ACIDE CHOLESTEKIQUE. 247
ble dans l’eau bouillante que dans l’eau froide, qui n’en prendque de son poids à i 5 °. L’alcool est sans action sur lui.Les acides puissans décomposent le picrate de potasse; cepen-dant l’acide picrique en dissolution dans l’alcool, versé dansl’azotate de potasse, y détermine au bout de quelque temps,un précipité cristallin formé de picrate de cette base. L’acidepicrique est même un très bon réactif pour découvrir la po-tasse dans des liqueurs alcooliques.
III e GROUPE.
Acides azotés , gras.
2160. Trois seulement sont bien connus, l’acide cholesté-rique, l’acide ambréique et l’acide cholique.
ARTICLE I.
Acide cholestérique.
2161. Lorsqu’on traite par l’acide azotique la matière gi’assedes calculs biliaires de l’homme que M. Chevreul a nomméecholestérine, il se forme, suivant MM. Pelletier et Caventou ,un acide particulier qu’ils appellent cholestérique. Pour l’obte-nir, ils font chauffer la cholestérine avec son poids d acide azo-tique concentré : bientôt celle-ci se trouve attaquée et dis-soute; il se dégage en même temps beaucoup de gaz oxide d’a-zote, et la liqueur, par le refroidissement, et surtout par uneaddition d’eau, laisse déposer une matière jaune, qui est l’a-cide cholestérique impur ou imprégné d’acide azotique. Onpeut le purifier par plusieurs lavages à l’eau bouillante. Cepen-dant, après l’avoir lavé, il vaut mieux en opérer la fusion aumilieu de l’eau chaude, y ajouter une petite quantité de car-bonate de plomb, faire bouillir le tout pendant quelques heu-res en décantant et renouvelant l’eau de temps en temps, met-tre ensuite la masse restante et desséchée en contact avec del’alcool, et faire évaporer la dissolution alcoolique : le résiduque l’on obtient est l’acide cholestérique le plus pur possible.L’azote qu’il contient lui est fourni par l’acide azotique.
Cet acide est jaune-orangé lorsqu’il est en masse, et en ai-guilles blanches dont il est difficile de déterminer la forme,lorsqu’on le dissout dans l’alcool et qu’on abandonne la liqueurà une évaporation spontanée. Sa saveur est très faible et légè-rement styptique ; son odeur rappelle celle du beurre; sa pe-santeur spécifique est plus grande que celle de l’alcool et moin-dre que celle de l’eau.
Exposé au feu, il entre fin fusion à 58 °, et ne se décomposéqu’à une température bien supérieure à celle de l’eau bouillante,