fa fondation, qui fut celui de TEpiphanie de 1 a 11 'née 1534. Mais Francisco-Antoniode Montaivo veut qu®Lima ait été fondée, le 18 Janvier 1535 , jour de la sd ede la chaire de S. Pierre. Cette circonstance 6c le de-tail du nombre des commissaires, députés pour le cho>*du lieu où la ville devoit être bâtie, font de forts pré-jugés contre Garcilasso. D’un autre côté, Herrera con-vient avec Garcilasso du jour de la fondation; mais >diffère ‘par rapport à Tannée. 11 marque comme M 011-talvo Tannée 1535. * Frefier, p. 359. Vie du bierthtl"reux Torìbio.

Hales dans son Hif. des tremblemens de terre , & rrl 'vis à Lima , met la fondation de cette ville à Tanne®1534; mais je pensé qu’il faut la rapporter à Tannée s ul 'vante ; car outre le sentiment de Montalvo , nous avon sune très-bonne relation d’un voyage fait dans TA* 11 ?'tique méridionale , imprimée à Madrid , par AntonioMarin , 1748, où on dit formellement que Lima fut f 0l Tdée le jour de TEpiphanie, en 1535, par dom FraslÇ olSBizarre. ,

L’époque, que donne Montalvo, fe trouve encore determinée par les raisons que Bizarre avoit de bâtir un®ville dans l’endroit où est aujourd’hui Lima. Herrera n0 Happrend que le baillis, ou Adelantado dom PedroAlvarado , étant venu avec une bonne armée detimala, au Pérou, à dessein de s’en rendre maître , * 1zarre vint faire un établissement dans la vallée de Lim 3 1auprès du port de Callao, qui est le meilleur de la cote,afin de Tempêcher de venir par mer, pendant que do'Diégo Almagro alloit lui faire face dans la province

Quito. • ex-

Les Espagnols , toujours attentifs aux devoirstérieurs de la religion, avant que d’ériger aucUfl r £ s aument, jetteront les fondemens de i’église, *'P ett j?4rjbuamilieu de la ville. Bizarre traça ensuite les rues,