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Tome troisième. G - L.
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§52

LYO

L’archevêché vaut cinquante mille livres ou environ.Quand il est vacant, l’évêque d’Autun en a l’adminis-tration, & jouit de la régale. Immédiatement après lamort de l’archevêque, Padministration 8c la régale sontdévolues au chapitre de S. Jean de Lyon ; 8c l’évêqued’Autun est obligé de venir en personne , lui en tairela demande. C’est seulement ce jour-là qu’il entre en pos-seffion : ce qui est échu auparavant, est au profit du cha-pitre. * Piganiol , Descr.de la France , t. ; ,/>. iio.

Lorsque P archevêque de Lyon est sacré, St qu’il ademandé ou fait demander par procureur Padministra-tion , Pévêque d’Autun la remet au chapitre de S. Jean ;St l’archevêque prend alors posseffion. Pendant Padmi-nistration de Pévêque d’Autun, le chapitre ne lui per-met aucune des fonctions épiscopales.

L’archevêque de Lyon a auffi Padministration du dio-cèse d’Autun pendant la vacance ; mais il ne jouit pasde la régale, parce qu’en 1310 Philippe le Long remità l’archevêque de Lyon la justice que Philippe le Belavoit acquise en 1312; St P archevêque en echange luicéda la régale de l’évêché d’Autun, ne se réservant quePadministration spirituelle. II ne faut pas passer sous silence,que cette administration réciproque n’étoit pas encoreétablie pour Pévêque d’Autun seul, en 1082. On voitdans le recueil qu’a fait M. Balufe de diverses pièces an-ciennes, une lettre qui commence ainsi: Aga.no Augus-todunenfìs episcopus , Robertus Lingonenjìs , Gual-terius Cabìlonenjis , Landricus Maticenjis , vice. - pri-matis curam gerentes ecclejitz Lugdunmjis. On ne peutpas fixer précisément le tems où cette administration acommencé à appartenir au seul évêque d’Autun : on faitseulement, que dans une transaction de Pan 1286 , il estdit que cette administration est fondée fur un long usage :Quia hacéenàs ità de longâ & approbatâ consuetudìneextitit observatum.

Le diocèse de Lyon comprend quatorze abbayes,treize chapitres, St un très-grand nombre de paroisses.Les abbayes sont :

Ainay,

L’isle-Barbe,

Savigny,

Joqg-Dieu ,

Ambournay ,

S. Rembert,

S. Oyan de Joux , au-jourd'hui S. Claude,

S. Pierre de Lyon ,La Chassaigne,Val-Benoiste,

La Benisson-Dieu,Bonlieu,

Lieu-Notre-Dame,Belleville.

Les chapitres sont:

LYP

qui fut faite du royaume de France sous Charlemagne,dans la Vie de Louis le Débonnaire, dans le partage duroyaume de Lothaire, St dans beaucoup d’autres en-droits. * Had. Val. Notit. Gâll. p. 294.

Ce pays produit suffisamment du bled, du vin , desfruits, St des marrons excellens. On prétend même qu’ily a des mines d’argent; mais jusqu’à présent on les aentièrement négligées , soit parce qu’elles ne sont pasasièz abondantes, soit, à ce que quelques-uns croient,parce que le conieil ne permet ces sortes d’entrepriiesqu’à des conditions très-onéreufes. Les seules, qui sontde quelque utilité, sont celles de charbon de terre. *Pi-ganiol, Descr. de la France , 216 & suiv.

Les rivières, qui arrosent ces provinces, 8c les rendentsi propres pour le commerce , sont le Rhône, la Saône,& la Loire. Outre ces grandes rivières, il y en a plu-sieurs petites, qui ns laissent pas d’avoir leur utilité ; leFuran, leLignon, le Rhin, PAzergue.

II y a dans ce gouvernement un sénéchal Sc deux bail-lifs cí’épée ; le premier est le sénéchal de Lyon, qui atrois mille livres de gages fur les tailles , 8c cent cin-quante-sept sur le domaine ; les deux autres sont le bail-lis de Ferez 8c celui de Beaujolois, qui ont auffi des ga-ges fur le domaine. Les fonctions des uns 8c des autresne consistent qu’au droit qu’ils ont d’affilier aux affilés,de commander l’arriere-ban de la noblesse , & de fairerendre la justice sous leur nom , chacun dans son district.

