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Tome troisième. G - L.
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LIM

culiers auPérou; de ce génre, les plus estimés font les chi-r ^ mo yas y q í \\\ reffemblënt en petit à l’ananas & a la pommedeym ; i] s f ont pleins cl’une substance blanche &t ferme,*uêlée de grains de là grosseur des haricots ; la feuilleressemble un peu à celle du meurier , ôc le bois aucoudre.

2- LIMA, (l’audience de) grande province du, ' e s r °u. Elle est bornée au nord par l’Audience de Quito ;*1 orient, par la Cordeliere des Andes ; auhnidi, par 1 Au-dace d é los Char cas ; & à l’occident, par la mer dtij d- II y a dans cette Audience de hautes montagnes ;

principales font la Sierra. & Los Andes. La rivierede Moyobamba prend fa source dans cette province ; Sta près avoir été groffie dès eaux de plusieurs petites ri-v 'eres, elle va se jetter dans celle des Amazones. LesPrincipales rivières qu’elle reçoit, font V Apurimac, \Yu-, 1 'Abancal, !a Bilcas, la Vinoque , Parcos , Picos ,^■ -Snuxa , los Chapuchos , los Mutilones , &c. LesP‘incipa ux lieux font :

Chumbibilcas ,

Cotapamba & Omasayos ,Aimare £,

Collaguas ,

S. Miguel de la. Ribtra tCuamanga ,

Andaguaylas jYca ou Valverde ,Vilca.-Ba.mba ou S. Fr. dela Viltorìa ,

Cusco , ancienne capitale,Canas & C anches ,

S. Juan del Oro.

Lima,

Z ana , ou Mirajlores ,

Chacaynga ,í ruxillo ,

Santa, ou la Parìlla ,

Los Conchitcos ,

Arcquìpa ,

Los Viticos ,

Los Chupachos -Bonbon,

Los Attavillos ,

Zauxa ,

Moyobamba ,

Guaylas ,

. 3 / LIMA, (la vallée de) appelléé auffi avant l’ar-rivée des Espagnols, la vallee deRiMAC, du nomde la fausse divinité qui y rendoit des oracles. Cette^vallée s’étend principalement à l’buest de la ville deLima, jusqu’àla ville de Callao , & au sud, jusqu’à laVallée de Pachacamac. On voit dans cette vallée, sur-tout entre Lima & Callao , des maisons! de campagnefort propres , & des jardins charmans, dans lesquels lespaltas , les lucumus , les cherimolas , & d’autres fruitsdomestiques St étrangers, se trouvent en grand nombre.Les campagnes dans lesquelles on ne semé pas de bled,font remplies ôìalfarfars. On appelle alfarfar un champsemblable à nos prairies, dans lequel on seine une grainequi pousse une plante , que nous appelions luzerne ouMedica en France, à cause que fa semence nous fut ap-portée de la Médie. Elle est un genre de plante à fleurslégumineuses, dont la tige est longue de plus de deuxpieds, divisée, vers son sommet, en plusieurs branches,chargées de petites fleurs bléues, qui, lorsqu’elles fontépanouies , rendent ces campagnes d’une beauté admi-rable. Ces prairies ou alfarfars font vertes toute l’année.On n’a pas plutôt coupé ces plantes, qu’elles poussentune autrefois ; &c tous les matins, on voit entrer dansLima une infinité d’ânes chargés d’ alfarfar. Leurs con-ducteurs leur mettent à la bouche un gros os, en ma-niéré de mords, pour les empêcher de manger ces her-bes. Ces plantes servent à nourrir toutes les bêtes decharge, pendant toute Tannée ; on n’a pas d’autre foinà leur donner que T alfarfar. * Feuillée, t. i, p. 497.

Depuis le tremblement de terre de 1678, cette valléene produit pas du bled comme auparavant ; c’est pour-quoi on trouve meilleur marché de le faire venir duChili, d’où Ton tire, tous les ans, de quoi nourrir cin-quante ou soixante mille hommes. *Freqier, p. 412.

Dans la vallée de Lima, entre la capitale de mêmenom & la ville de Callao, on voit les ruines d’une an-cienne ville , qui avoit été bâtie du tems des Yncas.On a remarqué que les rues en étoient fort étroites, &:que, par les chemins qui traverfoient les champs, & quietoient bordés de murailles qui ont été abbatues parles Espagnols , à peine deux hommes pouvoient-ils ypasser de front. Les Indiens d’au'jourd’hui disent, que lespeuples autrefois étoient plus ménagers du terrein que lesEspagnols, parce que leur nombre'étoit si grand, qu’ona voit besoin de cultiver soigneusement toutes les campa-is , pour fournir à leur subsistance. On yoit dans les

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ruines de cette ville une grande muraille à créneaux, bâ-tie avec de grands pans de terre , renfermant un grandpalais qu on dit être la maison où logeoit T Yncas, lórs-qu’il alloit de Cusco à ces contrées. Les maisons desparticuliers, dont la plupart des murailles sont encoreélevées de plus de trois pieds fur le terrein , étoienten quarré-long, les unes plus grandes que les autres ;, cequi marquoit la différente qualité des Indiens, qui les ha-bitoient.

