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major & un aide-major ; tous deux , de même que íe che-valier du guet, font pourvus par le roi ; mais ce dernierest nommé par le corps de ville.
Les prévôt des marchands Sc échevins de Lyon gar-doient autrefois les clefs de la ville ; mais depuis environquatre-vingt ans, c’est chez le gouverneur qu’elles sontportées ; Sc ce n’est qu'en son absence que le prévôt desmarchands Sc les échevins en sont les maîtres.
En 1707, au mois de Jéin , MM. du consulat de Lyonfirent démolir un monument ancien Sc célébré, appellele tombeau des deux amans. Il éìoit dans le fauxbourgde Vaífe ; l’origine de ce tombeau ou petit temple , avoirfort exercé les íavans , mais fans beaucoup de succès ,parce qu’il ne restoit point d’inscription , Sc qu’aucunauteur ancien n’en avoit parlé. Ce monument, qui avoiréchappé à la fureur des peuples barbares, a péri enfin parles mains de ceux même qui dévoient se faire une gloirede le conserver. / r
II y a dans la ville de Lyon une sénéchaussée Sc siègepréíìdial , qui ressortissent au parlement de Paris. Lesofficiers ont le privilège de porter la robe rouge dans lesjours de cérémonie.
La conservation des foires de Lyon fut d’abord attribuéeau sénéchal. Dans la fuite on l’attribua à un juge particu-lier. En 1654, la ville de Lyon acheta la charge de cejuge ; &, l’année suivante, il y eut un édit de réunion decette juridiction à la juridiction consulaire.
Le consulat, ou échevinage, éto’u établi dès l’an iz6o >la forme n’en a pas toujours été 1 ^ même. Da’bord cefurent des syndics, ensuite des consuls ; Henri IV établiten 1597, un prévôt des marchands te quatre échevins ;dès l’année 1495 , le consulat de Lyon annoblissoìt, parconcession du roi Charles VIII. Ce privilège a été con-firmé de régne en régne, même avec faculté aux descen-dans de continuer le commerce en gros fans déroger.
La juridiction de la police fut établie par un édifdu moisd’Octobre 1699, portant création d’un lieutenant généralde police , d’un procureur du roi , d’un greffier , de dixcommissaires Sc six huissiers. Cette juridiction fut réunieau consulat de Lyon , en 1700.
Le département du grand maître des eaux & forêtscomprend le Lyonnois, le Forez, le Beaujolois , l’Au-vergne , le Dauphiné Sc la Provence.
Le bureau des trésoriers de France est un des plus an-ciens ; il y a un premier président, vingt-rrois trésoriers,dont les quatre plus anciens ont le titre àeprífidens ; deuxavocats , un procureur du roi, Sc un greffier en chef. Lagénéralité de Lyon n’est composée que de cinq élections :
Lyon , Montbrisson,
S. Etienne, _ Rouanne ,
Villefranche.
La cour des monnoies fut créée en 1724 , & unie, enI705, à la sénéchaussée Sc présidial de Lyon.
II y a encore dans cette ville une maîtrise des ports,une juridiction de la douane, &c.
Les marchands Suisses, Sc ceux des villes impériales, sontexempts de la douane de Lyon, Sc de tous droits (feu-trée , pour les marchandises originaires de leur pays. Oncroît que ce fut Louis XI, qui accorda ce privilège auxSuisses ; cependant on n’en trouve point de preuve parécritdans le traité qu’ils firent avec François I, l’an 1516.L’exemption des Allemands fut accordée par le même roi,en 1715.