Le commerce, qui se fait dans^l’étendue du gouverne-ment, consiste en marrons, papier, clincaiileries, canons ,fusils, pistolets, 8c toutes fortes d’outils de fer. Ce com-merce est assez considérable ; cependant il est effacé parcelui qui íe fait à Lyon.

Four les trois provinces qui composent ce gouverne-ment , il n y a qu’un gouverneur-général , un lieutenant-général, cc deux lieutenans de roi. Les charges de cesdeux derniers ont été créées en 1692 , Sc ont chacuneleur département. Un de ceux qui en sont revêtus , estlieutenant de roi , du Lyonnois Sc du Beaujolois ; l’au-tre l’est du Forez.

II y avoit autrefois dans ce gouvernement un prévôtgénéral à Lyon, un prévôt à Montbrison, un prévôt àS. Etienne, Sc un à Roanne ; mais par la déclaration duroi, du 9 Avril 1720, il n’y a plus qu’un prévôt géné-ral à Lyon, un lieutenant à Montbrison, Sc un autre àRoanne.

2. LYONNOIS’proprementdit, (le) petite provincede France, bornée au nord par le Beaujolois. Elle aenviron douze lieues de long , fur sept de large ; lesprincipaux lieux sont :

S S. Jean de Lyon,S. Just,

S. Paul,

Lyon, àForvière,ceux de/S. Nizier ,

/ Ainai.

S L’iíle Barbe,

S. Chaumont,Notre - Dame deMombïison,

ceux de^Notre - Dame de1 Villefranche,

/ Beaujeu,^Aigue-perse.

i. LYONNOIS, (le) grande province, Sc l’un desgouvernemens de France. 11 est borné du côté du nordpar le Mâconnois 8c la Bourgogne, du côté de Porientpar la Saône Sc le Rhône, qui le séparent de la Bresse Scdu Dauphiné ; du côté du midi, il a pour bornes le Viva-rais Sc le Vélay ; ÔC du côté du couchant, les montagnesle séparent de P Auvergne. II est composé de trois pays ;du Lyonnois proprement dit, du Beaujolois Sc du Foreç.*Longuerue , Descr. de la France, p. 268.

Les peuples de cette province s’appelloient ancienne-ment Segujìani. César en fait mention dans fes Commen-taires, assurant qu’ils étoient dans la dépendance desyEdui , c’est-à-dire de ceux d ' Autun^ìn clienteld JE duo-rum. , Sc qu’ils étoient les premiers au-delà du Rhône,Sc les plus proches de la province Romaine. Ils furentrendus indépendans des JEdui ou Autunois, fous !'em-pire d’Auguste ; c’est pourquoi Pline les nomme Segu-jìani liberi. t

Dans les anciennes Annales du régne de Philippe, leLyonnois est appellé pagus Lugdunenjìs in regno Bur•gundiœ ; 8c on lui donne le même nçm dans la division

Lyon, ’ S. Chamont,

T arare, Condrieu,

La Bresie, Ance.

3. LYONNOIS , (le franc) pays de France, pri-vilégie Sc non taillable, joint à la province du Lyonnois.II est divisé, en deux parties séparées de la châtellenie deTrévoux en Dombes , Sc contient onze communautésou paroisses: Neuville-sur-Saône, nommé autrefois Vincy,en est la capitale Sc le lieu où fe tiennent les assembléesgénérales du pays. C’étoit anciennement une républi-que, dont les habitans se voyant molestés parleurs voi-sins , fe mirent sous la protection des ducs de Savoye,qui promit de les protéger Sc de les maintenir dans leursprivilèges , moyennant cent livres de cire qu’ils promi-rent de lui payer chaque année ; mais ce duc ayantvoulu , par la fuite , exiger quelque chose de plus, ils re-noncèrent à fa protection, Sc implorèrent celle du roi deFrance, moyennant un don gratuit de trois mille livres ,tous : les huit ans ; ce qui s’est toujours observé jusqu’àprésent. La premiere partie est bornée S-E. parla Saône,E. par le Lyonnois, N. par la Dombes, O. par la Bresse ;la seconde O. 8c S. par la Saône , N. 8c E. par la Dom-bes. * Mém. drejjésfur les lieux.

LYPERUS, montagne d’Afie , dans la Bythinie, au-près de la ville de Zipœtium, selon Ortélius , Thef. le-quel cite Memnon, historien Grec, qui vivoit du temsd’Auguste, 8c dont il reste des fragmens conservés parPhotius.

JLYPO, ville de la Chine* dans la province de Quangsi,

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