LUC
^empereur Kìeu ; après quoi, il s’empara de l’empíre.* Atlas Sinenjis.
LUCHEUX, bourg de Francé, dans la Picardie,élection de Péronne.
LUCHING , ville de la Chine, dans la province deChannsi, au département de Lugan , quatrième métro-pole de la province. Elie est de 4 d, io 7 plus occidentaleque Pékin, fous les 37 d. 13 7 de latitude. * Atlas Si-nenjîs.
LUCHO , petit bourg d’Afrique, au royaume de Barca,fur le cap de Lucho. Baudrand , qui dit qué les anciensnoinmoient ce cap Catœonium promontorium , assure„que le bourg étoit autrefois une ville de la Marmarique,nommée Acropohs , Anúpyrgus St Tetrapyrgia. Ce fontdu moins les noms latins qu n joint au nom moderne.
LUCI, abbaye de religieuses , de l’ordre des Camal-dules, en Italie, au diocèse de Florence.
LUCIE, (l’isle de Sainte) isle d’Afrique, une decelles du Cap-Verd, à l’ouest nord-ouest de celle deS. Nicolas, dont elle est éloignée de quatre lieues. II ya deux fort bonnes baies, l’une au fud-ouest , Pautreaufud-est de Piste. Les chevres St les ânes y font en grandnoríibre ; mais il n’y a pas d’autres habitans , comme ledisent Bar bot, dans fa Description de la Guinée , p. 538,& Corneille dans son Díctonnaire. * Voyage. de Roberts ,p. 446.
LUCIFERI FANUM ; lieu d’Espagne, dans la Bé-tique: Strabon , L 3 , p. 140, dit qu’on le nommoitaustì Lucem-dubiarn , deux mots latins qu’il écrit en ca-ractères grecs AnKípé'tCa, Florien d’Ocampo croit que
est aujourd’hui Jan Lucar de Baratneda .
LUCII. Voyez Lucenses 3.
LUCI M AGNENSÍS, siège épiscopal d’Afrique. En-tre les évêques qui assistèrent à la conférence de Carthage,on voit Primilien, évêque de cet endroit , Primilianusepiscopus Lucimagnenfis. Mais on ne fait dans quelleprovince étoit ce siège.
LUCINiE , en grec Tùx&Quíuç , Elithyas, ancienneville d’Egypte , selon Etienne le Géographe. Eufebe,l. 3 , en fait austì mention dans, fa Préparation évangé-lique.
LUCINIPORTUS, lieu d’Italie. Caffiodore, Variar. 1adSabinian. en fait mention. Une ancienne édition por-toit Sicini. Ortélius , Thefaur. conjecture que ce lieuétoit tout auprès de Rome.
LUCIO , (génitif,onis,') nom latin de Luçon.
LUCINIANA, nom latin.de Lucena , bourg d’Es-pagne , dans l’Estramadure, différent de Lucena, villede t’Andalousie.
LUCIOLdE. Voyez Luceolis.
LUCKEWALD, cercle d’Allemagne, dans le duchéde Magdebourg. II s’étend dans fa partie orientale, Sttire son nom cl’une très-petite ville.
LUCKO , Luccovia. Cromer la nomme Luscum ,ville de Pologne, dans la V olhinie, dont elle est la prin-cipale. Elle est grande St ast'ez peuplée, félon Baudrand,qui dit que les Allemands la nomment Lu suc , mot quiressemble assez au nom latin de Luscum. Elle est fur ladroite de la riviere de Ste r, & a une citadelle où l’é-vêque Latin , son chapitre, & les Jésuites font logés.L’évêque Ruísien , du rit grec loge dans la ville. Lucko,en 1074, fut assiégée près de six mois, & prise enfin parBoleslas , second roi de Pologne. En 1431 , une guerreintestine entre les deux freres Wladistasík Suidrigellon,y causa un incendie, dont pourtant la citadelle ne feressentit point. L’évêque est suffragant de Gnesne. SelonNiger, cette ville est la Leìnum de Ptolomée.
LUCO , bourg d’Italie, au royaume de Naples, prèsdu bord occidental du lac de Célano , dans l’Abruzzeultérieure. * Baudrand , édit. 1705.
LUCOGEUS. Voyez LeucoGjEUS.
LUCOMÉRIE, province d’Asie, dans l’empire Rus-sien, au nord de la Sibérie , à l’orient de l’Oby. O11la nomme présentement ï’Obdorie ; elle fait partie dupays des Samoïedes. * Robert de V-uigondy , Atlas.