Le grand commerce de Lyon se fait principalement avecl’Espagne, l’Italie, la Suisse , l’AUemagne, la Hollande ,l’Angleterre, &c. Les marchands y envoient des dorures,des draps, des toiles, des futaines, du safran, du papier, &C.On reçoit d’Espagne des laines, des soies, des drogues pourla teinture , des piastres, Sc des lingots d’or & d’argent.On envoie de Lyon en Italie quantité de draps Sc detoiles, quelques étoffes de soie, des étoffes Sc des den-telles d’or Ôí d’argent ; des livres, de la mercerie , sur-tout des parures Sc des modes. L’italie , de son côté, en-voie à Lyon des soies , des velours, des damas , des bro-catelles, des satins, des taffetas, du riz. On envoie auxSuisses beaucoup de gros draps, des chapeaux, du safran,des vins, des huiles, des savons Sc de la mercerie ; Scl’on tire de chez eux des fromages , des toiles, Sc entems de guerre, des chevaux, Les grandes villes d’Aile-
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íîiagne font acheter à Lyon les mêmes marchandises qttêles Suisses , Sc de plus des étoffes d’or Sc d’argent,beaucoup de dorures. Lyon tire plus de marchandises dëla Hollande, qu’elle n’y en envoie. L’avantage qn’elígy trouve , c’est la négociation des lettres de change à Ams-terdam ; car les Lyonnois reçoivent souvent des paysétrangers, Sc même des provinces du royaume , des let-tres de change en payement fur Amsterdam. On envoie en
Angleterre, pour deux ou trois millions de marchandises jSc , à un quart près , tous les retours íe font en argent*La ville de Lyon fait encore un commerce très-considé-rable avec les autres provinces du royaume*
Dans l’année 1419, on établit deux foires dans Cetteville. Charles VII Sc Louis XI voulurent que , pendantleur tenue, on pût faire sortir de Lyon toutes fortes demarchandises, fans ^ayer aucun droit de sortie. A cesdeux foires, Charles VIII en ajoûta deux autres, qu’iltransféra de Bourges à Lyon. Son édit est dè l’an 1498*Ces foires durent vingt-cinq jours chacune ; la premierscommence le lundi d’après les Rois ; la seconde Ie lundid’après la Quasimodo ; la troisième, au mois d’Août ; Scla quatrième, Ie z du mois de Novembre.
L’amour des belles lettres donna lieu à rétablissementd’une académie de littérature à Lyon, en 1700. Cetteacadémie doit son origine aux liaisons. d’amitié Sc descience, qu’il y avoit entre le pere de S. Bonnet, Jésuite,& M. Brossette, avocat. Ils s’affocièrent un autre Jésuite,Sc quatre séculiers, & commencerent à former des assem-blées régulières. La mort du pere de S. Bonnet, arrivéeen 170Z, Sc un voyage que fit le second Jésuite, inter-rompirent les assemblées ; cependant cette académie nais-sante reprit bientôt après ses exercices, Sc fut augmentéede quelques membres. En 1709 , M. de Trudaine , pouflors intendant à Lyon, lui donna un nouveau lustre : il
augmenta le nombre des académiciens, fixa les jours desastemblées, Sc souhaita qu’elles fe tinssent dans fa mai-son , & en fa présence ; de sorte que ce magistrat est re-gardé comme le fondateur de cette académie. M. deTru-daine ayant été appelle à d’autres emplois, l’académiecontinua ses assemblées successivement dans différentes
maisons. Enfin M. François Paul de Neuville-Viileroì,archevêque de Lyon , voulut être protecteur de cetteacadémie, Sc permit qu’elle tînt ses assemblées dans sonpalais. Elle porte le titre S académie des sciences & belles -lettres. Elle est composée de vingt-cinq académiciens*En 17;6, il s’est encore formé une académie des beauxarts, composée de trente personnes : elle se rend célébrapar ses exercices. L une Sc l’autre tient une séance par-ticulière chaque semaine , Sc deux assemblées publiquespar année* La ville de Lyon a établi une bibliothèquepublique, ouverte deux jours de chaque semaine : elleest composée d’un grand nombre de volumes, l’on adestiné un fonds annuel pour son augmentation & sonentretien. On y a joint une collection considérable desmédailles les plus anciennes : on travaille journellementà en accroître le nombre.
II y a une académie à monter à cheval. Le manègeest un des plus beaux qu’il y ait en France.
L’église de Lyon a été une des plus célébrés de laChrétien-té. Son évêque P otin,ouPhotin, souffrit le martire sous Pem-pire de Marc-Aurele, & eut pourfuccesseur íe grand S. Iré-née, qui avoit vuS, Polycarpe, disciple deS. Jean l’Evange-ltste. Les avantages de la ville de Lyon, autrefois capitale dela Celtique, n’engagerent pas ses prélats à étendre fort loinleur pouvoir & leur juridiction durant plusieurs siécles ;maisGébuin, archevêque de Lyon, ayant fait entendreau pape Grégoire VII, que les papes, ses prédécesseurs ,avoient donné aux archevêques de Lyon la primarie furquatre provinces des Gaules , dont ils avoient joui pai-siblement , il obtint de Grégoire une bulle en fa faveur.Voyez Primat. * Longuerue , Descr. de la France, p. 275,Outre la primatie, on distingue encore deux choses ,dans l’archevêché de Lyon ; la juridiction archiépisco-pale ou métropolitaine, & le diocèse.
La juridiction archiépiscopale s’exerce fur les évê-ques suffeagans, qui font au nombre de cinq :
Antun , C-hâlon- sur-Saône ,
Langres , Mâcon,
Dijon,