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Les Dix Livres d'Architecture de Vitruve / corr., trad. nouvellement en François, avec des Notes, des Figures... par M. Perrault ...
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LIVRE V,

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^ qiul a j a esté dit. A loppoíìte du Laconique est le bain deau chaude. Et c'est ainsi que c HAp xjjles Péristyles de la Palestre doivent estre disposez.

Il y a de plus en dehors trois autres Portiques, dans l'un desquels on entre en sortant

* du Péristyle. Les deux autres font L droit & à gauche dans lesquels On peut sexercer com-me dans 11 le Stade.Celuy qui regarde le Septentrion doit estre double Sc fort large: 11 lau-tre estant simple fera fait de telle forte que le long du mur ôc le long des colonnes il y auracomme des chemins élevez i larges de dix piez, qui laisseront au milieu un autte cheminbas dans lequel on descendra par deux degrez j qui occuperont unpié & demy depuis lechemin haut juíquau chemin bas, qui naura pas moins de douze piez. Par ce moyen ceux

* qui se promèneront avec leurs vestemens fur ces chemins hauts i ne seront point incom-modez par ceux qui s exerceront dans le bas.Cette forte de Portique est appellée 1 Xystospar les Grecs damant qu st est fait afin ques les Athlètes se puiísent exercer en Hy ver

£ dans les lieux couverts. Pour bien faire ces Xystes il faut qu entre les deux Portiques il yait un bois de Platanes avec des allées ôc deípace en espace des sièges douvrage faits avecdu ciment. Le long du Xyste couvert ôc du double Portique il faudra tracer des alléesdécouvertes que les Grecs appellent Peridromidás 3 qui font nos Xystes découverts, dans pour courirlesquels les Athlètes sexercent en Hyver quand il fait beau tempsi Au de- de ce Xyste il tout à lenteur.faut bastir un Stade assez ample pour placer beaucoup de monde qui puisse voir à saisie lesexercices des Athlètes.

Voilà ce que javois à dire touchant la disposition des Edifices qui se font dans senclosdes murs d s une Ville. '

u. Le stadî. Le Stade estòit un espace de n$ pas quifaisoient environ 90 de nos toises. Ce mot est dérivé du Ver-, be Sto , qui signifie s'artester, parce que l'on dit qu'Hercule' couroit toutdune haleine cet esoace au bout duquei il sar-testoir» En cet endroit le Stade signifie un lieu courbé en de-mi rond par les deux bouts, & entouré de degrez pour placerceux qui regardoient faire les exercices de la course, ainsiquil se voit dans la Planche X LIX.

iz. La UTfeË estant simple. Il faudroit dire lesdeux autres, car cela se doit rapporter aux deux Portiquesextérieurs , qui font adroit & a gauche de eeluy du miíieuqui est double. Ces Portiques simples font marquez R R.,òi le double QJL, dans la Planche X L I X. La mesure cho-se doit auíïi estre entendue lorfqueîisuite il est dit quil faut

faire des Promenoirs découverts le long du Xyste Couvert& du double Portique : car le Xyste couvert au singulier estmis pour les Xystes couverts qui font les Portiques R Rjplacez à droit 8c à gauche dix Portique double Q^Q^_Il y acent exemples daris toutes les langues de ces singuliers misau lieu duplutier, comme quand on dit quun homme a lœiltrouble, ou le pié scur, on n'entend point que cela soit ditdunfeul oeil, ou dun seul pié. Vitruve est obscur en beau.coup d'endroits il use de cette figure assez mal-à-pro-pos.

134 X y s t o Si Ce mot Grec vient de Xyein , qui signifiepolir & racler ou étriller, -à cause que Ceux qui sexerçoienten ce lieu- , se rendoient le corps poli Sc gliflant en le ra-clant avec des étrilles & le frottant avec l'huile;

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CHAPITRE XII.j Des Ports de la Maçonnerie (çuï Je jait dans l eau.

L A commodité des Ports est une chose assez importante pour nous obíiger à expli-quer ìcy par quel art on les peut rendre capables de mettre les vaisseaux à couvert* des tempestes. Il n y a rien de si aisé quand la nature du lieu 1 sy rencontre favorable ôcquil fe trouve des hauteurs ôc des promontoires qui savancent ôc laissent au milieu unlieu naturellement courbé : Car il n y a qu a faire autour du Port des Portiques, des Arse-naux , ou des Passages ponr aller du Port dans les marchez , avec des tours aux deux coinsqui soient jointes par une chaisne que des machines soustiennent. Mais si ce lieu nest pas* P^pre de soy pour couvrir les vaisseaux & les défendre contre la tempeste,- pourVeuquilny ait point de rivière qui incommode ? Ôc que la profondeur soit suffisante duriE

1 . S Y RENCONTR * faVor a ii i. Mòn manus- lent -, mais la vérité est que les rivières nuicommodenr na<scric a naturaliser fi jïnt bene pofiti , les exemplaires impri- * J ~ cv4- . ' I ,. , c

mez nont point bene , qui est nécessaire pour le sens.

2 . Pourveu quiL ny ait point de rivií-R e qui incommode. Le sens est , à mon avis, que les tf -vieres empeschent que le Port nait ce qui est nécessaire à cequ'on appelle ftdt;o , qui est le lieu commode à tenir lesvaisseaux -, parce que le rivières châtient ordinairement dufable 3c des'immondices qui emplissent les ports, Se 1 eaudouce rend par son mélan. e celle de la mer beaucoup pl l(Slegere, en sorte quelle he soutient pas les vaìstèaux qui sontchargez. Joint aussi que ce mélange gaste le bois des navi-res , ôc Albertidìt mesme quil rend lair dangereux & peíli-

tanc íes ports de la mer Òceahe, que ceux dëîa Mëdît'erra-nee dont Vnruve entend feulement parler i car Imitationdu flux & du reflux de b met empesche que la Vase &lesimmondices des rivières ne comblent les ports de f Océan,& le reflux qm fait monter la mer bien haut dans les ports-donne lieu a 1 art de fe servir avantageusement de ce secoursde la nature en retenant 1 eau cjuiest montée pendant le re-flux dans les ecluses & dans les barres, que l'on ouvrequand la mer est descendue , & qui par ía chute impétueuseacheve de pousser hors du Portce que lc reflux a commencéà ébranler»

J.EtqUe íá PROFONDE UR S Ò IT SUFFISANT