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LYCORMAS , riviere de Gréce, dans l’Etoîie. Ònla nomma ensuite Evenus. Son nom moderne est LAFidarî. Ortéiius ajoûte ces remarques-ci. Hygin écritque, de son teins, on nommoit cette riviere Chrysorrhoas;c’est le Calydonius amriis d’Ovide. Le Lexique de Ro-bert Etienne porte qu’elle étoit appellée Cmtaurus ; 8celle est nommée Centaureus au quatrième livre de la shé-baide de Stace.
LYCOS, riviere de la Palestine, selon Ortéiius. VoyezLycus 16.
LYCOSTÈN'E, A-jKwdtva , ville d’Asie, dans la Ly-die , selon Etienne le Géographe. Une médaille rapportéepar Goltzius, en fait une métropole.
LYCOSURA, ville du Péloponnèse, dans l'Arcadie >fur le mont Lycée. Pausanias, /. 8 , c. i, croit que c’é-toit une des plus anciennes villes qu’il y eût au monde,soit dans le continent, soit dans les iíles, 8c què Clitory établit fa cour , 8c lui donna son nom , en i’appellantClitore.
LYCOZIA, ville de Thrace, selon Etienne le Géo-graphe.
LYCTOS , ou Lyttus, ou Lyctus , ville de Pistede Crète. Homère en fait mention, /. i , v. 154:
aIktcv, Mihirtav Tíy
Mêla, /. 2, c. 7, en parle cotnme cPune ville subsis-tante de sontems ; mais Strabon, qui vivoit avant Mêla,dit, /. 10, qu’elle ne íubsistoit plus de son teins. Ptu-lomée, /. 3 , in fine, la met dans les terres comme sub-sistante.
LYCUNTES , village du Péloponnèse, dans l'Arca-die, selon Pausanias , /. 8, ç. 13 , fur la route de Ca-phyes à Psophide 0
1. LYCURGIUM, village du Péloponnèse, dansl’Argie, selon Strabon, /. 8, p. 376.
2. LYCURGIUM, montagne du méme canton, se-lon le même. Polybe la nomme Ligurgium.
LYCURIA. Plutarque semble nommer ainsi un lieudans son Traité sur la question : Pourquoi la Pithie nerend plus d’oracles ? Ortéiius croit que c’est le mêmelieu que Lycorée.
LYCUS; ce mot est de la langue gréque, 8c veutdire un loup. On l’a donné à quelques rivières par allu-sion aux ravages qu’elles causaient îorsqu’elles íòrtoientde leur lit.
1. LYCUS, (le) riviere de Sicile , selon Diodorede Sicile, /. 16. Les uns prétendent que c’est aujour-d’hui Pladna ; d’autres , comme Fazel, disent que c’estPlatani. Le Lycus , dont il s’agit ici, est le même queVHalycus.
2. LYCUS , fontaine de Sicile , dans le territoire deLéontiní, selon Piine, /. 31 , c. 2, ou plutôt selon seséditeurs. Voici le passage : Necare aquas Thtopompus& in Thraciâ apud Cychros dicit : Lycus in Leoministertio die quarn quis biberit. Ortéiius trompé par l’In-dex de Pline, a cru que Lycus étoit le nom d’une fon-taine ; au lieu que c’est le nom d’un historien, commele P. Hardouin le remarque. Ce n’est pas une fontainenommée Lycus , qui produit l’effet dont il est parlé;c’est un historien appelle Lycus , qui rapporte cet effet.On a fait encore la même faute, au sujet du nom Lycos ,employé par Pline dans son trente-uniéme livre, c. 2.
3. LYCUS, riviere de la Sarmatie, en Europe, se-lon Ptolomée, /. 3 , c. 5. Elle étoit voisine de la villed'Hygris, 8c tombe dans les Palus Méotides.
4. LYCUS, riviere de Macédoine, dans le voisinagedu peuple les Dassarètes. Plutarque en fait mention dansla Vie de Flaminius.
5. LYCUS, ruisseau de Thrace , auprès de Constan-tinople , selon Cédrène, qui rapporte qu’Apollonius deThiane le contraignit de ne point faire de mal aux By-zantins.
6. LYCUS , riviere de l’Asie mineure, dans la Phry-gie. Laodicée, située au-dessus de son embouchure dansle Méandre, en prenoit le nom de Laodicée fur le Ly-cus. Voyez Laodicée. i. La jonction du Lycus, duCaper 8c de l’Asopus se faisoit à Laodicée ; 6c le Ly-cus , (Voyez Caper 2,) prenant alors le nom de Ly-cocaper, (Voyez eet article,) portcût ses eaux dans k
LYG
Méandre, auprès de Colosses. C’est en arrivant à cetteville, qu au rapport d’Hérodote, /. 7, c. 30, le Lycussc cache dans une ouverture qui est dans la terre ; 8c , íemontrant a cinq stades de-là, il íe perd dans le Méan-dre. Pline , /. 2, c. 103 , dit de cette même riviere:Subeunt terras , rursusque redduntur Lycus in AJiâ ,Erajinus 1/1 Árgohcâ , Tigris in Mfiopotamiâ. Ovide,L 15, v. 273, du dans ses Métamorphoses :
Sic ubi terreno Lycus ejl epotus hiatu ,
Exijlit procul hinc , alioque renascitur ore.