4. LIMA, (LA RIVIERE de) belle riviere de TAmé-rique méridionale, au Pérou , dans l’Audience St dansla vallée de Lima. Elle descend des hautes montagnesde la Cordeliere des Andes, & passe au nord de la villede Lima, & le long de ses murailles. Cette riviere ar-rose toute la vallée par une infinité de petits canauxqu’on a pratiqués au milieu des plaines. On conduit ainsises eaux dans tous les jardins St dans les campagnescultivées, qui, fans cela, feroient brûlées par les grandeschaîburs, particulièrement dans le tems où il ne tombepas une rosée suffisante pour pouvoir y conserver la fraî-cheur. Elle va se jetter dans la mer, au nord de la villede Callao , où elle - fournit de l’eau pour Taiguade desvaisseaux. * Fréçier, p. 495.

s. LIMA, riviere d’Espagne & de Portugal. Elle afa source dans la Galice , auprès de Villa- del-Rey, d’où,prenant son cours vers le fud-ouest , elle entre en Por-tugal dans la province d’entre Minho St Douro, St seperd dans un golfe qu’elle forme à son embouchure,après avoir passé sous un pont qui en prend le nom dePonte de Lima. Les anciens l’ont connue sous le nomde Lethès. Voyez LethÈS a. * Robert de Vaugondy,Atlas.

6 . LIMA, ou Ponte de Lima , petite ville de Por-tugal , dans la province entre Minho Ôt Douro, au fondd’un golfe que forme à son embouchure la riviere deLima, que Ton y passe fur un pont, dont elle prend sonnom. C’est la capitale d’un petit pays nommé commeelle. *Robert de Vaugondy , Atlas. Baudr. édit. 1705.

LIMiEA, riviere de la Lusitanie , selon Strabon, l. 3,p. 153 » qui dit qu’on la nommait auffi Lethès, Aiíà».Pline & Silius Italiens parlent d’un fleuve de TOubli,oude Lethès , dans les passages que j’ai rapportés au motLethès 2. On trouve une riviere nommée Limium parPtolomée, non pas dans la Lusitanie, mais dans TEs-pagneTarragonnoise, chez les CaLlaici Brcecarii ; &, parconséquent, le Limius de cet auteur est différent de laLimcea de Strabon : auffi y avoit - il plusieurs fleuvesnommés Lethès. JLa riviere, que les Espagnols nommentGuadaletè , conserve encore le nom de Lethè , & lemot guadal ou guadìl signifie une riviere ; de façonque Guadaletè n’est autre chose que la riviere de Le -thé. Mais malheureusement le Guadaletè ne íauroitêtre ni la Limcea de Strabon, dans la Lusitanie, ni leLimium de Ptolomée , qui étoit dans la Tarragon-noife, puisqu’il est dans la Bétique des anciens. J’enfuis fâché , cela gâte la découverte. II faut recom-mencer les conjectures. D’ailleurs la Limcea de Stra-bon est entre le Duero St Minho , & le répond au-jourd’hui à la riviere de Lima ; ainsi c’est le Limiumde Ptolomée; St par conséquent, elle est bien loin duGuadaletè, dont Tétymologie, prise du mot Lethé de-meure toujours fans fondement fur Tautorìté des anciens.

Au reste, la différence qu’il y a entre Strabon aui donner; _ì i„ t _x, M

s -Duero St Minho à la Lusitanie ; l’autre le donneà TEspagne : cette différence vient du tems auquel ilsont écrit ; les gouvernemens s’accroiffent de tems entems, aux dépens les uns des autres. Mais ces deuxgéographes mettent entre ces deux fleuves la rivieredont il est ici question, &t ils s’accordent dans le prin-cipal. Voyez Lethès 2; & Lima 5.

LIMADURA, village des Indes, à trois lieues de laville de Cambaye. II est renommé par une mine dechalcédoine, selon Vincent le Blanc, V oyages , 1. parc.c . 15. v

LIMAGNE, (la) pays de France, selon Baudrand,edit. 1705, dans la basse Auvergne, dont il contient lameilleure partie, le long de la riviere’ d’Allier, du midiau sententrioa Feepace de quinze lieues, entre la Dore