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cii produisant de l’huile, de l’eau, de l’acide carbonique, dugaz. hydrogène carboné, mais point de trace d’ammoniaque.
il est très soluble dans l’alcool, dans les éthers sulfuriqueet acétique, dans les huiles volatiles de lavande, de romarin,de térébenthine, de bergamote, etc.; il est au contraire inso-luble dans les huiles fixes, d olive, d’amande douce, de ri-cin, etc.; il l’est également dans les acides végétaux, et l’estpresque complètement aussi dans l’eau : celle-ci en dissout ce-pendant assez pour rougir la teinture de tournesol.
Soit à froid, soit à chaud, l’acide azotique le dissout sansl’altérer; l’acide sulfurique concentré, dans un espace de tempsassez long, ne fait que le cliarbonner.
Il paraît que l’acide cholestérique est susceptible d’unionavec ia plupart des bases salifiabies : il en résulte des sels dontnous nous contenterons de dire quelques mots. Tous sontcolorés, les uns en jaune, les autres en jaune-orjangé, lesautres en rouge. Les cholestérates de potasse, de soude, d’am-moniaque, sont très solubles et déliquescens; la plupart desautres sont, au contraire, insolubles ou très peu solubles. Iln’en est aucun qui ne puisse être décomposé par tous lesacides minéraux, excepté l’acide carbonique, et parla plupartdes acides végétaux , de telle manière qu’en versant l’un de cesacides dans une dissolution de cholestérate, l’acide choles-térique se sépare à l’instant même en llocons. Les cholestéra-tes solubles donnent lieu à des précipités dans toutes les dissolu-tions métalliques dont la base a la propriété de former un selinsoluble ou peu soluble avec l’acide cholestérique; les précipitésvarient selon l’espèce de métal, et quelquefois selon son degréd’oxigénation. En général, les couleurs sont plus brillanteslorsque les précipités sont encore humides : par exemple, lecholestérate de baryte est d’un rouge vif au moment de saprécipitation; il en est de même de celui d’alumine : tous deux,par la dessiccation , deviennent ternes et sombres.
Il n’existe point de cholestérate d’or : à peine a-t-on versédu cholestérate de potasse dans une dissolution de chlorured'or, que ce métal apparaît à l’état métallique.
D’après l’analyse qu’en a faite M. Pelletier ( Ann . de Chim.et de Pl/js., t. li, p. 187), l’acide cholestérique est composéde 54,99 car hone, 4,89 d’azote, 6,96 d’hydrogène, 38,20d’oxigène; ce qui, d’après sa capacité de saturation, donnepour formule atomique du nombre proportionnel G 26 AzH 20 O 6 .
Dans les cholestérates neutres, l’oxigèue de la base est àcelui de l’acide comme 1 est à 6, et à la quantité d’acide mêmecomme 1 à 18,070. ( Voyez pour plus de détails, le Journ. deP/iarm., t. ni, p. 292.)