Sic modò combibitur, taáto modo gnrgite lapsus ,
Rcdditur ArgoLc.s ingens E r as nu s in arvis.
Ce fleuve Lycus n’a rien de commun avec celui qui fuit.
7. LYCUS , riviere de l’Asie mineure , dans la Ca-rie. Elle a fa source dans le mont Cadmus ; forme unlac , un peu avant l'on embouchure, dans le golfe nommépar les anciens Latmicus snus. De l’Ifle nomme cetteriviere humus leu Lycus. Son cours est d’orient en oc-cident.
8 . LYCUS, riviere de l’Asie mineure, dans la My-sie, au canton de Pergame. Elle a fa source au montDraco ; 8 c, coulant vers le nord-ouest, elle passe auprèsdes ruines cleThyatire, 8 ; se jette dans le Calque. Pline,l. 5, c. 29, cht : intus & Thyaurâ adluitur Lyco, Pe-lopia aliquando & Euhippa cognoniinatà .
9. LYcUtv, rr n iede l’Atie mineure, au pays desMaryandini , prêt d F»é r aciee : Arrien parie de cette ri-viere St de ta ville dHéraclêe, 8c les éloigne de vingtstades l’une de fau ire. voyez BéRACEEE 25.
10. LYCUS, riviere de i’Asie mineure , en Bithynie;c’est la même que 1e Riiyndacus. Pline, /. 5, c. 32,dit : RJiynaacus ante Lycus vocatusi
11. LYCUS, riviere de l’Ahe mineure, dans le Pontoù elle mêle les eaux avec.celles de l’íns. Pline, 1 . 6 ,c. 3 , dit t Iris flutnen deferens Lycum. Strabon, l. 1 1,dit que Pompée trouvant au confluent du Lycus 6t del’Iris une ville commencée , l’acheva, lui donna deschamps 8c des habitans, 8í la nomma Magnopolis. Plineavant le passage déja cité , avoir dit que Néocé 'arée étoitfur le Lycus. De Tournefort parle ainsi dé cette riviere,dans son Voyage du Levant, littre 21, page 175: la.riviere qui passe par Tocat n’est pas i’Iris ou le Casal-mac, comme des géographes le supposent ; c’est le 7o-sanlu qui passe aussi à Néocésarée, 8c c’est sans doutele'loup, dont Pline fait mention ; (nous avons remar-qué que Lycus oU Lycos signifie un loup en grec,) 8cqui va le jetter dans l’Iris. Cette riviere fait de grandsravages dans les tems de pluie, 8t lorsque les neiges sefondent. Ainsi le Lycus est l’ancien nom , Tosanlu estle nom moderne ; 8c comme cette rivieíe passe à To-cat, on la nomme auffi la riviere de Tocat.
12. LYCUS, riviere d’Asie, dans la Cappadoce,ouplutôt dans le Pont Cappadocien, selon Ptolomée, /.
c. 6. C’est, selon lui, une des branches de l’Absorrus,quitombe dans le Pont-Euxin.
13. LYCUS, riviere d’Asie, darts l’Assyrie. Polybeen fait mention, /. 5, c. 51. Ptolomée , /. 6, c. 1, lanomme Leucos, A iVii o< , 8c dit qu’elle se jette dans leTigre. Bochart, /. 3, croit que c’est Ie Zates de Xéno-phon, dans le Retraite des dix mille. Ninive n’en étoitpas fort éloignée.
14. LYCUS, riviere d’Asie, dans la Syrie, près dugolfe d’Issus. Pline, /. 5, c. 27, dit : Flumina Andri-cus , Pinarus , Lycus , sinus IJscus.
15. LYCUS, riviere d’Asie, dans l’ifle de Cypre.Ptolomée en met l’embouchure emieCuriurn , ville, 8cle promontoire Curia, fur la côte méridionale de l’ifle.
16. LYCUS, riviere d’Asie, dans la Phénicie, en-tre Palœbyblos ou Pancienne Byblos, ScBéryte, selonStrabon , /. 5 , c. 14. Une inscription trouvée entre Bé-ryte ScSidon, 8c rapportée par Spon, ( 1 . 16 Miscell^erud. antiq. p. 272,) dans ses Mélanges, semble prou-ver que le Lycus coule entre ces deux villes ; car on ylit ces mots :
MONTIBUS IMMINENTIBUS ,
LYCO F LU MI NI CJISIS,
Fiant Dilatavit,
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