I. LUCON , Lucio , ville de France, dans le basPoitou, dans des marais, à deux lieues de la mer. Cen’est, à proprement parler, qu’un bourg qui n’est pointmuré, St qui ne trouve fa place entre les villes, queparce que Jean XXII en érigea l’abbaye en évêché, l’an1317. S. Mathurin est la feule paroisse qu’il y ait dans
Luçon; mais il y a un séminaire, un couvent de Capu-cins , St un d’Urfulines. Quoique Luçon soit si peu dechoie , St que l’air y foit mal-fain , la ville ne laisse pasd’être le siège du sénéchal du bas Poitou. Luçon doit son.origine à un très-ancien monastère , qui fut fondé dansle même lieu, par un disciple de S. Philibert. Ce fonda-teur , nommé Lucius , donna son nom à cette abbayequi ayant subsisté plusieurs siécles, St embrassé la réglsde S. Benoît, le pape Jean XXII y érigea un siège épis-copal, en 1317, dont il créa premier évêque, Pierre dela Voirie, dernier abbé de Luçon. Les Bénédictins com-posèrent toujours le chapitre de la cathédrale , jusqu’aurégne de Louis XII. Ce sot à la priere de ce roi, quele pape Paul III les sécularisa en 1468, St changea leurmonastère en un chapitre de chanoines. L’évêque estseigneur temporel, St prend la qualité de baron de Lu-çon . Un des plus illustres évêques de Luçon a été le fa-meux cardinal de Richelieu. Ce diocèse renferme deuxcents trente paroisses, divisées fous trois archidiaconés.Le chapitre de la cathédrale est composé cl’un doyen ,d’un grand archidiacre, d’un chantre, des archidiacresd’AiSENAY St de ParEDE, du prévôt de Luçon, de ceuxde Fontenay, de Partbenay, Sc des Essars ; d’un chan-celier , d’un fou-doyen , d un sou-chantre, & de vingt-neuf chanoines. Les ístes de Chauvet St de Noirmou-tier font de ce diocèse. * Piganiol de la Force , Descr.deda France, t. 3 ,p. 80, & 119. De Longuetue, Descr.de la France, /?. 153.
2. LUÇON, iste d’Asie, dans l’Océan oriental, en-tre les istes Philippines, dont elle est en même tems laplus septentrionale St la plus grande. On la nomme austìManille , du nom de fa capitale. Son extrémité orientaleest au 13 e d. 3a 7 , St son extrémité septentrionale s’é-tend jusqu’au 19 e degré. Quanta fa figure»elle ressembleà un bras plié, inégal pourtant dans son épaisseur; puis-que, du côté de l’orient, on peut la traverser en un jour,St que, du côté du nord, elle s’élargit fi fort, que famoindre largeur, pour aller d’une mer à l’autre, est de30 à 40 lieues. Toute fa longueur est de 160 lieues Es-pagnoles, St son circuit est d’environ 350. *Gernellì >Carreri , Voyage, t. 5 , p. 73.
Dans le coude de ce bras, il y a une grande rivierequi fe rend dans la mer , St forme une baie de trentelieues de circuit. Les Espagnols l’appellent F-à's , à causede la riviere du grand lac de Babi , qui est à dix-huitmilles de la ville de Manille. Les Indiens avoient encet endroit leur principal village, qui étoit d’environ3800 maisons. Ils avoient derriere eux plusieurs maraisqui fortifioient naturellement la place, St un terrein quiproduifoit en abondance tout ce qui est nécessaire pourla vie ; c’est ce qui engagea Michel Lopès, le premierqui a conquis cette iste , de fonder en cet endroit la villeprincipale, à qui il donna l’ancien nom de Mauille. IIexécuta ce dessein; en 1571, le jour de la S. Jean, St cinqjours après fa conquête. Ill’avoit faite ainsi le 19 de Juin,jour de sainte Potentiane ; c’est ce qui fit qu’on choisitcette sainte pour la patrone de l’iste.
A trois lieues de la ville de Manille, dans la mêmebaie, est le port de Cavité; la baie est profonde pres-que par-tout, St fort poissonneuse ; ses rives sont bor-dées de villages St de quantité d’arbres. A son entrée, àhuit lieues de Manille , on trouve Maribelles, qui a troislieues de circuit, St qui est très-haute. II y a dans cetendroit un officier enfermé avec six soldats de garde.L’officier fait aussi l’office de corrégidor dans un villagede. cinquante maisons , qui est du côté de Manille. Sonplus grand profit vient des Noirs, qui lui apportent quan-tité de bois, pour un peu de tabac St de riz. II vendensuite ce bois bien cher à Manille. 11 y a trois passages-pour entrer dans la baie. Celui qui est entre l’isle Ma-ribeles St la pointe du Diable est le plus fréquenté, parcequ’il est le plus profond , & qu’il a une demi-lieue delargeur ; le second a un quart de lieue de large , entre lacôté opposée St l’écueil des Chevaux. II n’est pas fort silr,à cauíè du peu de fond & de quelques petits rochersfous Peau ; le troisième , qui a trois lieues de large , estentre l’écueil.des Chevaux, St la pointe de Marigoudon.II est rempli de sèches, St Pentrée en est dangereuse.
En sortant de la baie fur la gauche, par la route qu®prennent les vaisièaux de la nouvelle Espagne, on trouveaprès quatorze lieues de chemin la baie de Balayan, ScTome III, Aaaaaa ij